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La robotique de service au bénéfice de l'usage

Interview de Alain BEJEAN

Directeur Général Délégué

<< Le ressort de la compétitivité n’est pas dans la technologie proprement dite mais dans l’assemblage de techniques connues pour produire de nouveaux usages >>.

Réalisée par :

Date : 21/03/2011

Interview réalisée le 21 mars 2011 par Boris Chabanel et François MayssalLe Groupe Somfy est spécialisé dans l’automatisation des ouvertures et des fermetures de la maison et du bâtiment. Implanté dans 52 pays et réalisant un chiffre d’affaires de 760 M€ (2009), Somfy porte naturellement une grande attention aux innovations qui peuvent rendre l’habitat plus confortable et plus sûr. Au sein du Groupe Somfy, Alain Béjean dirige Somfy Initiative dont  la mission est d'investir durablement dans des petites entreprises innovantes agissant dans des secteurs d'avenir.
Excellent connaisseur du monde des start-up et des nouvelles technologies, il nous fait partager ici le regard qu’il porte sur la robotique de service, en insistant particulièrement sur la primauté de l’approche par les usages, par rapport à des démarches trop orientées vers l’innovation technologique. Une formule peut résumer cette approche : « La robotique de service, c’est l’utilisation de technologies avancées au bénéfice de l’usage ».
Spontanément, la notion de robotique renvoie d’abord au domaine industriel où elle a connu des applications de plus en plus poussées depuis la révolution industrielle. Aujourd’hui, on observe une sorte d’effervescence autour de l’idée que la robotique sortirait des usines pour aller vers le grand public. Pour vous que recouvre la robotique de service ?

En fait, je n’utilise pas beaucoup le terme « robotique ». Chez Somfy, nous parlons plutôt d’automatismes, mais ce ne sont pas des domaines si éloignés. Si on retient comme définition d’un robot celle d’une machine capable d’agir avec une certaine intelligence, nous sommes dans cet esprit.
Somfy est une entreprise qui est partie du moteur pour enlever des peines. Nous nous sommes attachés à enlever de la pénibilité en motorisant ce qui était possible dans le monde du bâtiment : le moteur est le muscle, l’équivalent du bras du robot, et nous avons ensuite apporté de l’intelligence. C’est en cela que nous sommes proches du robot.
Pour moi, la robotique de service est donc faite de systèmes automatiques qui rendent un service. Dans la sphère domestique, la finalité de ce service est d’enlever de la contrainte et du souci, dans un univers de vie chargé en pressions diverses.  L’avenir de la robotique de service est très lié à la capacité à enlever des soucis sans en apporter de nouveaux : quand on rentre chez soi, on a envie d’être tranquille, dans un esprit de cocooning ; il est donc hors de question que la robotique s’accompagne de la nécessité de lire une notice ou de programmer un système. L’enjeu est de faire gagner à l’utilisateur du temps libre.
Enfin, la robotique de service en substituant la machine à l’homme pour certaines tâches pose la question du lien social : on projette souvent la robotique de service sur les robots d’assistance aux personnes âgées dont les Japonais sont friands, mais il ne faut pas perdre de vue que ces personnes âgées ont aussi besoin d’un être humain avec qui discuter, ce qui ne pourra être fait par un robot. La prise en charge de tâches répétitives ou fastidieuses par des automatismes a pour limite la non-destruction du lien social.
Cette idée générale peut être modulée par catégorie d’âge, j’y reviendrai un peu plus tard.

On voit que vous privilégiez le terme « automatismes » par rapport à « robotique », mais on note aussi que vous n’employez pas le terme « domotique » auquel on associe souvent Somfy, que vous préférez des mots plus simples. Est-ce délibéré ? Cela serait-il difficile pour Somfy de parler de robot ?

