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Le plan Cleantech et les pôles de compétitivité à Lyon

Interview de François PAYEBIEN

Directeur marketing et de la stratégie économiques à la DAEI (Grand Lyon)

<< Je pense que le projet « cleantech » représente un pas supplémentaire de la politique économique du Grand Lyon en touchant aussi bien à des enjeux économiques que des sujets sociétaux... >>.

Date : 15/12/2008

Propos recueillis par Geoffroy Bing (Nova7), le 15 décembre 2008

Dans cette interview, François Payebien revient sur les moments forts et les tournants stratégiques qui ont sous-tendu la politique économique du Grand Lyon depuis 10 ans.
Dipômé de l’IEP Lyon section économie et entreprise en 1984 et de l'IRA de Lyon en 1985, François Payebien exerce la fonction de chargé de mission développement économique à la Direction Régionale de l'Industrie de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) en Rhône Alpes de 1987 à 1993, puis celle de chargé de mission aménagement du territoire à la Région Rhône Alpes. C’est en 1998 qu’il intègre l’équipe de la DAEI du Grand Lyon en tant que responsable de l'innovation. Depuis 2006, il en est directeur du marketing et de la stratégie économiques.Vous êtes arrivé à la DAEI en 1998 au moment où ce service a été considérablement renforcé. Quelle était alors votre feuille de route ?

En 1998, la mission qui nous était donnée était de développer un programme d’action économique beaucoup plus important que ce qui avait été fait jusqu’à maintenant puisque de 1991 à 1998, les actions économiques du Grand Lyon consistaient essentiellement à essayer d’accueillir au mieux les nouvelles entreprises, à conduire des réflexions avec l’Agence d’Urbanisme sur les zones industrielles et puis mener une activité d’étude économique. En plus de ces missions, l’objectif était de rentrer beaucoup plus dans une logique d’animation de filières, de structurer les points forts de l’agglomération et de les faire connaître. En 1998, l’élément clé, c’est le vote du plan technopole qui avait était mis en place par le vice-pésident Jacques Moulinier et qui a constitué véritablement une modification dans le sens où le Grand Lyon devenait un acteur de la politique économique et pas simplement une structure d’accueil d’entreprises.

En quoi consistait ce plan technopole ?

L’idée du plan technopole était de dire qu’il y a des capacités en plusieurs points du territoire, de type technologique et universitaire, qu’il y a des secteurs-clés qui sont pour l’avenir très importants pour l’agglomération même s’ils ne pèsent pas encore très lourd dans l’économie locale. Il s’agissait en particulier des biotechnologies et du numérique, reconnus comme embryonnaires mais promis à un brillant avenir. Il s’agissait aussi de reconnaître des territoires pilotes sur ces technologies, comme le campus de la Doua, Techlid ou Gerland.

Le plan technopole a donc été l’un des éléments fondateurs de la politique économique du Grand Lyon à partir de 1998. Y en a-t-il eu d’autres ?

