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Point de vue : Mireille Ehrhardt et Laura Olivieri, du Collectif MeToo Lyon

Interview de Mireille Ehrhardt et Laura Olivieri

© DR
Créatrices du Collectif MeToo Lyon

Cet entretien a été mené dans le cadre d’un état des lieux des revendications portées par les associations du territoire de la métropole lyonnaise, en lien avec les questions de genre, d’égalité femmes/hommes et des droits des LGBTQI+.

Cette série d’interviews, qui compile des points de vue parfois opposés, est disponible sur Millénaire 3 au sein de notre chantier Égalité Femmes/Hommes.

Le Collectif MeToo Lyon, créé fin 2017, a mis en place des permanences d'écoute et des groupes de parole ouverts pour les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.

Réalisée par :

Date : 21/02/2020

Pourquoi avoir créé un collectif MeToo Lyon ?

Si toute la journée, sur la place Bellecour, des femmes ont eu besoin de parler des violences sexuelles subies, c’est qu’il y a une vraie demande

Laura Olivieri : Lors des déferlantes du mouvement #MeToo en autonome 2017, un premier rassemblement était prévu à Paris le 29 octobre. Avec d’autres Lyonnaises, sur la page Facebook de Paris on s’est dit : créons un événement à Lyon, pour échanger, pour montrer que Metoo ce n’est pas juste des témoignages sur les réseaux sociaux, mais de vraies femmes. En dix jours, sur Facebook, cinq jeunes étudiantes qui ne se connaissaient pas ont créé l’événement. Place Bellecour, le rassemblement se présentait sous forme d’une tribune où des personnalités venaient débattre sur des questions de violences sexuelles, de stands avec des associations féministes, d’un pôle création pour dessiner avec des artistes, et d’un pôle « safe », fermé par des rideaux, où des victimes pouvaient parler, témoigner, s’exprimer, auprès de professionnels de l’écoute.

Mireille Ehrhardt : Là nous nous sommes rendu compte que les femmes n’avaient pas d’espace pour être écoutées. Qu’aucune association ne proposait des groupes de parole juste pour les femmes victimes de violence sexuelles. Qu’il fallait agir. Du coup, après le rassemblement, nous nous sommes retrouvées une dizaine à nous dire : « Il n’est pas possible de s’arrêter maintenant, il faut continuer ». Si toute la journée, sur la place Bellecour, des femmes ont eu besoin de parler des violences sexuelles subies, c’est qu’il y a une vraie demande. Nous avons décidé de monter un espace d’écoute pour les victimes de violences sexuelles.

Les associations qui existent à Lyon ne répondent-elles pas déjà à ce besoin ?

Mireille Ehrhardt : Elles répondent à d’autres besoins : Filactions est surtout dans la prévention, le Planning familial est plutôt dans les urgences médicales, la contraception, l’avortement. Le VIFFIL et le CIDFF ont des budgets pour accompagner les femmes — une sur dix en France — qui subissent des violences conjugales et sont en grave danger. Mais personne pour s’occuper des neuf femmes sur dix qui sont agressées sexuellement, ne serait-ce que dans les transports en commun, où ça nous est arrivé à toutes d’être tripotées ou touchées. Nous subissons toutes cela, et il n’y a pas de lieu à Lyon pour en parler. Le MAS est une association généraliste qui accueille des victimes, et parmi elles des victimes de violences sexuelles, mais ce n’est que depuis quelques mois qu’elle a créé un groupe de parole fermé pour ces victimes.

Le mouvement MeToo a-t-il amené une nouvelle génération dans le féminisme ?

Le mouvement MeToo [...] a aussi changé l’image des féministes, auxquelles on collait la posture de militantes très énervées, lesbiennes, complètement à l’opposé de la féminité, ou plus récemment aux Femen

Mireille Ehrhardt : Les mouvements féministes étaient concentrés sur des questions cruciales comme la légalisation de l’avortement ou l’égalité homme-femme, mais peu sur les violences sexuelles, alors que c’est un phénomène qui touche toutes les femmes. Avec les témoignages du mouvement MeToo, énormément de femmes ont pris conscience qu’elles avaient vécu quelque chose de violent et d’anormal. Le mouvement les a fédérées.

