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Les objectifs du salon SIRA

Interview de Pierre BUCHOU

<< Les grands salons de l'agriculture français sont les salons de Bordeaux, de Rennes, Epinal, Cournon, Saint-Etienne, Grenoble et Agen >>.

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Date : 09/07/2003

Interview réalisé en juillet 2003 par Sandra Decelle pour Millénaire3.Originaire de Pau, Pierre Buchou a découvert la région Rhône-Alpes au cours d’un DEA de gestion qu’il a effectué à Lyon après ses études d’ingénieur agricole.
Attiré par le dynamisme de la Région, ayant commencé son activité dans la coopérative Orlac à Vienne, il est aujourd’hui, et depuis 10 ans, directeur de la FRSEA et depuis 2 ans commissaire du Sarra.Quels étaient les objectifs du premier salon en 2001, ont-ils été atteints selon vous ?

Les objectifs du 1er salon de l’agriculture Rhône-Alpes étaient d’organiser un rendez-vous avec le grand public pour donner de l’ampleur aux messages que les agriculteurs souhaitent faire passer. 30 000 personnes sont venues. Une enquête de satisfaction a montré que 80 % des visiteurs étaient satisfaits, en parti grâce aux animations proposées (démonstrations, dégustations…).Il s’agissait aussi de rassembler l’ensemble des forces vives de l’agriculture, ce qui a été le cas pour la quasi totalité. La première édition a accueilli 180 exposants sur 23 000 m2.Alors que l’année était très difficile pour les agriculteurs touchés par l’ESB en novembre 2000 et la fièvre aphteuse en février 2001, ainsi que par des élections syndicales difficiles, le salon a révélé l’enthousiasme des participants.

Depuis quand existait l’intention de réaliser un salon de l’agriculture régionale et comment se positionne ce salon par rapport aux autres salons français ?

Le projet a commencé à être pensé dès le début des années 80 et la question de sa mise en œuvre s’est posée plus précisément depuis 10 ans. Les événements qui ont touché l’agriculture ont conduit à sa réalisation, le monde agricole prenant conscience que la communication n’était plus seulement importante mais déterminante pour son évolution. La première réunion eut lieu en 1998.Les grands salons de l’agriculture français sont les salons de Bordeaux, de Rennes, Epinal, Cournon, Saint Etienne, Grenoble et Agen. Certains sont plus locaux que d’autres comme celui de Grenoble, d’autres prennent une ampleur européenne, comme celui de Rennes qui accueille 120 000 visiteurs en provenance notamment du quart nord ouest de l’Europe. C’est également le cas pour Cournon qui accueille plus de 50 000 visiteurs.Le « sarra » a pour ambition d’asseoir sa position régionale dans un premier temps pour conforter les liens entre les professionnels. Cependant, il s’ouvre aux autres moteurs de l’Europe auxquels la Région est liée (Lombardie, Baden Wurtemberg et Catalogne) ainsi qu’au départements voisins ( Haute-Loire, Hautes-Alpes, Jura).

Quels sont les enjeux de cette 2ème édition 2003 ?

La communication est l’un des principaux enjeux. Son développement fait d’ailleurs parti d’un des cinq piliers du projet agricole régional . Un autre enjeu consiste à valoriser les produits et leur diversité. Enfin, il s’agit de construire un événement qui permette de créer : - une dynamique en interne afin de mobiliser les acteurs, - de les structurer - de faire vivre le réseau de professionnels. En externe, il s’agit de développer des partenariats - avec les médias- avec les écoles- avec les 3 moteurs de l’Europe- avec les pays du Sud. En ce qui concerne les médias, le partenariat tend à se construire en amont et en aval de l’événement. La chambre régionale de l’agriculture a pris l’initiative de faire un « plateau de l’info » pour faciliter la réalisation d’interview d’acteurs, de débats et les prises de paroles.
Cette deuxième édition, comme la première va contribuer à donner une identité plus précise au salon qui devrait trouver son rythme avec la troisième édition. Et quels sont les objectifs du salon ?
Le salon se donne quatre objectifs :

- Améliorer son impact auprès du grand public et des professionnels : accueillir plus de visiteurs et conforter le pôle professionnel (10 000 professionnels sont attendus). Le vendredi et le samedi leur seront accordés. Des concours d’élevage et des ventes aux enchères seront organisés pour valoriser le travail de pointe en matière de sélection génétique. Cela conforte les orientations agricoles qui visent à valoriser les aspects qualitatifs des races.

- Amorcer le développement. Les produits du terroir seront beaucoup plus présents que pour la première édition (environ 20% des exposants en plus). Un espace de restauration sera organisé sur le site, c’est une nouveauté. De même il y aura une présence accrue des entreprises agro-alimentaires et des filières.

- Echanger entre acteurs territoriaux : l’agriculture est partie prenante du développement des territoires. Plusieurs conférences seront organisées et les décideurs seront amenés à s’exprimer notamment sur la décentralisation. La parole sera donc aussi donnée aux institutionnels.

- Conforter la structure technique et financière, c’est une priorité. L’organisation du salon a pour ce faire été décomposée en quatre pôle (communication, grand public, professionnels et élevage). Sa structure est donc décentralisée. Il est prévu que les financements proviendront à hauteur de 40 % de subventions et 60% des ventes commerciales.