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La nature dans la ville

Étude

Date : 13/02/2007

Le retour à la terre et le renforcement du lien au naturel est un changement qui s’amorce et s’organise. À l’analyser de plus près, il s’accompagne d’un développement d’un ensemble de valeurs qui lui sont attenantes et sont en souffrance dans la ville, aussi bien dans les grands ensembles que dans les quartiers plus résidentiels. Ce sont sans doute l’ensemble de ces valeurs portées par le jardinier qu’il faut rendre lisibles et visibles, pour qu’elles soient partagées, et ne soient pas  seulement de la passion pour le végétal ou l’animal. La collectivité a un rôle à jouer pour faciliter cette réappropriation du naturel par le citadin et contribuer ainsi à l’encouragement des valeurs qui l’accompagnent. C’est ainsi qu’elle donne à voir, soutient financièrement, porte à la connaissance de tous, organise la mise à disposition de l’espace public, légitime les démarches émanant des habitants…
Cependant, va-t-elle pouvoir répondre à une demande importante de la population de davantage de nature en ville ? Sera-t-elle en mesure de proposer aux habitants d’investir des espaces naturels sans en revendiquer la propriété, de les entretenir  collectivement tout en les laissant accessibles à d’autres ? Quelle place donner à la concertation sur ces sujets ? Quel va être le rôle des associations d’éducation à l’environnement dans les années à venir ? Seront-elles les experts, les passeurs, les fédérateurs d’énergies et les chefs d’orchestre d'une nature à partager ? Quelles terres, quels espaces urbains vont être proposés dans un contexte de poussée urbaine forte ? 

Derrière ces questions relatives à la place faite à la nature en ville apparaissent en filigrane deux débats que nos sociétés vont avoir à tenir dans les années à venir. Un débat autour de l’urgence et l’impériosité des mesures qui permettront à la ville d’accueillir plus de nature et d’en consommer moins en termes d’étalement et d’impacts sur l’environnement. Mais aussi un débat sur la relation de l’individu au groupe dans des agglomérations en cours de densification. 

 

Sommaire

1ère partie : La nature incarne la détente dès la fin du XIXème 3
A – Les espaces verts d'hier : des fondations durables... 3
B – Des années 1950 aux années 1980 : une nature accessoire 5
C – Les années 1990 : des espaces verts au patrimoine naturel 6
2ème partie : Des attentes non satisfaites et des actions peu visibles ou mal comprises 10
A – Une demande sociale de plus de « nature » en ville 10
B – Des attentes non satisfaites 11
C- Des actions peu visibles ou mal comprises 12
3ème partie : Des réponses foisonnantes à la demande sociale actuelle de plus de « nature » en ville 13
A – Des réponses individuelles à une demande collective 13
B – Des réponses collectives à des demandes individuelles 16
C- La juste articulation de l’initiative publique et de l’initiative privée 19
Annexes : Bibliographie                                                                                                                
Chronologie : le végétal dans l'agglomération lyonnaise