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Eau, usine-barrage, canaux, au service de la fée électricité

Étude

Date : 01/10/2007

Quiconque traverse la métropole lyonnaise est frappé par la manière dont le Rhône, la Saône, et la vallée du Gier marquent ce territoire : du paysage, à l’urbanisation et en passant par l’expansion économique, l’essentiel de ce qui fonde l’identité de la métropole s’inscrit dans ce rapport à l’eau et aux vallées. Le fleuve incarne ainsi, mieux que tout autre emblème, l’urbanité de la métropole lyonnaise dans toutes ses dimensions, forme urbaine, fonctions sociales, culturelles, économiques, et rapport à la nature, ainsi que notre engagement en faveur du développement durable. Depuis la fin des années 80, les retrouvailles avec les fleuves sont en marche. Dans leur sillage, elles nous invitent à relire la carte métropolitaine. A l’intérieur du Grand Lyon, plusieurs territoires fluviaux existent, bien différents, qui appellent une vision à long terme et des projets mobilisateurs, pour que l’agglomération lyonnaise développe ses charmes et devienne une métropole fluviale rayonnante.
Dès la fin du 19e siècle, l’hydroélectricité apparaît comme une énergie propre.  La force motrice de l’eau est mise à profit de la production d’électricité dans les années 1880-1890 pour accompagner la modernisation des villes (éclairage public, transports publics) et le développement de l’industrie.Au 19e siècle, Lyon en plein essor industriel, et éloigné d’un bassin charbonnier, est dans la nécessité de se procurer une énergie abondante et bon marché. L’hydroélectricité comporte de nombreux avantages par rapport au charbon précédemment utilisé : coût attractif, facilité d’utilisation, puissance de production, énergie « propre ».Dès lors, en deux périodes distinctes, l’agglomération se dotera d’aménagements emblématiques de l’épopée de l’hydroélectricité : les canaux de Miribel et Jonage, l’usine de Cusset (1890) et l’usine hydroélectrique de Pierre-Bénite (1966).
La fée électricité a permis l’essor métropolitain. Deux sites situés l’un à l’amont, l’autre à l’aval de l’agglomération constituent désormais des paysages fluviaux dotés de fonctions métropolitaines, engagés aujourd’hui dans des processus de reconnaissance et de valorisation patrimoniale.