Oui, le Schéma de Développement Economique piloté par Henry Chabert a été un autre pilier de la politique économique. Il a permis de cerner clairement des enjeux prioritaires en même temps qu’il a mobilisé un grand nombre d’acteurs, et de réfléchir à ce que pourraient être les points forts d’une politique économique du Grand Lyon dans les prochaines années. De fil en aiguille, ce qui aurait pu n’être qu’une étude parmi d’autres est devenu une plateforme d’état des lieux et de propositions pour l’avenir dans laquelle les uns et les autres se sont reconnus. En 2001, il est décidé que l’on ne fait pas de cette plate-forme un objet politique mais un outil dont tous les candidats à l’élection municipale peuvent se saisir. Et quand en 2001 Gérard Collomb arrive aux responsabilités, il en fait la base de sa politique économique. L’ensemble des institutions représentatives du milieu économique (CCI, Chambre des Métiers, CGPME, MEDEF) vont se l’approprier et ce modèle de gouvernance va devenir le fil rouge de la politique économique lyonnaise, la « méthode lyonnaise » c’est-à-dire un modèle dans lequel nous prenons collectivement le temps de discuter sur un certain nombre d’objectifs communs et de construire un même discours commun vis-à-vis de l’extérieur. Il y a aujourd’hui 6 membres puisque l’Université de Lyon s’est rajoutée en 2005. Et fin 2008, cette politique fait l’objet d’une nouvelle plate-forme qui a été validée à nouveau par l’ensemble des 6 partenaires.
Un troisième pilier de notre politique économique date de la fin 1999 et touche à l’entrepreneuriat. Elle  s’est échafaudée à travers le programme européen PACEREL. Un des éléments forts du diagnostic du SDE était en effet de souligner le retard de Lyon en matière d’entrepreneuriat. Le Grand Lyon a donc pris le leadership des actions de coordination des différents acteurs impliqués dans la création d’entreprise. C’est ce qui a donné L_VE qui est devenu aujourd’hui un label unique en France. Sans vouloir tisser un lien direct avec notre politique, on peut dire que depuis quelques années Lyon a su redresser la barre en matière d’entrepreneuriat puisqu’elle affiche l’un des niveaux de créations d’entreprises les plus élevés de France.

Comment s’est faite l’intégration de cette politique économique nouvelle au Grand Lyon ?

Elle n’a pas toujours été facile car il y a une culture forte d’urbanisme au Grand Lyon et très rapidement, nous avons été confrontés à la question du temps : le temps de l’urbanisme n’est pas le temps de l’entreprise. On l’a vu au moment de la création du quartier de l’industrie à Vaise à un moment où les revirements stratégiques d’une entreprise comme Infogramme par exemple nous ont beaucoup appris sur le besoin de réactivité, d’écoute et d’imagination de la part de la collectivité, ce qui ne correspondait plus à la méthode traditionnelle d’aménagement d’une ZAC. Petit à petit, nous avons appris à mieux appréhender les besoins des entreprises et comment y répondre.
Un deuxième élément, je pense, a facilité l’adhésion aux politiques économiques dans le Grand Lyon, c’est la politique des Grands Comptes. En 2003, le Grand Lyon passe à la Taxe Professionnelle Unique, et l’on s’aperçoit que les 50 premières entreprises représentent environ 25 à 30% de la TP. Et donc, nous avons souhaité, comme le font certaines entreprises ou banques, mettre en place une politique spécifique liée à ces Grand Comptes, pour être beaucoup plus à leur écoute et réactifs par rapport à leurs besoins. Et nous avons mené cette politique en lien étroit avec nos collègues des autres directions parce que quand nous allons voir un Sanofi ou un Rhodia, les premières questions qu’ils nous posent c’est « est-ce que les poubelles passent bien tous les jours ? », « est-ce que la voirie est en bon état ? » avant de parler de stratégie d’entreprise ! Ces questions ont nécessité la mise en place d’un comité inter-directions au Grand Lyon qui permet aujourd’hui d’avoir un service rendu de meilleure qualité à ces entreprises (voirie, eau, foncier). A travers cette démarche concertée, les autres services du Grand Lyon se sont aperçus que derrière les grandes déclarations de politique économique, il y avait des choses très concrètes qui étaient conduites auxquelles ils étaient associés.

Dans la même logique d’écoute et de proximité avec les entreprises vous avez décidé en 2003 de mettre en place des « développeurs » sur le territoire. L’occupation du terrain par les services économiques est-elle si importante ?