On est là dans le domaine des choix de communication. En fait, de la robotique résidentielle, de la robotique de l’habitat, Somfy en fait tous les jours. Dans le domaine du tertiaire, nous avons des systèmes qui activent les protections solaires ou les lames de vénitiens en fonction de l’angle du soleil et des nuages. Ces systèmes d’asservissement naturel gèrent la lumière du jour, pour des raisons de confort, mais aussi pour des gains d’énergie.  Tout cela ressemble fortement à de la robotique.
Pour moi, « robot » reste un mot très « industriel », mais j’utilise peu le mot de « domotique » qui peut être associé à la notion de gadget. Pour un robot de piscine ou un robot aspirateur, le mot « robot » est approprié : il a un côté asservi, presque un peu esclave, qui suggère que le dispositif va se débrouiller tout seul pour réaliser une tâche d’exécution, avec une bonne fiabilité. Mais il y a des systèmes automatiques intelligents avec des capacités d’adaptation à l’environnement qui mettent en œuvre de la mécatronique avancée qui supporteraient mal le mot « robot ».

Prolongeons si vous le voulez bien, la question du vocabulaire : beaucoup d’auteurs caractérisent le robot par une somme de caractéristiques, dont celle de se mouvoir dans l’espace, ce qui n’est pas le cas des installations SOMFY.  Cette distinction est-elle fondée pour vous ?

Non ce serait trop restrictif de dire qu’un robot est un automatisme qui se déplace tout seul. Il n’y a pas que des applications qui nécessitent de la mobilité. Considérez les robots industriels : ils décrivent des mouvements dans l’espace, mais ils ne se déplacent pas.

Pour vous, dans le champ de la robotique domestique, faut-il donner la priorité à l’approche par la réduction des corvées, ou une approche japonaise qui vise des robots autonomes et polyvalents a-t-elle du sens ?

Il faut d’abord noter que, même au Japon, cette forme de la robotique ne constitue pas un business significatif. Le développement économique autour de l’idée de robotique de service, ce qui est sans doute un des objectifs du Grand Lyon, passe par la diffusion ; aujourd’hui, on est encore dans la démonstration technologique et pas dans la création d’emploi.
Une définition de la robotique attachée à des formes précises de robot est trop restrictive : il faut être très ouvert à la fois sur les applications, les technologies, les manières de faire.
Pour moi, la robotique de service, c’est l’utilisation de technologies avancées au bénéfice de l’usage.

Pouvez-vous préciser cette importance de l’usage ?

Les technologies sont partout dans le monde. Mais ce qui nous caractérise aujourd’hui est d’être dans une des zones géographiques du monde où l’analyse des usages est très développée, tirée par des besoins liés à notre société que j’appellerai « post-moderne ». Je m’explique : nous sommes sortis de la croissance à deux chiffres, nous nous posons des questions de « riches », d’écologie, d’environnement, de confort, de vieillissement de la population…Par rapport à des pays comme la Chine, nous sommes en retard en termes de croissance, ce qui est normal car nous sommes partis avant, mais nous sommes en avance sur les grandes tendances sociétales. La Chine connaîtra vraisemblablement dans 10 ans les questions que nous nous posons aujourd’hui. Par exemple, en matière de vieillissement de la population, c’est la Chine qui sera, avec la politique dite de l’enfant unique, un des pays les plus exposés. Et c’est donc dans ces grandes tendances sociétales, et non uniquement dans les technologies, qu’il faut aller chercher les sources d’innovation.

Pour rebondir sur cette question des usages, quels seraient selon vous ceux des domaines suivants les plus concernés par la robotique de service, prise au sens large auquel vous l’entendez : loisirs, éducation, tâches domestiques, sécurité des biens, santé, aide à la personne?

Je suis plutôt en phase avec ces axes, les loisirs étant peut être le seul où je mettrai un bémol car n’étant pas un besoin essentiel. Je vais essayer de commenter les autres.

L’éducation :
L’éducation offre sans doute des perspectives car notre système éducatif atteint des limites : effectif par enseignant élevé, relation à l’autorité différente, besoin d’apprentissage sur des modes plus ludiques. Tout ce qui peut concourir à des modes d’éducation plus en phase avec ces besoins, permettant des apprentissages personnalisés est prometteur. Il y a beaucoup d’innovations à apporter, mais une question demeure bien sûr : qui paiera ?

