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Quelques aspects de la santé mentale concernant l’habitat dans l’accompagnement des personnes précaires

Photographie de l'extérieur d'un hôpital

Texte d'auteur

« L’homme habite, et ainsi il prend place parmi les humains. Pour cela, il lui faut un lieu où inscrire son corps, sa subjectivité, son histoire, sa citoyenneté. Habiter, c’est mettre de soi en un lieu, ce qui est fort différent d’être logé.  S’il ne peut habiter, l’homme ne peut prendre place et cela s’appelle  aujourd’hui l’exclusion. L’aider à habiter, cela  s’appelle lutter contre l’exclusion.

Habiter suppose des modalités d’investissement psychique qu’il faut un peu connaitre : que signifie pour un enfant construire ou dessiner une cabane ? Qu’est-ce qu’habiter pour une personne schizophrène, pour une personne S.D.F ? La dimension clinique s’impose ici pour contribuer au sens et à l’action. Elle s’inscrit d’autant plus dans l’intersubjectivité langagière que  l’homme habite le langage, c’est là son monde ».
Date : 30/01/2009

Sommaire : 

 

■ Pour approcher la clinique, j’évoquerai d’abord mon expérience en hospitalisation à domicile

■ Pathologie mentale et personnes ayant l’habitude de la grande précarité

■ Le syndrome d'auto exclusion

■ Quelques principes pour conclure