Oui, le principe est le même que pour les Grands Compte, sauf que nous touchons ici tout type d’entreprise du territoire. L’idée est vraiment d’être à proximité des entreprises, d’être capable de leur répondre. Dans les années 2000, une enquête avait été réalisée auprès des maires où on leur demandait d’évaluer la qualité des services rendus par les différentes directions du Grand Lyon. Et sur la politique économique, un maire avait dit « moi je n‘ai pas de problème suffisamment important pour déranger les gars de la direction de l’éco au 4e étage du Grand Lyon ». A l’époque en effet, nous n’avions pas d’implantation locale, et nous donnions certainement l’impression d’être dans une bulle déconnectée des réalités du terrain. Cela nous a incité à aller sur des politiques plus locales et aujourd’hui, je crois que l’on peut dire que c’est l’un des points forts de la politique économique du Grand Lyon que de pouvoir s’appuyer sur une vingtaine de développeurs économiques qui sont à la fois dans une logique de proximité mais qui sont aussi des capteurs pour nous, car on ne mesure les évolutions économiques qu’en étant dans les entreprises ou dans des réseaux. Les développeurs économiques visitent à peu près un millier d’entreprises par an et ce sont pour nous des bases d’information et de compréhension de ce qui se passe sur le territoire, qui sont très riches et qui permettent aussi de faire passer des messages. Par exemple, c’est à travers un travail d’écoute auprès d’un certain nombre de PME que nous avons réussi à en convaincre de rejoindre des pôles de compétitivité.

Ces actions ne font-elles pas doublon avec les antennes de la CCI elles aussi implantées un peu partout sur le territoire ?

La CCI a moins d’antennes territoriales que nous n’avons de développeurs sur le terrain et nos dispositifs sont légèrement différents. La première fonction du développeur est de s’assurer que le service que l’on attend du Grand Lyon est bien rendu (déménagement, implantations d’entreprises, etc.). La CCI est plus compétente que nous pour tout ce qui touche à la vie au quotidien de l’entreprise, sur les questions de compétitivité, de ressources humaines, de gestion, d’innovation. En cela, les deux dispositifs sont complémentaires. Avec la nouvelle plateforme GLEE, nous essayons d’aller plus loin avec la mise en place d’un dispositif qui doit permettre de coordonner les visites organisées par CCI, la Chambre des Métiers et le Grand Lyon dans les entreprises, avec notamment un plan de visite commun.

On dit souvent que la reconnaissance des pôles de compétitivité lyonnais est l’aboutissement d’une mobilisation collective dont le Grand Lyon a été le leader. Pouvez-vous nous en dévoiler la recette ?

En effet, c’est tout ce que l’on a fait avant qui a trouvé un bon emboîtage au moment de notre candidature aux pôles de compétitivité. Les actions que l’on a menées depuis le Plan Technopole sur les biotechnologies et le numérique notamment, et notre connaissance des filières d’excellence ont été un premier atout essentiel. Notre deuxième atout a été la politique Grands Comptes en ce sens que lorsque nous avons dû appeler les dirigeants de grandes entreprises pour le dossier de candidature, nous nous connaissions déjà et une  relation de confiance préexistait. C’est la raison pour laquelle ils ont tous répondu à l’appel.

Peut-on dire que les pôles de compétitivité ont eu un rôle de catalyseur de la politique économique ?

Ils ont en effet clarifié des dynamiques qui étaient à l’état latent. Sur les biotechnologies, cela faisait déjà un certain nombre d’années que l’on constatait qu’il y avait 4-5 secteurs sur lesquels nous pouvions jouer une carte internationale. Mais quand nous réunissions les acteurs, il était impossible de définir celui sur lequel nous pouvions concentrer nos paris. Cependant, au moment des pôles de compétitivité, nous leur avons fait comprendre qu’il fallait choisir, et en une heure, la réponse a été apportée, c’était sur l’infectiologie et les vaccins qu’il fallait concentrer nos efforts. Il y a eu une sorte de catalyse ou de crispation positive entre les acteurs qui nous ont vraiment permis d’avancer. Je dirais que cela a été la même chose pour les autres pôles de compétitivité.
Les pôles de compétitivité ont également confirmé notre engagement sur des politiques de risque dont nous ne mesurerons pas les effets avant 10 ans, les programmes de recherche venant à peine de démarrer. En revanche, ce sont des politiques dont nous sommes persuadés qu’elles seront demain porteuses de richesses et d’emplois pour le territoire, ce qui est notre objectif ultime.
Enfin, ces pôles de compétitivité ne sont pas qu’un effet de mode à Lyon. Ils s’inscrivent dans l’histoire industrielle et scientifique du territoire. Notre territoire, c’est la chimie, la pharmacie, le vaccin, autant de secteurs économiques qui sont eux aussi confrontés à des enjeux de mutations. Et si l’on veut garder les vaccins à Lyon, cela passe par de la recherche en biotechnologie, des coûts de recherche énormes mais qui sont indispensables pour ne pas mettre notre industrie en péril. C’est pareil sur la chimie. Aujourd’hui nous lançons la politique des cleantech dont le marché mondial est pleine croissance.

