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La place de CPE-Lyon dans l'enseignement supérieur lyonnais

Interview de Gérard Pignault

Directeur de CPE-Lyon

<< Un des enjeux du campus de la DOUA est le développement des "clean-tech" >>.

Réalisée par :

Date : 30/03/2008

Pouvez-vous brièvement décrire l’histoire de l’école CPE-Lyon et replacer l’école dans le contexte actuel de l’enseignement supérieur lyonnais.

CPE-Lyon est née en 1994 de la fusion de deux écoles lyonnaises : l’Ecole Supérieure de Chimie Industrielle de Lyon (ESCIL) et l’Institut de Chimie et de Physique Industrielle (ICPI) qui dépendait de l’Université Catholique de Lyon. L’ESCIL était une école de chimie et l’ICPI comprenait une filière chimie et une filière électronique. Les deux écoles ont fusionné sous l’égide des collectivités territoriales et de leurs tutelles car il n’y avait pas la place pour deux écoles de chimie à Lyon. Cela créait une compétition interne inutile. De plus, la fusion de ces deux écoles, en conservant la filière électronique, a permis la naissance d’un ensemble plus gros et plus visible.

CPE Lyon a gardé le statut privé associatif après la fusion. Les trois fondateurs principaux de CPE sont la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon, la Fondation Scientifique de Lyon et du Sud-Est et l’Université Catholique de Lyon.
Un certain nombre de collectivités locales notamment la Région Rhône Alpes, le Conseil Général du Rhône (qui a financé une bonne part du nouveau bâtiment), et le Grand Lyon sont également parties prenantes du projet.
Aujourd’hui CPE est une école d’ingénieurs « classique » avec un recrutement majoritaire à Bac+2 et sortie à Bac+5. Elle forme 300 élèves par an, 150 en chimie et 150 en électronique. CPE est donc une école de grande taille puisque la moyenne des écoles françaises a des promotions de 140 élèves environ.
CPE Lyon est un modèle hybride : c’est en effet une structure privée associative mais conventionnée avec un certain nombre de structures publiques. Ceci permet de rassembler sur le site de CPE Lyon des actions de formation mais également beaucoup de recherche. Une des caractéristiques fortes de CPE Lyon est de donner une grande place à la recherche aussi bien dans la formation des ingénieurs que dans leur carrière. Ainsi, nous avons des conventions avec l’Université Claude Bernard-Lyon 1 et le CNRS ; nous avons également des liens avec l’INSA de Lyon. En ce qui concerne la formation Sciences Humaines Economiques et Sociales, nous avons une convention avec l’Université Catholique de Lyon. Les programmes sont réalisés en collaboration avec cette université. Cette formation représente environ 20% de la formation totale. Sur ces 20%, la moitié concerne des enseignements en langue, et l’autre moitié des enseignements SHS orientés vers l’entreprise : gestion, connaissance de l’entreprise, droit, intelligence économique, etc.

Comment définiriez-vous aujourd’hui CPE-Lyon ?

S’il fallait décrire l’école en trois mots clés, je dirais : entreprise, recherche et international.
Pour chacun de ces trois domaines, je peux donner quelques exemples.
Tout d’abord, CPE Lyon est une entreprise. Nous sommes une association loi 1901 et nous fonctionnons comme une entreprise.
Ensuite, nous avons développé une pratique de stages très longs en entreprise. Cela se nomme l’année de césure. Cela se fait avant la dernière année d’école – c’est-à-dire entre l’année 4 et l’année 5 -. 90% des étudiants engagés ici pratiquent cette année de césure. Seuls ceux qui se destinent d’emblée à une carrière dans la recherche académique préfèrent terminer plus rapidement leurs études à CPE Lyon pour poursuivre en doctorat, et choisissent de ne pas effectuer ce long stage en entreprise.
Par ailleurs, il y a aussi l’existence d’un projet de création d’entreprise obligatoire dès la première année d’école. Ceci a pour conséquence d’inculquer aux élèves dès la première année d’école une fibre entrepreneuriale.
Un symbole fort est que nous avons été choisi comme école cible par le deuxième groupe mondial de chimie. CPE Lyon est la seule école cible de DOW Chemichal en France. Nous avons mis en place des partenariats et des actions de mécénat. A ce jour, nous avons mis en place des actions dirigées vers la sécurité et nous allons les élargir vers le développement durable qui est un concept plus large.

