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Approche sociologique du parc de Miribel-Jonage

Texte

Date : 01/05/2005

Ce travail d’étude et d’observation d’un site emblématique de l’agglomération lyonnaise a été mené dans la perspective de la troisième journée de prospective relative aux “ villes pluriculturelles ” qui devait se dérouler en décembre 2004 et qui a finalement été repoussée. Ce travail avait pour visée de mieux connaître les lieux de la ville où se déploient des formes de visibilités ethniques, de partage de l’espace suivant les classes sociales ou les différences ethniques, mais aussi des lieux de rencontres de ces mêmes populations aux origines différentes. Il s’agissait donc, à travers un espace spécifique de l’agglomération de penser tant les phénomènes d’agrégation, de mixité que de ségrégation éventuelle. L’étude présentée ici avait bien une visée exploratoire, limitée dans le temps, ce qui a contraint tant les observations menées que les analyses proposées.S’intéresser aux lieux où peuvent se déployer des formes de co-présence dans la ville, où les rencontres et les évitements de populations différentes dans un même espace urbain permet de mieux rendre compte des fluidifications du social. Des lieux existent dans la ville où peuvent peut-être se côtoyer, sans se toucher ni se parler mais se voir avant même que de se reconnaître des populations qui sans la pertinence de ces lieux ne sauraient pas toujours qu’elles existent les unes aux autres.L’intérêt d’observer ce type de lieu, ici, réside dans son particularisme, lieu de la haute fréquentation touristique, parc de loisir péri-urbain, en quoi constitue-t-il ou pas d’ailleurs un lieu de la mixité, confrontation, séparation, mise à distance, de populations diversifiées ? Qui fréquente le parc Miribel-Jonage, pour quoi faire ? Comment cette mixité de populations est-elle organisée, à quels échanges donne-t-elle lieu ? Tels étaient les questionnements.