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Lyon, métropole portuaire

Étude

Date : 30/10/2007

La renaissance du transport de marchandises se perçoit quotidiennement, sur l’axe Rhône-Saône, où se croisent désormais quotidiennement pousseurs, barges et fluvio-maritimes. L’agglomération lyonnaise se situe au cœur de cet axe de 550 km de voies d’eau à grand gabarit, en capacité d’accueillir des convois fluviaux de 4 400 tonnes, et fluvio-maritimes de 1 500 à 3 000 tonnes. L’axe Rhône-Saône, historiquement voie de circulation des personnes et des marchandises a vu les rives lyonnaises animées d’une activité portuaire et commerciale dense.
Si les ports de commerce d’origine se sont déployés en plein centre ville, les sites portuaires constituent aujourd’hui des pôles économiques d’envergure métropolitaine et à rayonnement interrégionale : Édouard Herriot, Solaize-Ternay, Givors, Loire sur Rhône au sud ; au nord la zone multimodale de Genay (fer, route) pourrait être à terme raccordée à la Saône. Lyon, cité portuaire, figure sur une carte qui la relie à la Méditerranée via Marseille, à l’Europe du nord via la Seine et à Pittsburgh via le trafic des fluvio-maritimes. Depuis 2002, Lyon est le port avancé de Marseille . La forte progression du trafic fluvial situe désormais le port Édouard Herriot comme premier port intérieur français pour le transport de conteneurs : depuis 1996 le trafic de conteneurs a été multiplié par 9, passant de 6 524 à 55 800 unités.
La dimension portuaire de l’agglomération se consolide au gré du développement du transport par voie d’eau. Elle représente sans conteste l’un des éléments de l’identité fluviale de l’agglomération lyonnaise.