Sur la partie « international », nous avons ici un apprentissage des langues qui a été salué par la Commission des Titres d’Ingénieurs (CTI). Nous avons deux langues obligatoires avec l’obligation de certification du niveau en anglais à partir de tests de l’Université de Cambridge. Ces tests sont plus exigeants et plus difficiles que ceux pratiqués dans la majorité des écoles, notamment le TOEIC.
Nous offrons enfin de nombreuses possibilités aux étudiants pour qu’ils fassent leurs stages ou une partie de leurs études à l’international. En effet, les ¾ des stages en entreprises se font à l’étranger et, ¼ des élèves font leur dernière année d’étude à l’étranger. A ce propos, nous avons été classés en 2007 par le magazine L’Usine Nouvelle, l’école la plus internationale de France.

La troisième caractéristique est celle qui touche la recherche. Grâce aux conventions avec l’Université Claude Bernard Lyon 1, le CNRS, l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne et des laboratoires de l’INSA, l’école est en contact avec un potentiel de recherche très important. Cela permet d’assurer une très bonne qualité d’enseignement et de fournir à nos élèves des opportunités de poursuites d’études via des doctorats. Il s’agit vraiment d’un partenariat gagnant-gagnant. Pour nous, ce contact avec les laboratoires nous permet de maintenir une très haute qualité d’enseignement. Quant aux laboratoires, ils bénéficient de nos infrastructures et notamment de nos locaux et de la proximité avec des étudiants qui peuvent s’ouvrir à la recherche et poursuivre leurs études.

Pour finir, je dirais juste une chose. Notre Conseil d’Administration est composé à 90% de personnes extérieures venant de l’entreprise et de collectivités territoriales. Son président est Jean Dercourt, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences. On retrouve ainsi dans la composition du conseil d’administration à la fois cet ancrage local très fort de CPE Lyon qui a présidé à sa naissance, un environnement entrepreneurial et une composante académique via l’Académie des Sciences.

Pouvez-vous donner quelques exemples de recherches entreprises ?

Nous avons une forte recherche en chimie et une recherche en électronique plus ciblée. Nous avons des partenariats avec DOW-Chemical, avec BP, avec Arkema, avec Rhodia, ST Microelectronics, le CEA de Grenoble. La chimie a une particularité : c’est souvent dans les laboratoires qui ont une recherche académique de très haut niveau que l’on trouve le plus grand nombre de contrats industriels.
Une des équipes de CPE Lyon a montré qu’on pouvait, dans le domaine de la synthèse de l’ammoniac, couper la molécule d’azote à partir de nouveaux catalyseurs. Ce qui pourrait révolutionner une des plus grandes industries de la chimie. Ces laboratoires sont en train de travailler sur un procédé qui permettrait d’éliminer les métaux lourds dans l’eau et ce notamment à des teneurs très basses. Les procédés de dépollution actuels sont efficaces quand la pollution est forte. En revanche, à des teneurs plus faibles, les procédés de dépollution atteignent leur limite. Ces recherches permettraient à terme de résoudre ce genre de problèmes.

Dans le domaine de l’électronique, nous travaillons davantage sur les applications de l’électronique. Par exemple, un des laboratoires travaille sur des endoscopes jetables. Aujourd’hui, le nettoyage du matériel médical pose de nombreux problèmes. Il convient donc de chercher des solutions pour concevoir des endoscopes jetables. Or qui dit jetable, dit peu cher… Il faut donc améliorer le système électronique pour le rendre moins coûteux et moins toxique pour l’environnement. CPE Lyon travaille en partenariat avec une entreprise basée à Lyon sur l’interface électronique et l’analyse d’images. Le système d’analyses d’images est conçu de telle sorte que les images sont instantanément analysées. Ainsi si le médecin voit quelque chose, il peut établir son diagnostic.
Nous avons une vision commune à CPE Lyon: la recherche entreprise doit avoir à terme une utilité et il n’y a aucune opposition entre travail académique et un partenariat avec les industriels. L’industrie a besoin, comme l’académie, de perspectives à long terme.