Les tâches domestiques :
Sur les tâches domestiques, qui sont notre cœur de métier, il y a heureusement encore beaucoup à faire : tous les jours nous explorons de nouveaux usages ! Nous nous efforçons d’être en avance : par exemple SOMFY a investi dans une start-up, Overkiz, basée à Archamps qui fait le lien entre le web et la maison, ce qui s’apparente à l’Internet des objets domestiques. Nous avons d’ailleurs mis en place un nouveau protocole de communication radio, fonctionnant en bi-directionnel, permettant de commander alarme, volet roulant, chauffage via un I-Phone. Ce protocole est d’ailleurs partagé avec d’autres équipementiers de la maison comme Velux, Hormann de sorte à avoir une plateforme de communication à l’intérieur de la maison, qu’on puisse interfacer avec un système internet.

Est-ce que, malgré le soin apporté au protocole, cette voie ne va pas à l’encontre de ce souci de simplicité que vous avez mentionné en début d’entretien : ni notice, ni manuel ?

Effectivement, un des problèmes du monde du bâtiment est qu’il n’y a pas d’intégrateur. Dans le monde automobile, les constructeurs, Renault, PSA, ont ce rôle d’intégrateurs et amènent au consommateur final un produit clés en main. Dans le monde du bâtiment, vous êtes face à des installateurs : si vous souhaitez installer un système qui fera interagir vos volets et votre chaudière, vous devrez faite appel à deux corps de métier, ce qui est plus compliqué. Nous travaillons donc entre grandes marques pour former nos installateurs de sorte qu’ils puissent travailler sur les mêmes systèmes. C’est un travail de longue haleine, à l’échelle de la dizaine d’années. Animer un réseau d’installateurs pour qu’il maîtrise des techniques nouvelles est d’ailleurs une clé de notre métier : elle suppose qu’on agisse à la fois auprès du consommateur final pour qu’il connaisse nos produits et tire la demande, et qu’on forme en même temps progressivement nos installateurs.

La sécurité des biens :
Ceci rejoint les tâches domestiques auquel j’ajouterai encore les économies d’énergie.

Permettez-nous de revenir sur la forme des robots. On voit apparaître des robots mobiles dans le domaine de la surveillance, capables d’aller vérifier un espace précis ? Qu’en pensez-vous ? Cela serait-il intégrable à des installations fixes faites de caméras et capteurs ?
Oui, mais ces robots mobiles peuvent-ils ouvrir des portes ? Au-delà du clin d’œil, il y a une vraie question : entre un robot sophistiqué capable de monter des escaliers, d’ouvrir des portes, d’aller explorer un angle, et un système fait de capteurs et de caméras, qui ne coûtent plus grand-chose, capable de ramener les éléments sur un smart-phone, quelle est la solution la moins coûteuse pour le consommateur, celle qui aura sa préférence ? Attention à ne pas tomber dans un travers français qui est de succomber à la beauté du concept. C’est au besoin  sociétal qu’il faut accrocher le produit, en le faisant de manière pragmatique sans surenchère technologique.

Y-a-t-il concurrence ou complémentarité entre les deux approches, l’une qui répartit des briques technologiques dans la maison, et l’autre qui les concentre dans un seul robot ?

Pour arbitrer un tel débat, il faut rester dans l’usage. Pour tondre une pelouse, un robot mobile cadré par quelques bornes conviendra bien. S’il s’agit de surveiller des biens ou des personnes, une série de capteurs fixes liée à un système d’information offrira sans doute la solution la moins coûteuse.

Quid de la complémentarité ? Par exemple, avec un robot-aspirateur mobile qu’on pourrait commander via la centrale de services de la maison pour qu’il effectue par exemple un nettoyage juste avant votre arrivée ?