Laura Olivieri : Il a aussi changé l’image des féministes, auxquelles on collait la posture de militantes très énervées, lesbiennes, complètement à l’opposé de la féminité, ou plus récemment aux Femen. Il a en quelque sorte remis le féminisme à la mode, a suscité de l’intérêt, a permis aux femmes d’être entendues. Avant MeToo, les questions féministes n’avaient pas l’ampleur qu’elles ont aujourd’hui, elles commençaient à entrer dans les débats politiques et dans les médias avec la question du harcèlement de rue par exemple, mais ces débats restaient dans un milieu fermé. Quand nous avons organisé l’événement, on nous avait prévenues que lors de rassemblements féministes on peut se retrouver avec 50 personnes, là 800 personnes sont passées.

Comment vous y prenez-vous pour écouter les femmes que vous recevez ?

Mireille Ehrhardt : Une femme, quand elle est victime, va très souvent se sentir coupable. La première chose à faire est de la déculpabiliser, de lui dire que ce n’est pas de sa faute. La psychanalyse « old school » a fait beaucoup de dégâts, parce qu’elle cherche à penser l’évènement comme la résultante d’une histoire personnelle (dont parfois un fantasme de séduction par le père !), alors que nous pensons que les violences sexuelles relèvent d’une culture du viol, et qu’en aucun cas la femme n’est responsable des violences qu’elle subit. Après les avoir écoutées nous les orientons soit vers un(e) thérapeute qui a été formé(e) à la prise en charge d’un trauma, dont il ou elle connait les conséquences psychologiques et physiques et qui a une approche féministe, soit vers telle ou telle association, en fonction de leurs besoins, en particulier quand elles veulent porter plainte.

Concrètement, que proposez-vous, une permanence ?

Mireille Ehrhardt : Oui, une permanence rue Diderot. Grâce à la Mairie du premier nous avons accès à un local du premier étage, 2 heures par semaine, le jeudi soir de 18h30 à 20h30. Le premier jeudi a lieu le groupe de parole, et les trois autres jeudis, ce sont des écoutes individuelles. Nous recevons dans les permanences deux à trois personnes sur le temps de deux heures. Et les groupes de parole tournent autour de 5-6 participantes, ce qui fait entre 10 et 15 personnes par mois. Quand nous avons commencé il y avait peu de monde, maintenant c’est plein tout le temps. Les groupes de parole sont ouverts, accessibles sur RV. On peut entrer et sortir quand on veut, alors que dans un groupe fermé on s’engage pour un certain nombre de séances, et la visée est clairement thérapeutique. Dans le groupe de parole, les personnes ont souvent été victimes de viols. Elles racontent leur histoire, racontent où elles en sont aussi, pour certaines d’entre elles c’est récent, pour d’autres c’est ancien… Souvent des situations anciennes d’inceste ou de pédocriminalité s’ajoutent à des évènements récents, ce qui peut être assez terrible…

Qu’apporte le groupe aux personnes ?

Mireille Ehrhardt : Elles se rendent compte que d’autres vivent ce qu’elles vivent, elles voient aussi qu’on peut s’en sortir. Parce que dans le groupe, des femmes en sont à différents stades, certaines d’entre elles encouragent les autres, leur disent, tu verras, moi aussi j’en suis passée par là, aujourd’hui ça va mieux. Il est plus facile aussi de se confier à des personnes qui comprennent, qui savent exactement ce qu’on a vécu.

S’il n’y avait pas eu le mouvement MeToo, pensez-vous que les femmes se seraient exprimées de la même façon ?

