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Apprendre à écrire à l’école primaire. Modélisation et significations des démarches scolaires d’enseignement de l’écriture de Jules Ferry jusqu’à nos jours

Étude

Thèse soutenue le 4 novembre 2002 en Sciences de l’Education.

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Date : 01/01/2002

L’ambition est d’inventorier, de modéliser et d’interroger les définitions de l’enseignement/apprentissage de l’écriture à l’école primaire depuis Jules Ferry.

L’étude des textes officiels montre que l’apprentissage de l’écriture, placé au premier rang des exigences scolaires, a donné lieu à des définitions très diverses depuis les années 1880. Il s’agit, à travers l’exposé des finalités et des modalités de cet apprentissage, de distinguer ces définitions et d’identifier les paradigmes qui leur donnent sens.

A partir de là, des modèles sont construits, qui apparaissent non pas seulement comme les énoncés des procédures d’enseignement, mais comme des discours. Ces discours sont objets d’investigation. Ils sont interrogeables. Six modèles sont saisis, au croisement des dimensions praxéologique, axiologique et épistémique.

De ces discours il s’agit de dévoiler les présupposés et les enjeux, afin de trouver réponse à la question : apprendre à écrire, c’est apprendre quoi ? L’hypothèse est que chaque modèle est porteur : a) d’une signification assignée à l’activité scripturale ; b) d’une représentation du statut de l’individu ; c) d’une représentation du lien social.

La démarche est interprétative. Elle conduit à voir que dans l’enseignement de l’écriture se joue, outre l’acquisition des normes de l’écrire, l’instauration de l’individu dans le social. Elle est aussi critique. A rebours de la tradition scolaire de neutralisation de l’identité de l’élève, que reconduisent et confirment aujourd’hui les procédures élaborées par la didactique, on s’interroge sur l’occasion de construction identitaire de l’enfant que représente l’apprentissage de l’écriture.