Vous êtes ici :

Communauté urbaine en quête de nom, agglomération en quête d’identité : de la "Courly" au "Grand Lyon"

Étude

Date : 01/04/2008

Contexte de la synthèse : Après avoir été créée comme une communauté  de moyens il y a 40 ans de cela, sous l’impulsion de l’État, le Grand Lyon constitue aujourd’hui une communauté de projets autonome, reconnue pour son efficacité dans la gestion d’un territoire qui regroupe 57 communes et plus de 1,3 millions d'habitants. Mais l’histoire ne s’arrête jamais : cette collectivité reste en devenir et l’enjeu est désormais de constituer une véritable communauté de destin, inscrite dans le grand bassin de vie de l'agglomération, à savoir le territoire qui, de Saint-Etienne à Ambérieu-en-Bugey, de Vienne à Villefranche-sur-Saône, regroupe plus de 2 millions d'habitants. 2 millions d'habitants rapprochés par les réalités de la vie quotidienne, mais aussi par la nécessité de former une masse critique capable de maintenir la capacité d'innovation et le rang du Grand Lyon dans le contexte de la concurrence internationale du XXIe siècle. Pour y parvenir, il s’agit non seulement de partager collectivement des projets, mais aussi de se doter de racines communes.

Résumé : Les noms que se donne la Communauté urbaine de Lyon, depuis sa création (1.1.1969) jusqu’à aujourd’hui, sont de bons révélateurs de la manière dont elle conçoit son rôle et ses missions. Le sigle COURLY, adopté en 1971, exprime bien l’identité technique d’un établissement qui se préoccupe peu à ses débuts de communication. Même si ce sigle est « muet » (comment reconnaître les deux premières lettres de « communauté urbaine de Lyon » quand on n’habite pas l’agglomération ?), il va marquer pendant 20 ans les esprits des agents et habitants de l’agglomération. Mais lorsque débutte en juin 1989 le mandat de Michel Noir, sous le signe du rayonnement international et que se renforce le pouvoir d’agglomération, il est manifeste que ce nom n’est plus en phase avec ce que souhaite devenir la communauté urbaine. Une nouvelle appellation, « Grand Lyon », est inventée. Malgré quelques oppositions de nature politique au départ, il va s’imposer : il permet d’identifier un territoire, et de valoriser ses acteurs et initiatives en leur donnant une nouvelle visibilité.

Sommaire

I- « Grand Lyon », un nom qui surgit lors du débat sur la création de  l’établissement, puis va dormir pendant un quart de siècle (1966)

p.3

II- Place à l’ésotérisme administratif… la courly (1971)

p.3

III- Courly, un sigle qui finit par faire signe   

p 4

IV- Avec le mandat de Michel Noir (1989-1995), la communauté urbaine entend  changer d’ère : il lui faut un nouveau nom qui traduise sa nouvelle ambition

p.5

V- Le temps de la polémique : le « Grand Lyon », expression de l’impérialisme lyonnais ?

p.6

VI- « Grand Lyon » : un nom aux avantages indéniables

p.9

VII- Pas de nom sans logo, à l’ère du tout communication

VIII- Nouvelle mue : un habit en rouge et noir (2003)

IX- Une bannière pour la métropole

Ressources utilisées