Nous pensons que la chose la plus importante est la conscientisation de la gravité des violences sexuelles subies, jusque-là banalisées par la société

Mireille Ehrhardt : Nous avons plein de témoignages de personnes qui nous disent : quand j’ai entendu tous ces témoignages avec MeToo, je me suis dit : moi aussi j’ai vécu ça ! J’ai pris conscience que ce n’est pas normal, que c’est grave ! À ce moment-là, ces femmes ont ressenti le besoin d’en parler. Nous pensons que la chose la plus importante est la conscientisation de la gravité des violences sexuelles subies, jusque-là banalisées par la société. Il était normal de se faire mettre la main au cul, il était normal de dire oui à son mari parce qu’il avait envie alors qu’on n’en avait pas envie… Il y a plein de choses de ce genre, qui aujourd’hui sont reconnues comme des violences.

Les femmes victimes de violences sexuelles qui viennent vous parler sont-elles de toutes les générations ?

Mireille Ehrhardt : Non, les femmes qui viennent nous voir sont presque toutes de jeunes femmes, entre 18 et 30 ans. Nous n’avons pas les moyens ni le temps d’aller chercher les femmes plus âgées qui ne vont pas penser à aller chercher #MeToo sur Facebook. Nous touchons une génération habituée aux réseaux sociaux.

Dès lors que la conscientisation est essentielle, cherchez-vous à sensibliser le « grand public » sur les questions de violence sexuelle ?

Laura Olivieri : Deux ou trois fois par an, nous montons des conférences pour sensibiliser femmes et hommes à ces questions des violences sexuelles, avec projections, débats ou interventions. Les conférences ont porté sur la libération de la parole, sur le sexe féminin, sur l’antiféminisme, sur le consentement, sur les violences sexuelles. Plus on avance dans le temps, plus les hommes viennent à nos conférences. Au début ils étaient très peu, alors que lors de la dernière conférence ils formaient au moins le tiers du public. Nous sentons que la conscience s’éveille, qu’il y a une remise en question. Mais ça touche malgré tout un public un peu sensibilisé.

Comment contribuer à ce que les hommes prennent davantage conscience des violences sexuelles et sexistes qu’ils commettent ?

Laura Olivieri : Nous aidons les victimes, mais l’idée est qu’un jour nous n’ayons plus besoin d’exister. C’est pour ça qu’il est important que le féminisme intéresse aussi les hommes. Si une femme sur trois est victime, c’est qu’un homme sur trois est agresseur. Bien des hommes ont du mal à l’entendre, parce qu’ils ont grandi avec la culture du viol, en sont tellement imprégnés qu’ils n’ont même pas conscience qu’à un moment ils ont pu agresser une femme. Des féministes soutiennent l’idée que, forcément, tous les hommes ont grandi dans un système d’oppression, et donc tous, à un moment donné, ont eu un geste ou un propos ou une action sexiste, même sans le vouloir. Plutôt que d’admettre qu’ils ont forcément grandi dans un système sexiste, beaucoup d’hommes vont prendre cela personnellement, en se disant : « je n’ai agressé personne, je n’ai pas fait ceci ou cela ». Heureusement, aujourd’hui il existe beaucoup de contenus facilement accessibles, podcasts, documentaires, livres faciles à lire, où l’on peut apprendre. Mais tout le monde n’a pas accès à cette culture-là, c’est le problème de ce féminisme un peu de niche, culturellement de niveau assez élevé, pas à la portée de tous. Peut-être que des nouvelles militantes n’ont pas la patience de se dire qu’on ne peut pas aller tous à la même vitesse. C’est pour ça qu’il y a des débats aussi tendus, même sur les réseaux sociaux. Il faudrait avoir la patience de comprendre pourquoi l’autre pense comme il pense.

Voyez-vous un impact de MeToo sur l’image du féminisme en général et sur les thèmes abordés ?

