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Politique de la ville et mixité

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Étude

Les bilans de la Politique de la Ville sont peu concluants : est-ce la preuve de son incapacité ou la marque de ses limites ? Ne doit-on pas s’interroger sur ce que peut cacher une focalisation trop exclusive sur l’enjeu de mixité ?
Ne faudrait-il pas reconnaître qu’il est impossible d’intégrer tout le monde dans une vaste classe moyenne et qu’il faudrait savoir durablement composer avec les différences sociales et les inégalités, et donner un droit d’existence aux quartiers populaires ? C'est à cet ensemble de questions que cette synthèse apporte des éléments d'éclairage s'appuyant sur les réflexions d'acteurs de la politique de la ville (réflexions liées à la synthèse). Elle a été élaborée dans le cadre de la démarche Grand Lyon vision solidaire.

La volonté de mixité renvoie à l’image d’une ville régulatrice des liens sociaux, où les échanges s’envisagent dans la reconnaissance de chacun et la volonté de tous de «faire société». C’est l’idée de la ville comme un lieu de civilité, où les citadins partagent une identité, un territoire et un destin communs et dans laquelle, les citoyens qu’ils sont, peuvent prendre part aux décisions qui concernent la vie de la cité. C’est l’image de la ville latine qui prédomine dans les raisonnements, et le souci de cohésion sociale qui guide les décisions politiques à l’exemple de la loi de Solidarité et Renouvellement Urbain -SRU- de 2000 qui impose notamment aux communes de disposer d’au moins 20 % de logements sociaux ou, plus tard, des opérations de renouvellement urbain entreprises dans les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville.
C’est aussi cette volonté de mixité qui donne du sens aux différentes politiques communautaires.

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