N’est-ce pas aussi parce que vous travaillez sur des domaines – la chimie et l’électronique - qui permettent cette double vision ?

Je ne crois pas. Aux Etats-Unis, il y a beaucoup moins d’oppositions entre la recherche à long terme et la recherche à court terme. Pour les Américains, toute recherche doit être contractualisée. Les chercheurs doivent donner des « livrables » mais ces livrables peuvent être des avancées très conceptuelles. Il est vrai que la chimie est, par tradition, très proche de son industrie ; et ceci est d’autant plus vrai à Lyon.

En matière de SHS avez-vous développé une politique de formation particulière ?

Hormis les langues, la politique de formation en SHS vise à former des ingénieurs éveillés à la fois aux disciplines de management de l’entreprise – comptabilité, droit social, gestion, marketing, etc. – et aux valeurs humanistes. C’est un enseignement très optionnel, c’est-à-dire adaptable aux personnalités de chacun. L’objectif est que les étudiants puissent trouver dans ces modules des éléments qui puissent les faire grandir en tant qu’être humain. L’ingénieur est à la croisée entre le monde de l’entreprise et le monde de l’humain. Aussi nous essayons de développer les valeurs humanistes chez nos ingénieurs en les appliquant dans notre école. Le cursus de SHS commence dès la première année d’école. Il aborde dans les premiers temps davantage des réflexions personnelles puis il se tourne vers l’international. Au fur et à mesure que les élèves effectuent des stages et que l’entreprise devient une réalité, les enseignements se professionnalisent : management, gestion, propriété intellectuelle, etc.
Il y a par ailleurs le projet de création d’entreprise où les élèves travaillent en groupe, sans énoncé, où ils doivent s’organiser entre eux, être solidaires et concurrentiels.
Cette formation en SHS est très fortement marquée par les racines humanistes de l’école.

Les enseignants de SHS sont des enseignants issus de l’Université Catholique ?

Ce n’est pas systématique. Nous avons un certain nombre d’intervenants extérieurs, de l’entreprise ; nous avons également des intervenants de l’EM-Lyon. Les enseignements sont gérés par l’Université Catholique mais il n’y a aucune obligation à y appartenir.

CPE Lyon appartient au PRES depuis le début, quels en sont aujourd’hui les enjeux ?

Lyon dans le domaine académique est très puissant et avait aussi un caractère de « belle endormie ». Par exemple, dans le domaine académique en sciences, dans la région Rhône-Alpes, on parlait beaucoup de Grenoble et peu de Lyon.
Il y avait aussi une espèce d’éparpillement du système d’enseignement supérieur lyonnais. Pourtant, il y a deux fois et demi plus d’étudiants à Lyon qu’à Grenoble.
Il y avait besoin de donner une image et une impulsion beaucoup plus forte de l’enseignement supérieur de Lyon. Par ailleurs, il y avait aussi un très fort besoin de coordonner les stratégies des établissements.
Le PRES apporte la possibilité de travailler davantage ensemble et d’être davantage visible en s’appuyant sur les points forts de l’agglomération c’est-à-dire : les sciences du vivant, la chimie, l’ingénierie, la médecine, les sciences humaines économiques et sociales. Ceci permet de donner à Lyon une image de marque de ville scientifique.
Aussi CPE-Lyon, à travers l’Institut Polytechnique de Lyon (IPL), est donc rentré dans le PRES.
Aujourd’hui, le PRES est encore « une maison en construction »… C’est un bel ensemble, mais nous devons encore avancer et c’est parfois complexe. Il y a des cultures complètement différentes par exemple entre une école d’ingénieurs privée et une grande université publique…
C’est un projet qui est fortement soutenu par les collectivités locales telles le Grand Lyon et la Région Rhône-Alpes.

