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La ville juste : un objectif qui réinterroge les politiques des métropoles

© Simon Roussin

Étude

Plusieurs notions, « ville juste », « fair city », « just city », voire « ville inclusive », invitent à penser la ville à travers la notion de justice, et appellent à de nouvelles combinaisons dans les objectifs des politiques publiques. Pour qui fabrique-t-on la ville ? Comment construire une ville juste ? De tels questionnements amènent à réinterroger la plupart des politiques menées par les collectivités territoriales : fiscalité et péréquation, localisation des équipements, politique d’attribution des logements sociaux et de mixité résidentielle, politique de la ville, accès aux biens et aux services urbains, réseaux de transport, participation citoyenne, place des minorités, choix dans les politiques sociales, etc.

Interroger les politiques urbaines par le prisme de la justice a une pertinence dans un contexte où la cohésion sociale des pays occidentaux est éprouvée par la mondialisation (accroissement des écarts de revenus, malaise des classes moyennes…), où les pactes collectifs à la base de nos systèmes de redistribution sont remis en cause, et où les métropoles priorisent la compétitivité et l’attractivité dans leur développement.
Date : 04/03/2016

L’auteur met ici en évidence comment la notion de « ville juste » a surgi, fera le point sur les tentatives de faire de la justice spatiale un guide pour l’acteur public, et s’arrêtera sur les initiatives  de villes en ce sens (en particulier Londres et le manifeste pour une « Fair City » et Los Angeles). Enfin, à l’échelle de la Métropole de Lyon, on montrera de manière sommaire comment la question se pose à travers l’exemple de quelques ressentis d’injustice chez les acteurs du logement social.  

Retrouvez l'étude complète


SOMMAIRE :

Introduction : à quels défis renvoie la notion de ville juste ? (p. 2)

1. Quelques initiatives pour rendre la ville juste (p. 5)

2. Justice et espace urbain, un cheminement de la réflexion (p. 8)
 
3. Des tentatives peu convaincantes de faire de la justice spatiale un mémento de l’action publique (p. 20)