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Rituels funéraires dans la religion catholique

Interview de Élisabeth BERNARD et Nathalie GIACONIA

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Laïques en mission ecclésiale à la Pastorale sacramentelle et liturgique de Lyon

<< Notre société fait peu de place au deuil on ne le porte plus et l'injonction à reprendre assez vite le cours de sa vie est très forte. [Les funérailles doivent] donc articuler l'avant, le présent et l'après dans un temps très court >>.

Élisabeth Bernard, laïque en mission ecclésiale à la Pastorale sacramentelle et liturgique de Lyon, et Nathalie Giaconia, laïque en mission ecclésiale à la Pastorale sacramentelle et liturgique de Lyon et bénévole de l’équipe funérailles de l'ensemble paroissial de Sainte-Foy-lès-Lyon.

Depuis 1971, les funérailles catholiques peuvent être conduites par des officiants laïcs. Dans chaque paroisse, des bénévoles sont placés sous l’autorité des prêtres qui leur confient le soin d’accueillir les familles et de diriger les cérémonies. A la demande des prêtres, la Pastorale sacramentelle et liturgique du diocèse de Lyon répond aux besoins de formation des bénévoles de plus en plus nombreux. Chaque année, Élisabeth Bernard et Nathalie Giaconia forment plus de 300 personnes, soit 10% environ des effectifs du diocèse de Lyon.

Réalisée par :

Date : 06/05/2013

Quand et comment interviennent les équipes funérailles des paroisses ?

Élisabeth Bernard : Les équipes funérailles des paroisses sont alertées par les entreprises de pompes funèbres à la demande des familles qui souhaitent un accompagnement catholique. Elles font alors le lien entre la paroisse où se déroulera la célébration et la famille. L’équipe funérailles de la paroisse, qui est composée de laïcs, de diacre et du curé, rencontre la famille, prépare avec elle la célébration, la conduit et, parfois, accompagne la famille au cimetière pour l’aider à passer ce moment difficile. Elle peut aussi être présente, si les familles le souhaitent, à la fermeture du cercueil.
Le rôle de l’équipe de la pastorale des funérailles au niveau diocésain est principalement de former les bénévoles des équipes funérailles qui doivent avoir des compétences liturgiques et théologiques, puisqu’ils accomplissent les gestes rituels, proclament et commentent la parole de Dieu. Ils doivent encore savoir prendre la parole en public, gérer leur stress, comme celui de la famille, ce qui suppose donc un savoir-être, autant qu’un savoir et un savoir-faire.
Il faut aussi avoir présent à l’esprit que la personne de l’équipe funérailles qui accueille la famille est souvent le premier lien depuis longtemps de cette famille avec l’Église. Il est donc important de bien accueillir ces gens à qui il reste des bribes de souvenirs qui ne reflètent pas toujours l’Église d’aujourd’hui. Cela demande pédagogie et douceur, compte tenu de ce que le moment est douloureux, afin que les personnes puissent prendre conscience des changements qui ont touché l’Église et s’y ajuster. Il reste, par exemple des représentations très ancrées sur le statut des personnes divorcées ou suicidées, ce que l’on appelait les « cas particuliers », qui ne sont plus si particuliers que cela. Dans l’inconscient collectif, il demeure qu’un divorcé ou un suicidé ne peut recevoir de funérailles chrétiennes, ce qui est faux aujourd'hui, même si cela a fait partie de l’histoire.

Nathalie Giaconia : Il est important de préciser que dans le cas où c’est un laïc qui conduit la cérémonie, celle-ci ne sera pas une messe mais une célébration de funérailles, sans eucharistie. Il y a encore des prêtres qui célèbrent des messes de funérailles, mais moins qu’autrefois. Le positionnement des laïcs n’est pas tout à fait le même, puisque le prêtre célèbre et préside alors que le laïc officiant conduit la prière de la communauté. Le prêtre va faire une homélie, alors que le laïc va commenter la Parole de Dieu. Quoiqu’il en soit, la famille est invitée à participer à la messe dominicale qui suit les funérailles, messe qui sera dite pour le défunt.

Que représente la mort pour les catholiques ?

E.B. : Quand on meurt, on est accueilli dans l’amour de Dieu. Il n’y a plus de lieu, plus de temps. On est accueilli par Dieu dans l’attente de la résurrection offerte à tous. Les croyants bien sûr, mais aussi ceux qui ne sont pas baptisés, ceux qui ne croient pas ou plus : c’est une perspective qui s’offre à tous ceux qui sont prêts à accueillir l’amour de Dieu.