L’intérêt est donc de se regrouper pour être plus fort ? plus visible ?

C’est même aller au-delà. Il ne s’agit pas seulement de se regrouper mais plutôt de se coordonner. Il s’agit de faire des choses ensemble. Il ne s’agit pas de faire à la place des établissements. Chacun des établissements va garder son identité.  Il s’agit surtout de créer une image de marque à l’international.
Grenoble a créé son image de marque sur les nanotechnologies et cela rejaillit sur l’ensemble de l’université grenobloise. Toulouse a créé son image de marque sur l’aéronautique, les matériaux, l’engineering.
Lyon va développer son image de marque entre autres sur la chimie et notamment sur la chimie industrielle. Par exemple, un des enjeux du campus de la DOUA est le développement des « clean-tech » qui sont des nouvelles technologies qui font appel à la chimie, aux procédés, à l’informatique, à la physique des matériaux, à l’ingénierie, ainsi qu’à des compétences transverses capables d’assembler tout ça.
L’enjeu pour le système d’enseignement supérieur lyonnais est d’atteindre le Top 10 des sites universitaires et dans cet ensemble, les écoles d’ingénieurs ont leur mot à dire. Il n’y avait pas jusqu’alors une forte tradition de travail collaboratif entre les écoles d’ingénieurs lyonnaises mais le PRES permet de développer davantage de synergies entre écoles.

Quel est l’intérêt pour CPE Lyon d’être à la fois membre de l’IPL et membre du PRES ?

L’IPL est surtout une structure d’aide à la gestion de projets. Les quatre membres de l’IPL sont des structures de statut privé. Aussi, le fait de pouvoir travailler ensemble sur des projets est plus efficace économiquement. Mais ce n’est pas ce que nous attendons du PRES. Par exemple, nous mutualisons des expertises administratives et cela est plus économique pour nous. Par ailleurs, cela permet de partager des projets entres écoles. L’IPL fonctionne en mode projet, n’a pas d’enjeu en terme de visibilité externe.

CPE Lyon fait-elle partie de pôles de compétitivité ?

Nous faisons partie d’Axelera (chimie environnement). Il s’agit du pôle de compétitivité avec lequel nous sommes le plus proches. On est également en lien avec Imaginove car nous avons dans notre département électronique une composante « image », incluant les enjeux du jeu vidéo. On a également des liens avec Lyon Urban Truck and Bus via un projet sur l’électronique embarquée. Nous avons également des liens avec Biopôle parce qu’aujourd’hui certains enjeux de la chimie et de l’électronique sont les sciences du vivant.

Avez-vous du réorienter vos axes de recherche pour qu’ils s’accordent avec les contraintes de la chimie verte ou était-ce une tradition de l’école que d’effectuer de la recherche dans cette voie ?

Les axes se sont orientés spontanément, et sous les sollicitations externes. Les chercheurs sentent les besoins des industriels et peuvent aussi évaluer les demandes des institutions publiques. Il est évident que tout ce qui est catalyse ou procédé est fortement impacté par les contraintes environnementales. Mais il s’agit là d’une orientation nationale qui n’est pas spécifique à CPE Lyon, même si la tradition d’une recherche sur la catalyse est ancienne. La catalyse et les procédés ont toujours été des fers de lance de la recherche en chimie à Lyon. Une des spécificités lyonnaises est aussi la largeur de son potentiel : chimie organique, inorganique, analyse, chimie théorique.
Mais ces contraintes de développement durable n’existent pas que dans la chimie. Dans l’électronique, on observe les mêmes phénomènes : on questionne la consommation d’énergie des appareils électroniques, on questionne leur recyclage. Les appareils électroniques sont petits mais leur nombre est tellement important qu’aujourd’hui leur recyclage constitue un véritable enjeu. Par exemple, recycler les téléphones portables est un vrai défi pour le XXIe siècle. Il faut éviter les métaux lourds, les soudures avec plomb, utiliser des matières plastiques renouvelables.