Le secteur des « cleantech », justement, est-il traité différemment des autres par le Grand Lyon ?

Il y a déjà eu un projet de développement de ces technologies dans les années 1990 sur le site de Porte des Alpes mais pour tout un ensemble de raisons, ce projet n’a pas abouti.
Aujourd’hui, le projet est différent car nous sommes sur des volumes d’emplois qui n’ont rien à voir avec ceux d’il y a 10 ans et surtout il y a une volonté aujourd’hui d’intégrer plus fortement le développement de ce secteur aux logiques du territoire. C’est une démarche que nous essayons de mettre en évidence à travers la notion de « territoire d’expérimentation ». Par exemple, Renault Trucks développe aujourd’hui un véhicule hybride que nous testons au Grand Lyon pour la collecte des ordures ménagères. Nous disposons également d’un autre véhicule issu des laboratoires, très peu bruyant et très économe en énergie, à qui l’on fait faire des tournées de logistique urbaine. C’est en adaptant soit la flotte du Grand Lyon, soit les réglementations que nous nous offrons la possibilité de faire ces expérimentations sur le territoire lyonnais. Cette démarche est un atout concurrentiel pour les entreprises du Grand Lyon associées à ces projets. Un deuxième exemple, c’est le projet Rhodanos auquel le Grand Lyon participe activement dans le but d’améliorer l’efficacité de ses stations d’épuration. Il est clair que le Grand Lyon joue le jeu de l’expérimentation dans ce domaine. Et puis, dernier exemple : de nouvelles technologies de dépollution sont aujourd’hui testées sur certains sols pollués du Grand Lyon qui sont mis à disposition des entreprises.
Le plan « cleantech » combine à la fois des enjeux de croissance économique et d’emplois et des enjeux de société, et c’est bien dans cette double logique que s’inscrit la politique économique du Grand Lyon aujourd’hui. La volonté du plan cleantech est d’aider à la mise en place de filières économiques dynamiques et d’avoir un retour pour l’habitant de ces politiques là sur des choses très mesurables au quotidien. Inversement, il vise aussi à encourager la pénétration de ces nouvelles technologies dans les entreprises du territoire. Si l’on prend le Plan Climat qui a été adopté il y a presque deux ans au Grand Lyon, le lien avec le territoire économique est très important. Une réduction des gaz à effet de serre de 20% ne se décrète pas ! Il faut accompagner les entreprises dans ces mutations. Je pense que le projet « cleantech » représente un pas supplémentaire de la politique économique du Grand Lyon en touchant aussi bien à des enjeux économiques que des sujets sociétaux sur lesquels le territoire a très rapidement un retour direct de ses investissements.

Un autre volet nouveau développé par la DGDEI depuis quelques années est la culture des classements et du marketing. Quel en a été l’élément déclencheur ?

