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Robotique et mobilité : La perspective d’une cité des transports automatisés est-elle crédible ?

Illustration représentant une voiture autonome dont les capteurs détectent un piéton traversant la route.

Étude

Dans les transports collectifs, les métros et véhicules automatiques légers (VAL) sont une réalité ancienne. En France, le VAL de Lille inauguré en 1983, métro automatique sur pneus fait figure de référence historique. Chaque année de nouvelles lignes apparaissent dans le monde.

Les réalisations sont bien plus rares du côté des véhicules individuels routiers, robotisés et sans conducteur (deux systèmes sont en exploitation dans le monde, à l’aéroport de Schiphol à Amsterdam depuis 1997 et à Masdar depuis décembre 2010). De multiples projets de véhicules autonomes de petite capacité sont néanmoins engagés, des démonstrations sont réalisées et les médias annoncent régulièrement que ces véhicules robotisés préfigurent nos voitures de demain.
Date : 01/03/2011

Pour savoir si le véhicule individuel automatique a de l’avenir, il faut examiner les aspects de faisabilité technique, les investissements à consentir, les freins réglementaires, mais aussi l’utilité au regard des usages, l’acceptabilité, des dimensions psychologiques, et enfin prendre en compte les multiples solutions de mobilité qui sont en concurrence. De tout cela, il ressort que les véhicules robotisés auront forcément une place plus importante dans nos villes d’ici à 2050, mais qu’elle devrait rester marginale. Remplacer la voiture avec conducteur par un véhicule robot véritablement autonome relève de la chimère. Les solutions consistant à agréger des automatismes et des systèmes d’assistance, en rendant les véhicules plus intelligents, plus communicants, mais aussi plus sûrs, sobres, etc. semblent avoir bien plus d’avenir, comme en témoigne déjà l’orientation du marché automobile.

 

Sommaire :

 

I. Métros, tramways… le transport collectif pionnier de l’automatisation

II. Les projets de véhicules robotisés individuels (« voitures robots », « voitures automates »…) sont périodiquement relancés

III. La faisabilité technique n’est pas tout

IV. Intelligence embarquée et automatisation plutôt que « voiture robot » ? La robotique face aux multiples solutions pour les déplacements de demain