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DONNÉES & SERVICES

La donnée moteur de transformation des services urbains
Mis à jour le : mardi 18 décembre 2012
data, open data et big data sont au cœur des transformations des services publics urbains.

 

 


La collecte, la production et l’analyse des données tiennent une place essentielle dans l’organisation des mobilités, la gestion des déchets et des ressources énergétiques, plus généralement le « pilotage » des villes, ou monitoring urbain. Plus encore, les données constituent le carburant principal des smart cities. L'info, autant que les tuyaux, devient un enjeu de gestion : appelés à plus de régulation et d'optimisation, les services urbains doivent s'adapter et évoluer.

L’ouverture des données publiques - dont l’open data n’est qu’une modalité - précipite cette évolution qui impose une nouvelle posture des acteurs publics et des services urbains et fait évoluer leurs métiers. Décloisonnement des services, co innovation avec le privé, nouvelles formes de dialogue avec les citoyens et la société civile, risque de privatisation des missions publiques : data, open data et big data sont au cœur des transformations des services publics urbains.

LA DONNEE, CARBURANT ESSENTIEL DES SERVICES URBAINS

Qui produit de la donnée ?

 

Si la donnée, « c’est l’information brute recueillie par un capteur ou générée par l’utilisateur lui même » selon Sylvie Servigne, maître de conférence au LIRIS de Lyon, alors nombreux sont les producteurs de données. "Tout est donnée" Lire la suite

A quoi servent les données ?

Dans son ouvrage Open data, Simon Chignard rapporte l’un des tous premiers exemples d’utilisation des données pour analyser une situation, voire construire de nouvelles connaissances. « En 1854, à Londres, le médecin anglais John Snow révolutionne la compréhension et le traitement du choléra en collectant et analysant des données. Il utilise des techniques de cartographie pour recenser les décès dans les quartiers de Soho et démontrer le lien avec l’une des fontaines publiques des environs ». La médecine d’alors croyait que le choléra se transmettait par les miasmes ; un croisement de données permet d’incriminer l’eau contaminée. Lire la suite

Comment protéger, traiter, valoriser les données ?



Protéger les données. L’utilité des données pouvant se révéler à l’avenir, il paraît essentiel de conserver et protéger les données en vue d’usages futurs. Les chercheurs du LIRIS, Laboratoire d’InfoRmatique en image et Systèmes d’information, comme Jean-François Boulicaut, insistent beaucoup sur ce point, s’étonnant de « voir à quel point les propriétaires de données, ceux qui collectent les données, mésestiment les possibilités d’exploitation qui pourront en être faites ». Pour les chercheurs qui travaillent à la valorisation des données, le développement de nouveaux services et la découverte de connaissances, la donnée est une matière première essentielle qui doit rester dans le domaine publique. Lire la suite

L'OPEN DATA, ACCELERATEUR DE MUTATIONS

Alors que les données ont pris une place prépondérante dans la gestion et l’optimisation des services urbains, l’ouverture des données publiques (dont l’open data est une modalité) accélère cette évolution. Motivée par des obligations réglementaires, des questions d’images, de transparence vis-à-vis des citoyens, ou une volonté de développement économique et d’innovation, l’ouverture des données publiques interroge fondamentalement la posture de l’acteur public : décideur omnipotent ou chef d’orchestre ?

L’open data à la française : contexte et cadre juridique

Souci d’image et volonté de transparence 


 L’open data consiste en la mise à disposition des données numériques : informations géographiques, statistiques, localisation de services, horaires, mesures, études et rapports, barèmes, textes réglementaires, etc. selon une série de critères garantissant leur libre accès et leur réutilisation par tous. Une donnée brute est dite ouverte si elle est publiée de manière : complète, primaire, opportune, accessible, exploitable, non-discriminatoire, non-propriétaire, libre de droits, permanente, et gratuite. Sont exclues les données relevant de la vie privée, de sécurité nationale et les informations présentes dans des documents sur lesquels des tiers détiennent des droits de propriété intellectuelle. Lire la suite



Parmi les motivations des collectivités publiques à ouvrir leurs données publiques entrent en compte des soucis d’image : les pionnières ont tiré parti du fait d’être les premières à offrir le visage, moderne, d’une collectivité qui joue la transparence et répond de ses actes. « Dans la tradition anglo-saxonne, le terme de transparence (transparency) est souvent associé à celui d’accountability que l’on peut traduire par le fait de répondre de ses actes » observe Simon Chignard dans son ouvrage Open data.Lire la suite

A la recherche d'un modèle économique

Open data et politiques publiques : des logiques contradictoires ?