Laura Olivieri : Nous le voyons dans notre entourage, quand on dit qu’on est féministe, ou qu’on est militante. Dans les séries, avec Sex Education, 13 Reasons Why, plutôt pour les ados, Unbelievable…, on voit le changement. Il y a plein de mots qu’on n’entendait jamais avant, comme le consentement, le clitoris, la jouissance féminine, la masturbation…

En dehors des espaces de parole et des événements que vous organisez, avez-vous d’autres modes d’action ?

Laura Olivieri : Nous utilisons l’action militante, nous participons aux manifestations, aux marches, aux rassemblements contre les féminicides. Nous organisons aussi des ateliers danse pour travailler sur la perception que les femmes ont de leur corps, pas forcément en tant que victimes.

Travaillez-vous avec les autres associations féministes ?

Laura Olivieri : Le « Collectif droits des femmes 69 » met de côté les questions qui fâchent et nous permet de travailler ensemble. Nous avons organisé à Lyon la Marche du 23 novembre contre les violences sexistes et sexuelles, où 8000 personnes étaient présentes. Nous préparons la Marche le 8 mars, nous participons au cortège féministe pour les retraites organisé par le Planning familial, avec des associations (FILACTIONS, Femmes-Solidaires, CABIRIA, OLF 69…) et des syndicats et partis (la CGT, le PCF, la NPA,…).

Les femmes trans et les femmes lesbiennes se reconnaissent-elles dans le mouvement MeToo ?

Quant à la place des personnes qui ne se considèrent ni femme ni homme, elle peut être compliquée à trouver, parce qu’elles peuvent avoir grandi et avoir subi des violences sexuelles en tant que femmes, mais ne se sentent pas représentées par le mot femme

Mireille Ehrhardt : Si une femme trans veut venir à une permanence ou à un groupe de parole, elle est la bienvenue. Le collectif n’a pas de position politique, nous sommes inclusives, et plutôt intersectionnelles. Il nous faudrait aborder la question de la place des lesbiennes, qui sont extrêmement invisibilisées.

Laura Olivieri : Quant à la place des personnes qui ne se considèrent ni femme ni homme, elle peut être compliquée à trouver, parce qu’elles peuvent avoir grandi et avoir subi des violences sexuelles en tant que femmes, mais ne se sentent pas représentées par le mot femme. Plein d’ajustements, peu évidents à trouver, viendront avec le temps. Il n’est pas facile aussi de dire des choses sans blesser personne. C’est là une question que nous nous posons : avec quel vocabulaire nous adresser à toutes les femmes ? Ne risque-t-on pas d’écarter certaines femmes victimes de violence qui chercheraient un espace d’écoute en utilisant un vocabulaire très spécifique — « personnes à vulve », « personnes cisgenres », … — qu’elles ne comprendraient pas ?

Parmi les débats qui agitent la scène féministe, il y a celui de la place des femmes trans dans les luttes féministes. Cela a donné lieu à des tensions parmi les « colleuses » d’affiches qui alertent sur les féminicides, quelle lecture en faites-vous ?

Laura Olivieri : Marguerite Stern qui a initié la campagne de collages contre les féminicides est plutôt dans une position consistant à dire que les femmes trans n’ont pas forcément leur place dans le combat féministe, dès lors qu’elles n’ont pas grandi en tant que femmes, et vécu des violences en tant que femmes. Elle a été qualifiée de TERF, pour "trans exclusionary radical feminist", un terme qui désigne les féministes qui excluent les trans. À Lyon, comme dans d’autres villes telles Lille et Montpellier, où le mouvement des collages est de tendance inter-sectionnelle, les militantes ont décidé de se séparer du mouvement national, en gardant le principe des collages, mais dans le cadre d’un féminisme bien plus inclusif. Il y a aussi un vrai écart générationnel entre Marguerite Stern qui doit avoir environ 35 ans, et la plupart des colleuses à Lyon ont plutôt 21-22 ans, doublé d’une vision différente du féminisme, l’une centrée sur les femmes, où l’on ne parlait pas encore des personnes trans, et l’autre où l’en vient à remettre en question ce qu’est être une femme.