Où en est l’Église avec les notions d’enfer, de purgatoire, de paradis ?

E.B. : Ce ne sont pas des lieux ou des endroits où l’on serait, mais des états permettant de purifier l’amour que l’on a en soi et d’apprendre à aimer comme Dieu. C’est une rencontre de la personne avec Dieu qui lui demande, en pleine vérité, de s’ajuster à cette question : « Veux-tu que je t’aime ?».
N.G. : On parle du jugement de Dieu, mais c’est davantage un temps d’ajustement. Face à l’amour pur et parfait, face au Seigneur, je mesure quelles ont été les limites de ma vie, quels ont été mes manquements d’amour, etc. Ce temps du purgatoire, c’est un temps pour regarder ma vie telle qu’elle a été, en pleine lumière, et mesurer ce qu’il y a eu de bon et de moins bon ou, comme le dit saint Paul, : « Tout le mal que j’ai fait et que je ne voulais pas faire. Tout le bien que j’aurai pu faire et que je n’ai pas fait ». C’est cela qui se joue au moment de la mort, accompagné de l’amour infini de Dieu et avec ce principe que la liberté de l’homme est telle qu’il peut refuser Dieu.

La fonction du rituel est donc d’accompagner le mort ?

N.G. : Le terme de « rituel » correspond à la fois aux paroles dites et aux gestes faits, mais aussi à un document officiel de l’Église catholique qui dit le sens de ces paroles et de ces gestes. Nous pouvons lire au début de ce document : « C’est le mystère Pascal du Christ que l’Église célèbre, avec foi, dans les funérailles de ses enfants. Ils sont devenus par le baptême membres du Christ mort et ressuscité. On prie pour qu’ils passent avec le Christ de la mort à la vie, qu’ils soient purifiés dans leur âme et rejoignent au Ciel tous les saints, dans l’attente de la résurrection des morts et la bienheureuse espérance de l’avènement du Christ ». On prie donc pour ce passage du défunt.
Mais ce rite, comme tous les rites, a aussi d’autres fonctions : anthropologiques, psychologiques, sociales. La première fonction d’un rite, c’est sa dimension sociale, celle de rassembler les individus et de réaffirmer des liens de familles et de communauté à un moment où ces liens sont désorganisés par la mort. La seconde fonction est de permettre aux proches de regarder la mort en face et de ne pas être dans le déni. La femme d’un homme qui voyage énormément témoignait de ce que c’est le souvenir de la cérémonie et du rite qui lui permet d’être immédiatement dans cette évidence que son mari est mort et qu’il n’est pas simplement en voyage. C’est le travail du deuil qui se fait. La troisième fonction du rite est de permettre l’expression des émotions qui nous traversent, que ce soit la colère, la révolte, la souffrance, la peur, le regret, etc. Une autre fonction du rite est d’être un rite de rupture et de séparation qui facilite la séparation d’avec le défunt. Et, évidemment, le rituel catholique a pour objet de réaffirmer l’espérance chrétienne.

Comment se déroule le rituel, c’est-à-dire les gestes et paroles qui accompagnent le défunt avec comme fonction de signifier ce qui advient ?

N.G. : Le parcours proposé par l’Église pour accompagner les familles compte plusieurs étapes. Autrefois, avant la célébration, il y avait des veillées de prières, des visites à la famille, des prières à la fermeture du cercueil, quand on quittait la maison pour l’église. Puis venait le temps de la célébration proprement dite à l’issue de laquelle le cortège se rendait au cimetière où avait lieu l’aspersion du corps, puis l’inhumation. Aujourd’hui, ces étapes sont rarement toutes présentes, et l’ensemble du rituel est souvent contracté dans la célébration. Notre société fait peu de place au deuil ; on ne le porte plus et l’injonction à reprendre assez vite le cours de sa vie est très forte. Nous devons donc articuler l’avant, le présent et l’après dans un temps très court. Tout ce qui tient au passé du défunt, son évocation, le rappel de son baptême, etc., se fait généralement en début de célébration. Ensuite, au milieu de la célébration, la communauté rassemblée écoute la Parole de Dieu pour entendre de ce qu’elle nous dit du Christ qui est présent dans ce passage qu’est la mort. Enfin, l’officiant annonce l’avenir de la vie en Dieu et, une fois que les participants ont béni le corps par le geste d’aspersion qui marque la séparation et l’adieu, la cérémonie prend fin. Il y a donc une dynamique dans la célébration qui est d’articuler ces trois temps : passé, présent, avenir. Notre rôle est aussi de rappeler aux familles, qu’elles peuvent se réunir, avant la célébration, pour évoquer le défunt. Ce sont des choses qui allaient de soi avant mais qui sont désormais plus rares.
E.B. : Il y a aussi des symboles importants dans la célébration. L’eau, par exemple, qui rappelle le baptême, ainsi que la lumière. On allume un cierge au cierge pascal qui symbolise la mort et la résurrection du Christ, la victoire de la lumière sur les ténèbres. De même que le cierge a été allumé le jour du baptême, il est allumé au moment des funérailles. L’encensement, encore, pour rappeler que le corps du défunt a été le temple de l’Esprit Saint. On manifeste un passage. La naissance est un passage, comme la mort.