Comment voyez-vous l’avenir pour votre école ?

Nous sommes dans une phase où la fusion des 2 écoles initiales est derrière nous. Pour les 10 premières années de l’école, les enjeux étaient de réussir la fusion, notamment aux plans économique et humain, et de réussir l’insertion de CPE-Lyon dans le tissu universitaire lyonnais, français et international. Ces deux objectifs sont atteints. Les enjeux aujourd’hui sont de faire évoluer les deux filières avec probablement une croissance d’effectifs pour la partie électronique-informatique.
Au niveau de l’international, on peut dire que nous sommes très forts à l’international sortant : nos élèves sont bien formés à l’étranger. En revanche, nous sommes moins fort à l’international entrant. Les étudiants étrangers choisissent davantage une formation gratuite lorsqu’ils viennent en France. Un des enjeux sera donc de développer la mobilité entrante. Aujourd’hui, nous avons à peu près 6% d’étudiants étrangers et nous allons tenter d’augmenter ce chiffre dans les prochaines années.
Une des grandes questions sur laquelle nous travaillons aussi est le lien avec l’industrie en rapide expansion que sont les  sciences de la vie ainsi que le développement de liens entre la chimie et l’électronique.
Sur le plan institutionnel, l’enjeu est de maintenir notre positionnement original au sein du système de l’enseignement supérieur lyonnais et surtout de favoriser nos liens avec l’université. Nous avons signé une convention avec l’université mais à terme, nous aimerions être rattachés à l’Université Claude Bernard Lyon 1 ce qui permettrait de développer des partenariats gagnant-gagnant et d’améliorer les financements de l’école et notamment ceux de l’Etat. La réussite du PRES est aussi un enjeu clé.

Il semblerait pourtant que l’un des enjeux des écoles d’ingénieurs aujourd’hui est d’atteindre une taille critique en diversifiant les publics, est-ce aussi un enjeu pour CPE-Lyon ?

Les écoles d’ingénieurs ont la taille idéale pour avoir un bon niveau de management. En terme de formation, elles n’ont pas besoin d’être plus grandes. Pour la visibilité internationale, c’est un des objectifs des PRES. Quant à la diversification des publics, il faut être très prudent. Quand vous regardez sur une classe d’âge à même niveau d’étude, à bac +5, il n’y a pas plus de diversité sociale à l’université qu’en école d’ingénieurs. C’est le système français dans son ensemble qui a un problème avec la diversité sociale. Pas seulement les écoles.
Par ailleurs, si l’ on regarde le taux de croissance des promotions, c’est dans les écoles d’ingénieurs qu’il a été le plus élevé ces dernières années. Certes, cela reste des formations d’élite donc les « bataillons » ne sont pas très élevés, mais la croissance est très importante.
De plus, 50% des ingénieurs ne sont pas passés par les classes préparatoires et les écoles qui ont le plus formé des ingénieurs sont les écoles universitaires qui recrutent à partir de diplômes de l’université. En d’autres termes, les écoles d’ingénieurs ont fortement diversifié leur mode de fonctionnement, leur mode de recrutement et en conséquence leur public.
Il faut certes faire mieux car le système d’enseignement supérieur français est trop peu ouvert socialement, que ce soit à l’université ou en école.
Depuis 3 ans, CPE-Lyon met en place un programme de bourses spécifiques de l’école. Nous sommes partis de zéro et cette année, nous avons distribué 48 bourses. Ce sont des bourses aidées par les entreprises, par les anciens élèves, par le Rotary Club de Lyon. Il y a deux types de bourses : des bourses données au mérite et des bourses données sur critères de ressources.
Nous recrutons nos élèves par voie classique : à la sortie des classes préparatoires mais également en IUT ou à l’université.
Nous avons aussi une filière en apprentissage avec 48 élèves – notre ambition étant de pouvoir monter à 64 élèves.