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Santé : quel accès aux soins et à la santé pour les habitants du Grand Lyon ?

Étude

Date : 20/07/2007

Comment mesurer la santé ?

Il n’existe pas d’indicateur d’état de santé global de la population, surtout si l’on prend la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé : « état de complet bien-être physique, mental et social, ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Il convient alors d’approcher cette notion par l’intermédiaire d’autres indicateurs, forcément plus partiels :

• L’indicateur le plus classique est l’espérance de vie. Suivre l’évolution de la mortalité avant 65 ans est également pertinent, car des politiques de prévention ou l’amélioration de la prise en
charge de maladies peuvent diminuer certaines causes de mortalité avant 65 ans (tabac, alcool, accidents, suicides…). Les causes de décès les plus importantes en France sont les mêmes dans l’agglomération (cancers et maladies cardiovasculaires), mais le taux de mortalité est-il identique dans le Grand Lyon ?

• Grâce à la Protection Maternelle et Infantile du Conseil Général, qui réalise des bilans de santé à l’école maternelle, on dispose d’informations sur l’état de santé des enfants. L’indicateur choisi est la santé bucco-dentaire, car des études montrent que c’est un bon indicateur de l’état de santé et du suivi médical dont bénéfi cient les enfants.

• L’état de santé de la population dépend aussi de l’accès à l’offre de soins, notamment de proximité, même si l’accès aux soins ne se limite pas à une accessibilité géographique, les conditions financières ou les habitudes culturelles comptant également pour beaucoup. Sans minorer l’influence des équipements hospitaliers sur l’accès de proximité aux soins, on s’intéresse à la densité de médecins libéraux, et plus particulièrement des médecins spécialistes.

Le document donne les résultats cartographiques par commune à partir des indicateurs ci-dessus.

Ce qu’il faut retenir

Une agglomération en bonne santé ...
• Une espérance de vie supérieure à la moyenne française et qui progresse ; une mortalité prématurée qui diminue.
• Un nombre relativement faible d’enfants souffrant de caries non traitées à l’école maternelle (2,8 %).
• Une bonne présence de médecins spécialistes dans l’agglomération lyonnaise (1,79 pour 1 000 habitants).

... mais des disparités qui persistent
• Une espérance de vie différente selon les secteurs de l’agglomération, et entre les hommes et les femmes, même si la différence tend à se réduire.
• Des inégalités constatées dès le plus jeune âge (la part des enfants cariés et non traités dépasse 5 % et même 10 % dans certaines communes).
• Une concentration importante des médecins spécialistes dans le coeur de l’agglomération lyonnaise, et un nombre de spécialistes pratiquant des honoraires libres assez important (60 %).