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Le Rhône au cœur d’un réseau de parcs urbains

Étude

Quiconque traverse la métropole lyonnaise est frappé par la manière dont le Rhône, la Saône, et la vallée du Gier marquent ce territoire : du paysage, à l’urbanisation et en passant par l’expansion économique, l’essentiel de ce qui fonde l’identité de la métropole s’inscrit dans ce rapport à l’eau et aux vallées. Le fleuve incarne ainsi, mieux que tout autre emblème, l’urbanité de la métropole lyonnaise dans toutes ses dimensions, forme urbaine, fonctions sociales, culturelles, économiques, et rapport à la nature, ainsi que notre engagement en faveur du développement durable.
Depuis la fin des années 80, les retrouvailles avec les fleuves sont en marche. Dans leur sillage, elles nous invitent à relire la carte métropolitaine. A l’intérieur du Grand Lyon, plusieurs territoires fluviaux existent, bien différents, qui appellent une vision à long terme et des projets mobilisateurs, pour que l’agglomération lyonnaise développe ses charmes et devienne une métropole fluviale rayonnante

À l’aune des années 90, le développement urbain commence à s’imprégner de préoccupations environnementales. Cette nouvelle donne se traduit par le mouvement de reconquête des fleuves, et de manière générale par une nouvelle relation ville / nature.Pour répondre au besoin d’espaces de nature en milieu urbain, plusieurs projets de parcs ont ainsi été imaginés  et pour certains, le Rhône en est l’épine dorsale. Ces espaces verts - pour certains en remplacement d’étendues laissées à l’abandon, pour d’autres en remplacement de friches industrielles ou de gigantesques parkings - répondent à l’ambition de renouer le lien entre le fleuve et les territoires adjacents tout en proposant une continuité territoriale.Ainsi en rive gauche, un chapelet de nouveaux espaces reliés par des voies piétonnes ou cyclables, permet de parler d’un réseau de parcs urbains s’appuyant sur la linéarité du fleuve. De Miribel Jonage à Givors, le fleuve guide l’agencement de la « trame verte métropolitaine », véritable toile d’espaces naturels et agricoles structurée par ses cours d’eau. Le traitement paysager et esthétique différencié selon les projets dote l’agglomération de nouveaux espaces publics qui procurent un cadre de vie jusqu’alors inédit. Ces projets partagent une même ambition, celle de conjuguer une pluralité d’usages et de constituer des lieux où le vivre ensemble entre les groupes sociaux et ethniques, entre générations, peut s’exprimer. Ils traduisent la volonté actuelle d’offrir aux citadins des espaces variés où des formes multiples d’appropriation peuvent s’exprimer : valeur sociale (détente et loisir), valeur sportive (activités), valeur environnementale (protection), pédagogique (visite et accueil de groupe), valeur paysagère, s’agencent pour répondre à un enjeu essentiel : doter l’espace urbain, en son cœur, d’espaces de nature accessibles.
La piste cyclable de Miribel à Gerland représente l’une des séquences de la future voie verte Léman-Méditerranée. Elle intègre ainsi la diversité et la singularité du réseau de parcs urbains de l’agglomération lyonnaise au cœur du grand patrimoine rhodanien.