Les révolutions de la mémoire à l'heure du numérique
Politiques culturelles : singularités et positionnement de l'agglomération lyonnaise
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A l'heure où Google vient de conclure un accord avec la Ville de Lyon portant sur la numérisation de 500.000 ouvrages du fonds ancien de la Bibliothèque municipale de Lyon, il est temps de reconsidérer ce qui fera "mémoire" demain ! Ce type d' événement oblige les acteurs locaux ou nationaux de la mémoire (cf :Emmanuel Hoog, directeur de l'INA ) à anticiper ce changement de paradigme.
Quelles seront les conséquences de passer d'une mémoire culturelle classique à une mémoire numérique ? Quelle sera alors la place des livres et des archives ? Le papier sera-t-il toujours utilisé comme support ? Comment arrivera-t-on à archiver l'ensemble des documents numériques en nombre sans cesse croissant ? Chaque individu ne sera-t-il pas alors, contributeur de cette mémoire collective ?
Voici ci-dessous quelques témoignages d'acteurs se confrontant actuellement à ces questions.
Vous pourrez largement approfondir ces questions dans le dossier éléboré par Anne-Caroline Jambaud sur le site www.millénaire3.com
Pour approfondir, consultez le dossier complet sur le site
>>> POINTS DE VUE >>>
// AGENDA //
Hier : un patrimoine écrit Google ou l'implication de l'économique dans la numérisation du patrimoine éc
18 Mars Les Enjeux de mémoire et récits de ville
22 Mars Que nous apprend l'analyse des controverses scientifiques ?
23 Mars Femmes d'hier , d'aujourd'hui et de demain : luttes intimes et luttes politique
8 Avril Climat d'hier et d'aujourd'hui
14 Avril Les enjeux d'une politique pour la ville
8 Avril Climat d'hier et d'aujourd'hui
17 Avril Tonkin d'hier et d'aujourd'hui
Du 24 Avril au 10 Mai Une ville, des mémoires
30 Avril La correspondance d'un couple lyonnais à l'époque révolutionnaire
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«la connaissance est devenue un enjeu tellement vital et partagé par tous que seule l’implication de la sphère économique peut dégager les capacités d’investissement nécessaires et développer l’innovation dans ce domaine. Il n’est pas interdit de penser que, jusqu’à présent, la connaissance était perçue comme un luxe aristocratique et, du coup, restait une affaire artisanale, dépendant du bon vouloir de structures sociales plus ou moins démocratiques... Il ne faut pas opposer l’économie à ce qui est vital pour l’homme. Je trouve extrêmement positif que la sphère économique se soit emparée de la problématique de la connaissance. Cela montre que celle-ci est véritablement devenue une affaire centrale pour tous »
Patrick Bazin, directeur de la BmL
Aujourd'hui : le livre et la concurrence du numérique
«Aujourd’hui encore, presque 20 ans après l’arrivée d’Internet, il n’y a que 8% des livres en France qui sont vendus sur Internet. Il y a encore beaucoup de gens qui aiment venir dans les librairies. [...]Ce n’est pas parce que les livres seront numérisés que les internautes seront les trouver.[ ...] Paradoxalement, le problème du livre, ce n’est pas son prix qui s’élève en moyenne en France à 10€. Combien de personnes préfèreraient payer un peu plus cher un livre pour être sures que le livre qu’elles sont en train de lire est le bon et correspond à leurs besoins ? »
Guillaume Decitre, pd-g des librairies Decitre
Bientôt : Une mémoire sans papier ?
« Il y a des registres de concurrence évidents, par exemple pour les atlas ou les annuaires. On les consulte sur supports électroniques car on sait qu’ils sont remis à jour automatiquement et ne peuvent pas devenir obsolètes. Il y a donc un certain nombre de documents – ceux qui se périment assez vite -, dont la presse, qui de plus en plus vont être consultés sous forme numérique. Mais un tout un autre type de lecture va continuer pendant un grand moment à se faire sur forme papier, je pense aux livres pour enfants, aux romans, aux essais, etc. Il y a plutôt deux types de lecture, une lecture vraiment d’information, un peu zapping, en pointillés, pour laquelle le numérique apporte une plus-value évidente. Mais pour une lecture plus linéaire, plus continue, discursive, le papier reste incontournable »
Anne-Marie Bertrand, directrice de l'ENSSIB
Demain : Une mémoire collaborative ?
« La dimension collaborative va avoir tendance à s’accentuer. Car chacun peut apporter facilement sa contribution à la connaissance d’un fait ou d’un événement, apporter son expérience, son vécu, son témoignage, prêter ou donner des documents personnels. On était déjà dans cette logique-là en recueillant des témoignages, audio par exemple, mais Internet démultiplie les possibilités et crée d’autres relations. C’est une participation à la constitution de la mémoire[...]
Le travail individuel de chacun sera ainsi utile aux autres. C’est la magie des TIC de permettre de capitaliser toutes ces informations produites individuellement pour l’usage de tous. » »
Anne-Catherine Marin, directrice des Archives Municipales de Lyon
> A PARAÎTRE
L'école et la ville : Prochain thème de réflexion
Cette lettre est diffusée par la Direction de la Prospective du Grand Lyon