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L’action directe : extension des modes de participation politique, ou menace pour la démocratie ?

Étude

La participation politique qui utilise des formes d’action directe (manifestation, occupation de locaux, réquisition de richesses, grève de la faim, sabotage…), pour exprimer une revendication et/ou influencer la décision politique connaît un développement depuis les années 1970, alors que la démocratie élective s’est affaiblie dans le même temps. Cette démocratie d’expression, d’implication et d’intervention (pour reprendre les concepts de P. Rosanvallon), à dominante protestataire, a connu des transformations récentes (recours à des formes festives et ludiques, utilisation des médias et d’Internet, essor de la désobéissance civile, légitimation parfois de l’action violente…). Il semble que ces formes d’engagement apportent à la fois une vitalité démocratique, et des menaces, notamment pour le modèle de la démocratie représentative. 

Sommaire
Introduction

p 3

1. L’action directe : définitions et typologies

p 3

2. La tradition d’action directe : l’anarchosyndicalisme

p 4

3. L’action directe constructive : “chacun décide directement de ce qui le concerne

p 5

4. La nouveauté du militantisme fondé sur l’action directe et la désobéissance

p 6

5. Deux conceptions de la démocratie, deux analyses opposées de l’extension de l’action directe

p 7

6. Un besoin croissant d’interpellation directe du politique

p 8

7.Le renouveau des mouvements utilisant l’action directe .
Les nouveaux mouvements sociaux : extension du domaine de la lutte
Les nouvelles formes de l’action : contester, mais en s’amusant !

p 8

8. Quand l’action directe n’hésite pas à recourir à la violence .                                                                        
Les Black Blocs allemands
“Do Or Die !” Une action directe britannique ancrée dans l’écologie radicale

p10

Conclusion

p14

Ressources utilisées

p15