Quelles sont les évolutions du rituel ?

N.G. : Le rôle confié aux laïcs est l’évolution majeure. Mais elle ne s’est pas faite du jour au lendemain. Cette possibilité, qui a aujourd’hui 40 ans, s’est progressivement développée. Au début, et parfois encore aujourd’hui, certaines familles étaient mal à l’aise avec le rôle des laïcs, considérant à tort que l’Église ne leur donnait pas tout, et surtout pas le meilleur s’il n’y avait pas de messe pour les funérailles. Aujourd’hui, cela a beaucoup changé, et des familles ont parfois le sentiment qu’un laïc comprendra mieux leur souffrance parce qu’il est censé vivre une vie plus proche de la leur, ou parce qu’ils sont un peu impressionnés par le prêtre, notamment s’ils ont abandonné la pratique religieuse.
E.B. : Ce qui est primordial dans les funérailles, c’est d’articuler le service de compassion avec l’annonce de la résurrection et du message de l’Église. Cela n’a pas changé. La construction de la célébration est la même, même si les familles ont des demandes profanes qu’elles n’avaient pas auparavant et dont on essaie de tenir compte.

Quelles sont les demandes des familles ?

E.B. : Les demandes peuvent aller vers des textes ou des chansons profanes. La formation des équipes a beaucoup aidé à la définition du rôle d’accompagnement, à la mise à plat de ce qui est possible ou non dans ces demandes, etc. On arrive à faire les choses en douceur.
N.G. : Il y a une forte demande de personnalisation et d’évocation du défunt. Ceci est à relier au fait que le temps d’évocation du défunt, qui est un moment important du deuil, ne se fait plus avant, lors de la veillée funéraire ou lors de la visite à la famille. Du coup, les familles ont tendance à vouloir intégrer ce temps dans la célébration. Quant au geste du dernier adieu qui avait lieu au cimetière, souvent, aujourd’hui, il a lieu lors de la célébration. Ce qui fait que celle-ci concentre des fonctions et des temps qui étaient autrefois séparés. Il y a donc quelque chose de conjoncturel et la tendance à la personnalisation du défunt relève de l’envie de le retenir plutôt que de s’en séparer. C’est pour cela que les funérailles sont organisées en temps différents. Même d’un point de vue anthropologique, ces moments là sont signifiants. Si vous êtes invité chez un ami, il y a un temps d’accueil, puis vient la dimension de l’échange, du partage d’informations, d’annonces, de conseils, etc. Puis, un temps durant lequel on partage un repas. Et enfin, un temps de séparation. Le rite de l’Église s’appuie sur quelque chose d’assez simple anthropologiquement et d’assez universel. Les familles ont besoin de ce rite pour passer ce moment douloureux mais la perte de pratique et de savoir religieux et la distension de leur lien à l’Église, sont souvent telles que ce qu’il reste, c’est le lieu de l’église. Pour eux, les gestes de la liturgie ne font plus sens et il peut y avoir de leur part une forte demande de personnalisation de la cérémonie, dont le plus important, pour ce qui concerne l’aspect religieux, c’est qu’elle ait lieu à l’église. Il arrive même, certes rarement, que des familles demandent une cérémonie à l’église mais sans aucune évocation de Jésus ou de Dieu ! Le travail des équipes sera alors de leur demander pourquoi ils veulent une église et non pas une salle des fêtes ou un autre lieu. Il y a quelque chose à réfléchir sur le sens de la demande qui n’est pas toujours claire. Souvent les familles cherchent, à l’extérieur du sacré, des choses profanes qu’elles connaissent et qui expriment mieux leur sentiment. Dans ce sens, les équipes funérailles ont un important travail de pédagogie à faire pour pouvoir donner le témoignage de l’Espérance chrétienne avec des mots d’aujourd’hui et pour pouvoir dire le sens des gestes. Les demandes des familles ont évoluées notamment en exprimant leur souhait de participer. C’est une très bonne chose, puisque la participation de l’assemblée est l’un des points majeurs de la réforme liturgique de Vatican II.
E.B. : Pour autant, ce mode de participation n’est pas toujours celui qu’ils imaginent au départ, c'est-à-dire raconter la vie du grand-père, passer trois fois son chant préféré, projeter son image, etc. Cette très forte demande de personnalisation est difficile à réaliser car ce qu’on leur propose, c’est un rite de séparation : se séparer du défunt pour le confier au Seigneur. On essaie de leur montrer que leur envie d’évocation du défunt, pour légitime qu’elle soit, quand elle prend trop de place,  va contre ce que le rituel cherche à réaliser. Bien sûr, on commence par rappeler qui a été le défunt, quelle a été sa vie, etc., mais vient un temps qui est celui de la séparation où l’on va dire qu’une autre vie lui est promise. Souvent, il n’y a plus les codes et il faut donc ré-expliquer le sens du rituel, alors qu’autrefois, il parlait de lui-même. Le rôle des équipes funérailles est de discerner avec la famille où elles en sont avec la pratique religieuse pour donner du sens à la célébration des funérailles.