Recevez-vous des femmes de tous milieux, de toutes confessions, de toutes origines ethniques ? Par exemple des femmes issues de l’immigration des quartiers populaires de la périphérie de l’agglomération lyonnaise ?

Pour l’instant le milieu féministe à Lyon parle quand même à des personnes qui sont déjà sensibilisés et viennent d’un certain milieu socio-professionnel

Mireille Ehrhardt : On se fait souvent la réflexion : peu de personnes racisées viennent à nos groupes de parole et à nos événements. Pour l’instant le milieu féministe à Lyon parle quand même à des personnes qui sont déjà sensibilisés et viennent d’un certain milieu socio-professionnel. C’est assez embêtant mais nous n’avons pas les moyens financiers qui permettraient de nous faire connaître plus. L’important pour nous est que les femmes qui en ont besoin puissent parler, mais quand les gens nous rencontrent, ils se rendent compte que nous sommes toutes des femmes blanches, cisgenres, et peuvent avoir l’impression que l’on n’accepte pas les autres.

Dans vos groupes de parole, il n’est pas question de rendre public des témoignages. Pourtant, qu’il s’agisse de Sarah Abitbol dans le patinage artistique, de l'éditrice Vanessa Springora dans le monde des lettres, on a vu qu’il faut en passer par la publicité pour faire bouger les choses.

Mireille Ehrhardt : Adèle Haenel, Sarah Abitbol, Vanessa Springora parlent de pédocriminalité, et là-dessus le travail à faire est énorme. Grâce à de tels témoignages ce sujet est en train de sortir. Les pédos-criminels ont une impunité totale en France. À MeToo Lyon, énormément de femmes que l’on reçoit ont subi des violences sexuelles dans l’enfance.

MeToo n’est pas sur ce champ de la pédocriminalité ?

Mireille Ehrhardt : Non, en revanche il y a des associations qui travaillent là-dessus, comme MoiAussiAmnésie qui a créé un site dédié aux victimes d’amnésie traumatique suite à des violences sexuelles. Sa créatrice, Mia Kohiyama est lyonnaise, elle se bat elle très fort contre la pédocriminalité avec Muriel Salmona, une psychiatre parisienne spécialisée sur les problèmes de trauma liés aux violences sexuelles, qui a créé le site mémoiretraumatique.org.

Les mouvements qui participent à l’antiféminisme et au masculinisme constituent-ils une menace selon vous ?

Laura Olivieri : Sur les réseaux sociaux beaucoup de personnes portent des messages antiféministes et traditionnalistes. Lors d’une conférence sur l’antiféminisme, nous avons demandé aux youtubeuses Camille et Justine de parler des questions de la place des femmes sur Youtube. Près de 80% des commentaires qu’elles reçoivent sont sexistes. Certaines youtubeuses, comme Virginie Vota, sont antiféministes. Après le mouvement de libération de MeToo, s’ensuit forcément un mouvement de régression. L’un comme l’autre ont pris de l’ampleur grâce aux réseaux sociaux.

Qu’est-ce qui manque à votre collectif pour aller plus loin ? Qu’attendriez-vous de la Métropole ?

Mireille Ehrhardt : Il nous faudrait avoir le budget pour salarier une personne. Nous recevons énormément de courriers, de messages de gens qui s’inscrivent aux groupes, de journalistes qui nous contactent, des personnes qui veulent des références de psy, d’associations qui veulent organiser des choses avec nous… Et de nombreux collectifs étudiants nous demandent de les aider à créer des espaces d’écoute pour ces violences.

Laura Olivieri : Peut-être faudrait-il libérer les budgets pour que toutes les structures (entreprises, écoles, facs,…) allouent un budget pour former des personnes à la prévention des violences sexuelles. La prévention et la sensibilisation sont la clé. Il faudrait davantage de prévention et d’éducation au respect de l’autre et à l’égalité, dans les écoles, les collèges, les lycées.