Mais il n’y a pas ici de création de valeur économique, c’est juste 2 bytes de communication ! Au plan de l’activité économique, la valeur est dans la réalisation de l’action, pas dans la communication. Les sphères économiques s’appelle chauffage, aspiration, qualité de l’air parce qu’on va vendre des produits.

La santé :
C’est un domaine prometteur : vu le coût élevé du suivi médical, tout ce qui pourra être fait à la maison a des perspectives. Le suivi à distance du rythme cardiaque, le monitoring, la détection des signaux faibles en vue d’alerte sont possibles. Il y a des entreprises déjà bien avancées sur ce secteur comme H2AD à Saint-Etienne qui essaie de mettre en place une plateforme orientée santé (et non assistance à la dépendance, ce qui est autre chose).
Comme pour l’éducation, les solutions robotisées ou automatisées pourraient apporter des solutions face au coût élevé de certains services publics, mais le déblocage de la situation suppose des réglementations, des prises de position des pouvoirs publics.

L’aide à la personne / l’assistance à domicile :
Sans rentrer dans le détail de l’approche de Somfy, il peut être intéressant de commenter les 3 catégories d’âge que nous considérons : les actifs, les « happy seniors », les personnes âgées dépendantes.
La première d’entre elles, les actifs, consomme beaucoup d’aide à la personne faute de temps pour faire les choses par eux-mêmes. C’est le domaine privilégié des sociétés de service à la personne qui prennent en charge des tâches telles que le repassage ou la tonte de pelouse. Basiquement, pour savoir quoi automatiser, il faut considérer les principales activités des sociétés de service à la personne.

La deuxième catégorie est celle qu’on peut désigner comme « happy seniors », c'est-à-dire les retraités non dépendants. Cette catégorie dispose de moyens, voyage et n’est très souvent affectée que par de petites pathologies. Pour elle, la réduction des peines, comme celle apportée par la motorisation des volets roulants, est essentielle. Le suivi santé, que j’ai évoqué précédemment est également un enjeu pour cette catégorie. A mes yeux, c’est une cible majeure car elle réunit la solvabilité et l’espérance de vivre longtemps. Ces personnes, qui sont d’ailleurs encore souvent en couple, sont en situation de formuler des projets de vie, de penser aménagement de la maison pour y vivre confortablement plus longtemps et de dépenser de l’argent pour cela.

Enfin, il y a la troisième catégorie sur laquelle tout le monde focalise, avec excès selon moi : les personnes âgées dépendantes. Cette phase de dépendance, qui correspond à ce qu’on appelle le  « maintien à domicile » est bien cernée par les organismes sociaux, et dure en moyenne 4 ans. La personne-type de cette catégorie est une dame de 85 ans, souffrant de plusieurs pathologies ; elle gère sa fin de vie, ne veut plus rien dépenser et refuse les changements trop forts. Somfy acquiert une expérience de ce domaine au travers de la société Astelia, dans laquelle nous avons investi. Astelia commercialise notamment des bracelets communicants qui permettent un véritable échange, à la différence des alarmes à bouton poussoir qu’on porte autour du cou.
Quelles sont les problématiques cette catégorie d’âge : ne pas trop dépenser et ne pas s’afficher comme une personne trop dépendante. Quand on connait les réticences devant les alarmes personnelles classiques, il est aisé d’imaginer que l’arrivée d’un robot pour faire telle ou telle action à votre place suscitera la réaction « je n’en suis pas encore là! ».
L’autre problématique est que, pour cette catégorie, le financement sera pour partie au moins d’origine publique ce qui renvoie à la nécessité pour une entreprise de justifier une logique de profitabilité dans un domaine où sont mis en avant les notions de solidarité et de service public.

Pensez-vous que ces systèmes apporteurs de service, quelle qu’en soit la forme, puissent être vendus en direct au consommateur final sans passer par des intermédiaires ?

