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40 ans du Grand Lyon : Politique de la ville et cohésion sociale dans l'agglomération lyonnaise

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Novembre 2010

L’agglomération lyonnaise se renforce, après la Seconde Guerre Mondiale, en produisant de la ségrégation sociale. Ce sont surtout les communes périphériques qui accueillent les populations ouvrières et immigrées, et quand on « rénove » le centre de Lyon, les ménages populaires sont chassés vers la périphérie. Ce phénomène s’amplifie dans les années 70, conduisant, dans un contexte nouveau (chocs pétroliers et montée du chômage, choix d’une partie des classes moyennes de quitter les grands ensembles pour accéder à la maison individuelle, passage d’une immigration de travail à une immigration de peuplement, discriminations…) aux émeutes urbaines du début des années 80.
Un enjeu central devient alors celui de réduire ces fractures.
A travers ce qui sera appelé « politique de la ville » à la fin des années 80, de multiples enjeux se croisent, d’urbanisme, de peuplement, de mixité sociale, de transports, de diversité, d’égalité, de sécurité, de participation citoyenne, d’immigration, de rapports entre centre et périphérie, culture populaire et culture savante…
Cette synthèse tente de rassembler les éléments de cette histoire dans l’agglomération lyonnaise.

Sommaire

Années 60 Face au boom démographique, une ségrégation insidieuse

Années 70 La condition des ZUP se transforme : premières crises à la fin de la décennie

Années 80 Emeutes urbaines et mise en place de la politique de la ville

Années 90 Le Grand Lyon et L’Etat à la manoeuvre dans les quartiers sensibles

Années 2000 Mixité des quartiers et mixité de l'agglomération ?