Mais le principal argument de l’ouverture des données est celui du développement économique et de la création de richesses, jugées considérables. « La commission européenne (…) estime le marché des données publiques à plus de 27 milliards d’euros » rappelle la Gazette des communes. Cet argument repose sur « le triangle vertueux entre la collectivité, les entreprises et les usagers » rappelle Philippe Vial. Lire la suite

L’ouverture des données publiques est-elle forcément vertueuse ? Certains en doutent, craignant une réutilisation des données contraires à l’intérêt général et aux objectifs des politiques publiques. L’exemple souvent cité est celui d’une ouverture des données de mobilité qui servirait d’aspirateur à voitures en centre-ville ce qui serait un contre-sens total par rapport aux politiques de transport aujourd’hui. À New-York, la publication des faits de criminalité par quartier a ruiné bien des efforts effectués en faveur de la mixité sociale…Lire la suite

LA DONNEE, LEVIER DE MODERNISATION DES SERVICES

Gros producteurs de données, les services urbains prennent de plus en plus conscience de la richesse – parfois dormante – que constituent ces masses d’informations brutes à valoriser. Alors que le temps des infrastructures est en passe d’être terminé, les données sont cruciales pour la gestion, l’optimisation mais aussi la durabilité de l’action publique. Par nature transversales, elles sont aussi un levier de modernisation et de décloisonnement des services, qui fait évoluer les métiers.  Le partage des données instaurant des processus d’innovation ouverte et de nouvelles relations aux publics et aux acteurs sociaux et économiques, ouvre à des changements de gouvernance.

La donnée facteur d'évolution des services

L’acteur public à l’écoute d’habitants plus outillés

L’époque où la réponse à l’augmentation du trafic automobile passait par la construction de nouvelles infrastructures routières est sans doute révolue. La régulation des trafics consiste avant tout en de la collecte et de la gestion de données. Celles-ci permettent d’optimiser la circulation dans les tuyaux existants. « Le temps des infrastructures est terminé ! (…) Aujourd’hui, nous sommes sur des logiques d’optimisation des infrastructures : comment faire passer plus dans les mêmes tuyaux, comment connecter entre eux les réseaux » explique Jean Coldefy, coordinateur des programmes gestion de trafic et transports publics au service Mobilité urbaine du Grand Lyon. Lire la suite

L’ouverture des données publiques promet d’instaurer de nouvelles relations entre la collectivité publique et ses administrés. Or, pour l’instant, l’open data reste encore largement un phénomène pour geeks. Ceux qui devraient être les partenaires naturels de l’open data, à savoir les acteurs de la démocratie participative ou de l’économie sociale et solidaire, ne sont pas vraiment dans le coup. Comment développer une culture de la donnée auprès du grand public ? L’enjeu est d’importance, car « faute d’une culture de la donnée, l’ouverture ne profite qu’à ceux qui maîtrisent déjà le mieux les outils et les concepts » prévient Simon Chignard. Lire la suite

La donnée, au cœur du processus d’innovation ouverte.



En 2009 dans La ville 2.0, plateforme d’innovation ouverte, la Fondation Internet Génération et Chronos s’intéressent aux capacités numériques à favoriser la participation citoyenne et, partant, à l’open data. « L’innovation ouverte est aussi une condition de modernisation des services publics. Celle-ci ne peut pas seulement reposer sur des gains de productivité ou l’application de « bonnes pratiques ». Elle a aussi besoin de la participation active d’autres acteurs, entreprises, acteurs publics de différents échelons, médias, associations, usagers ». Lire la suite

CONCLUSION



Carburant essentiel à l’organisation des mobilités, à la gestion des déchets et des ressources énergétiques, plus généralement au pilotage de la « ville intelligente », les données sont cruciales pour les services urbains. Par nature transversales, elles sont aussi un levier de modernisation et de décloisonnement des services appelés à mettre en commun, traiter, valoriser un véritable déluge de données.

L’ouverture des données publiques, dont l’open data n’est qu’une modalité, accélère encore ces mutations. A la condition de développer une véritable culture des données auprès du grand public, et non seulement une poignée de geeks, d’animer et d’éditorialiser ces données, d’accepter de s’exposer au « regard public » plus ou moins bienveillant et constructif, cette ouverture des données promet d’inventer de nouvelles relations entre la collectivité publique et ses administrés. En instaurant des processus d’innovation ouverte avec les acteurs socio-économiques, elle promet des opportunités de développement économique, pour l’instant encore hypothétiques.

Mais le partage des données expose aussi la collectivité à un certain nombre de risques dont la perte de la maîtrise de l’action publique et le risque de privatisation de biens – les données - essentiels à son développement. 
Alors entre une ouverture des données très libérale – assurant que « c’est bon pour le business » - et un open data libertaire, prônant la liberté absolue et refusant l’autorité, en défiance du service public, où placer le curseur ? 
La réponse est sans doute du côté d’une nouvelle gouvernance de l’action publique, suffisamment ouverte pour susciter des opportunités inédites, et assez forte pour réguler un marché des données dominé par de puissants groupes privés.


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