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Le patrimoine religieux

Étude

Date : 11/07/2003

Le patrimoine est une notion souvent floue, dont nous ne retenons parfois que la dimension passéiste. De manière beaucoup plus large, le terme désigne «l’ensemble des biens hérités des ascendants ou réunis et conservés pour être transmis aux descendants». Ainsi, la notion de patrimoine englobe plusieurs aspects. Tout d’abord, elle renvoie à ce que nous produisons aujourd’hui avec la conscience que cette production bénéficiera, plus tard, à d’autres. La production en question est bien souvent matérielle, elle peut également avoir une dimension intellectuelle ou spirituelle. En second lieu, l’idée de patrimoine comporte implicitement la marque d’un destinataire des biens transmis. Il peut s’agir d’un individu, d’une famille, mais aussi d’une communauté, voire de l’humanité tout entière. La notion de patrimoine englobe donc un bien, constitué ou en cours de constitution et un propriétaire ou un destinataire.

Le patrimoine religieux possède également ces deux aspects. Il est même possible de les formaliser plus précisément en suivant le texte qui encadre l’organisation des cultes et de leurs lieux : la loi de 1905 relative à la séparation entre les Églises et l’État. On peut ainsi distinguer d’une part le patrimoine constitué avant 1905 et le patrimoine qui s’est constitué après 1905. Enfin, si le patrimoine religieux est un patrimoine mondial dans la mesure où il véhicule des valeurs dont tous peuvent se réclamer, il est souvent à la charge d’une communauté bien particulière à qui échoit son entretien et sa conservation.