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Les usages administratifs de la forme associative. Les associations partenaires ou instruments de l’administration.

Texte d'auteur

Date : 01/01/2002

Jean-Pascal Bonhotal s’étonne que le phénomène associatif, né en marge de l' Etat et parfois contre lui, apparaisse aujourd'hui comme une technique de gestion administrative de la part des pouvoirs publics. Cette technique, critiquable dans son aspect de détournement par l'administration, est remise en cause aujourd'hui, ce qui amène à rechercher d'autres solutions.

Il existe en effet une grande diversité dans l'articulation des administrations publiques et des associations .Les formes les plus courantes sont d'abord la participation directe des associations à la gestion des services publics .Puis vient la délégation de certaines compétences de l'administration des associations, avec comme cas particulier la création d'associations dans le seul but de gérer un service public. Dans ce cas, on distingue deux types d'associations para-administratives : les associations mixtes et les associations fictives, parfois crées par un sous-secteur d'une administration pour contourner la politique de cette dernière.

L'idée que la gestion associative est source d'avantages pour les administrations est à réévaluer, car les avantages comparatifs de la gestion des associations par rapport à la gestion publique décroissent à mesure que davantage de contraintes pèsent sur la gestion des associations.

Par conséquent, il faut envisager des solutions, d'une part avec la création de techniques administratives nouvelles et de l'autre avec la revalorisation de techniques plus anciennes, en particulier le fait de passer des conventions équitables avec de véritables associations.