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Espaces intermédiaires ou espaces de transition de l’espace privé à l’espace public

Texte

Dans le cadre de la Conférence d'Agglomération de l'habitat, le Grand Lyon a initié un travail partenarial dans le but traiter la situation de familles en grande difficulté dans leur environnement. On a pu  constater, à cette occasion, qu'une part significative des familles approchées compte un de ses  membres comme souffrant de troubles psychologiques ou psychiatriques importants. La nature de ces troubles  dépasse les compétences des organismes qui interviennent habituellement en matière d'accompagnement social lié au logement.
Pour y remédier,  une démarche a été engagée avec les hôpitaux psychiatriques de l'agglomération lyonnaise et avec  tous les organismes concernés par la santé mentale. L’objectif étant  de concilier le maintien ou l’accès au logement,  pour les personnes souffrant de troubles et d’assurer la tranquillité pour tous. Le Grand Lyon copilote ce projet avec l’État, en lien avec un  nombre important de partenaires : hôpitaux, bailleurs sociaux, bailleurs privés, CAF de Lyon, associations….Les « 4 familles » de partenaires sont parties prenantes à ce projet (les bailleurs, les  hôpitaux, les associations et les familles, les intervenants sociaux et médico-sociaux).

Par opposition à l’espace privé qui représente le lieu de vie (maison-jardin ou appartement-immeuble, on parle de l’espace public ou des espaces publics qui par définition seraient ouverts à tous résidents ou non d’une aire géographique donnée (place, rue, abribus, square, parc, jardin, promenade..).

A l’intervalle public et privé, notamment dans les secteurs d’habitat collectif, ou bien de l’espace public au lieu de rendez-vous éducatif, professionnel, médical, administratif ou bien encore d’un mode de transport à l’autre, nous empruntons quotidiennement divers espaces intermédiaires, en déficit d’identité, de propriété, d’entretien, de qualité voire de sécurité. Ils revêtent une réelle importance pour notre état, notre comportement, notre sociabilité, notre socialité, ils accaparent une partie de notre vie sans que nous en ayons conscience, cet état de fait est peu remis en cause sauf par des incivilités.
Ces espaces de transition ne pourraient-ils pas être conçus, entretenus comme des espaces privilégiés de convivialité facilitant à terme le partage de l’espace public pour faire société ?
Afin de faciliter l’approche des divers espaces intermédiaires, nous les avons regroupés en trois catégories : les espaces communs internes, les espaces communs externes, les espaces sas et /ou les espaces d’attente.