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La recherche de cohérence de l’action publique à l’échelle de la grande région lyonnaise : une longue marche

Étude

Date : 01/09/2008

Contexte de la synthèse :
Après avoir été créée comme une communauté de moyens il y a 40 ans de cela, sous l’impulsion de l’État, le Grand Lyon constitue aujourd’hui une communauté de projets autonome, reconnue pour son efficacité dans la gestion d’un territoire qui regroupe 57 communes et plus de 1,3 millions d'habitants. Mais l’histoire ne s’arrête jamais : cette collectivité reste en devenir et l’enjeu est désormais de constituer une véritable communauté de destin, inscrite dans le grand bassin de vie de l'agglomération, à savoir le territoire qui, de Saint-Etienne à Ambérieu-en-Bugey, de Vienne à Villefranche-sur-Saône, regroupe plus de 2 millions d'habitants. 2 millions d'habitants rapprochés par les réalités de la vie quotidienne, mais aussi par la nécessité de former une masse critique capable de maintenir la capacité d'innovation et le rang du Grand Lyon dans le contexte de la concurrence internationale du XXIe siècle. Pour y parvenir, il s’agit non seulement de partager collectivement des projets, mais aussi de se doter de racines communes.

Résumé
Le territoire métropolitain lyonnais correspond à l’aire d’influence de Lyon. L’Agence d’urbanisme de Lyon le définit comme « l’espace polarisé par les agglomérations de Lyon et de Saint-Etienne ». Sur 9000 km2, il comprend aussi l’agglomération du Nord-Isère, et des pôles urbains comme Vienne, Villefranche-sur-Saône, avec au total 2,8 millions d’habitants.
Quel que soit le périmètre retenu, le morcellement institutionnel de cet espace rend difficile d’apporter une réponse coordonnée aux grands enjeux qui lui sont communs, autrement dit complique sa gouvernance. Avec une multitude de communes, départements et intercommunalités, comment s’entendre pour anticiper les besoins fonciers, améliorer les transports, conforter le développement économique, localiser les grands équipements… ?
Le périmètre de la communauté urbaine de Lyon ne forme qu’une petite partie de ce territoire métropolitain qui n’a ni existence administrative, ni instance à sa tête qui puisse mener des politiques unifiées ou coordonnées. Face à ce problème évoqué de manière récurrente depuis les années 60 par l’Etat et les élus lyonnais, plusieurs solutions ont été trouvées depuis les années 90.

SOMMAIRE

1. Une préoccupation ancienne : faire de l’aire urbaine lyonnaise un territoire de l’action publique
2. Création d’une instance métropolitaine, et coïncidence entre agglomération lyonnaise et périmètre de la communauté urbaine : deux espoirs abandonnés dans les années 90
3. Aujourd’hui, de nombreuses initiatives, souvent impulsées par le Grand Lyon, visent à penser et agir à l’échelle métropolitaine
4. Des freins à la coordination des politiques à l’échelle métropolitaine
5. Quelles avancées vers une gouvernance métropolitaine ?
6. Une logique de coopération qui l’emporte sur celle de la concurrence
7. Il devient possible de concilier préservation des identités et participation à la métropole