Le marketing direct est intéressant pour créer la demande, mais tôt ou tard, dès lors qu’il s’agira d’un équipement résidentiel, les réseaux locaux d’installateurs auront un rôle à jouer. Les clients restent sensibles à des questions de proximité, ainsi qu’au bouche à oreille sur la qualité des installations réalisées par tel ou tel.
Mais j’aimerai revenir aussi sur l’importance des aspects sociologiques, sur la non-destruction du lien social. Quand on avance en âge, plus le sentiment d’isolement peut être fort et plus le contact humain revêt de l’importance. Dans la préparation/livraison de repas au domicile, la question n’est pas seulement alimentaire ; toutes les sociétés de service au domicile savent l’importance de l’échange humain à cette occasion. L’homme demeure un animal social

Vous ne croyez donc pas à l’essor du robot « compagnon » ?
Non, pas du tout.

Dans un autre ordre d’idées, quel regard portez-vous sur les atouts de Rhône-Alpes pour développer des activités dans la robotique de service ?

Rhône-Alpes est une région qui dispose d’atouts pour développer une économie dans ce secteur.
Le premier de ces atouts est un savoir-faire technologique très avancé, en mécatronique, électronique, mécanique, asservissements.
Le deuxième atout pour Rhône-Alpes est d’être basé en France, pays qui a une culture marketing, de l’innovation par les usages très développée, en tout cas plus que dans d’autres pays européens qui pensent d’abord technique. Le ressort de la compétitivité n’est pas dans la technologie proprement dite mais dans l’assemblage de techniques connues pour produire de nouveaux usages. L’I-Phone est un bon exemple de cette approche. Par ailleurs, la France reste un pays plutôt en avance dans la prise en compte des attentes sociétales même si nous sommes derrière les pays nordiques. Si une action à caractère politique devait être menée en Rhône-Alpes, il faudrait pousser cette avance dans l’innovation par les usages, liées aux grandes tendances sociétales : protection de l’environnement (incluant la maîtrise de l’énergie), vieillissement, concentration urbaine….L’enjeu est de tirer parti de cette expérience de la société post-moderne pour conserver une avance sur les pays émergents.

Finalement, vous nous donnez un message très positif ?
Oui, à nous de mobiliser des savoir-faire pour créer les solutions qui seront utiles à ces pays dans 10 ans.
Enfin, nous avons en Rhône-Alpes un troisième atout : nous sommes une région riche, ce qui est une position favorable pour tester un marché.

Avez-vous déjà partagé ces idées avec d’autres acteurs dans une approche régionale ?

Non, pas au plan régional. Mais je reste convaincu des atouts de la région sous réserve de garder une approche pragmatique. De ce point de vue, « Viva la robolution » peut faire craindre un effet de « hype marketing » : on invente un mot, un concept ce qui est très français. Pour moi, il convient plutôt de se placer au cœur des problèmes des gens et déterminer ensuite ce qui peut être transformé en activité économique créatrice d’emploi.
Cet aspect économique est essentiel, ce qui nous fait défaut est une orientation de constructeur, que l’on trouve par exemple en Corée. Notre problème n’est pas de conceptualiser un service mais de le lier à de la création de valeur industrielle, exportable.

Existe-t-il des partenariats à nouer avec des pays particuliers ?

Je pense en priorité au Japon qui est un pays avec lequel il faudrait au moins opérer un benchmark.

En Rhône-Alpes, avec quels laboratoires fonctionner ?

Il n’y a pas en France beaucoup d’expériences très réussies de partenariats entre entreprises et industriels. Mais en Rhône-Alpes, il faut noter que Thésame mène des travaux intéressants, avec Tefal, SNR, Somfy…C’est aussi aux industriels de travailler ensemble, même s’ils sont concurrents comme le font par exemple les entreprises du Piémont voisin.

Mais je me répète, la réflexion sur les usages doit précéder la recherche technologique : dans l’expression « robotique de service », le mot   robot » précède le mot service. Or c’est l’idée de service qui doit prédominer et non la solution technique.
J’ajoute enfin que je suis prêt à partager plus avant ce point de vue d’industriel si le Grand Lyon le souhaitait pour préciser sa politique.

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