La politique marketing remonte en effet à 3-4 ans. En 2001, nous étions classés 17e dans le classement Cushmann&Wakefield et l’objectif soutenu par G Collomb était d’arriver dans le top 15. En 2004, nous nous sommes retrouvés 24e au classement, ce qui nous a un peu refroidi. Nous avons fait un gros travail pour en comprendre les raisons parmi lesquelles figurait notamment l’entrée de capitales nationales dans le classement. L’autre raison, plus importante à nos yeux, était le manque de notoriété de Lyon. Globalement, ceux qui connaissaient Lyon nous classaient assez bien et ceux qui ne nous connaissaient pas évidemment ne nous classaient pas et il y en avait beaucoup ! On s’est aperçu que la communication était très fragmentée et qu’il nous fallait une bannière unique pour adresser un message cohérent et unique vers l’extérieur. C’est ce qui a donné naissance à Onlylyon.

Quelle valeur attribuer à ces classements ?

Ce qui est important dans ce type de classement n’est pas le tant le rang lui-même (17e ou 18e) que la catégorie de villes à laquelle nous appartenons. Nous devons appartenir à une catégorie de villes où les investisseurs peuvent avoir la garantie d’investir en toute sécurité. Ces classements mettent le doigt aussi sur des points faibles de Lyon, comme aujourd’hui les télécoms. Nous sommes obligés d’intégrer ces éléments là et aussi de marketer derrière nos points forts, car pouvoir montrer que l’on gagne des places, c’est montrer que l’on est dans une logique de progrès. Et l’intérêt derrière tout cela, c’est bien d’attirer de nouvelles activités, donc de l’emploi mais aussi et surtout de garder ce que l’on a ! Nous savons très bien que les grands groupes aujourd’hui vérifient tous les deux ans l’efficacité de leurs usines et cette efficacité se mesure en partie par les externalités territoriales qui leur sont offertes comme les infrastructures, le cadre de vie, l’immobilier, etc., et il faut que l’on se bat là-dessus. Ce que l’on dit souvent depuis quelques années c’est que Lyon a vraiment creusé l’écart par rapport aux autres agglomérations françaises en tant que deuxième ville française.

Qu’est-ce qui vous semble déterminant, dans les prochaines années, pour l’économie lyonnaise ?

J’espère que d’ici quelques années, nous aurons réussi à faire le virage des cleantech pour une économie à la fois plus dynamique et plus respectueuse de son territoire. J’espère également que l’on aura réussi le pari d’avoir des infrastructures à la hauteur : je pense par exemple au Lyon-Turin ou au TGV Rhône-Rhin. Je pense que c’est une variable qui conditionnera grandement le devenir de notre économie. Et le troisième point qui me parait très important, c’est la question de la recherche, de l’université et des ressources humaines. C’est un enjeu que l’on ne mesure pas encore assez : les villes se battront demain pour avoir de la main d’œuvre qualifiée.
Et puis, il faut garder cette logique de gouvernance car nous voyons bien que les villes qui gagnent sont les villes où l’intermédiation entre acteurs est facile et où les guerres de chapelle entre chambres de commerce, des métiers, associations, syndicats, collectivités ont disparu au profit d’une logique de service aux entreprises.

Et en terme de politique économique, quelles sont les évolutions souhaitables ?

L’enjeu lié au marketing est essentiel, en interne comme en externe. En externe pour mieux vendre l’agglomération au reste du monde, et en interne pour mieux intégrer les besoins de nos bénéficiaires à nos offres de services. Et puis globalement, ce qui va se développer c’est aussi une capacité à gérer des dossiers de plus en plus complexes, maîtriser une ingénierie de partenariats : il faudra demain de plus en plus travailler avec d’autres acteurs, faire vivre des filières, des équipes projet, sachant que la tendance est toujours à reprendre ses vieilles habitudes et à prêcher pour sa propre chapelle.
Le dernier point concerne tout ce qui est du domaine de l’évaluation des politiques publiques pour avoir des critères de choix en amont dans les prises de décision, aider dans certains arbitrages. Il faudra être capable de s’appuyer sur plus d’indicateurs, d’éléments de suivi afin de répondre au mieux aux besoins des entreprises et de la population du territoire.