La demande de « bricolage religieux » est assez faible ?

E.B. : Elle existe, mais on discerne à partir de là, ce qu’on peut faire ou pas. D’ailleurs, souvent, ce n’est pas forcément conscient de la part des familles, c’est plus lié à l’ignorance du rituel.
N.G. : Dans la rencontre avec la famille, il y a ce point déterminant qui est celui de savoir si le défunt était ou non baptisé. Le fait qu’il ne le soit pas n’empêche pas d’organiser une célébration religieuse, mais certains gestes ne seront pas posés, comme l’aspersion qui est un rappel du baptême, et cela pour respecter le choix du défunt. C’est vraiment le respect de la conviction de chacun.

Comment se fait le choix du cimetière ?

E.B. : Ce sont les familles qui choisissent. Nous n’intervenons pas du tout.

Les cimetières sont laïcs, donc des lieux qui ne sont pas sacrés, au sens religieux du terme. Pour sacraliser les lieux et faire communauté, certains ont demandé des carrés confessionnels. Considérez-vous les cimetières traditionnels comme des sortes de « carrés catholiques » ou cela ne fait pas sens ?

N.G. : Non. Le cimetière n’est pas un lieu qui aurait une valeur sacrée. La tombe peut être bénie, ou plus exactement, les personnes qui sont enterrées, mais pas le lieu.
E.B. : Pour nous, le cimetière est un lieu de recueillement et de souvenirs. Un lieu où les familles peuvent venir et prier. Un lieu qui inscrit quelque chose de leur histoire.

La question de la non-perpétuité des concessions pose parfois question. Est-ce également le cas pour l’Église catholique ?

E.B. : Cela ne pose pas de problème. L’Église a une parole forte sur la dignité du corps et son unicité. Le corps n’est pas l’enveloppe matérielle de quelque chose de plus important que nous, il fait partie de nous. Nous n’avons pas de questions qui nous arrivent sur cette question de la perpétuité des concessions.

Avez-vous été alertées sur la question d’un manque de place dans les cimetières ?

N.G. : Non. Ce sont les communes qui sont en charge de cette question. Nous ne sommes jamais interpellées sur le sujet.

Le cadre laïc est-il contraignant ?

E.B. : D’une manière générale, non. Parfois, dans les hôpitaux, il y a des difficultés liées au cadre laïc. Mais les décisions sont discutées avec l’aumônier et la direction de l’hôpital, et en général les choses se passent bien, même si la place laissée à l’aumônerie peut varier d’un établissement à l’autre. Souvent d’ailleurs, l’aumônier a un rôle assez important auprès des familles d’autant plus qu’il a  parfois connu le mourant avant le décès et les familles souhaitent parfois qu’il soit là au moment de la fermeture du cercueil. Sinon, du côté des paroisses, il n’y a pas de problème.

Y a-t-il des conflits dans les cimetières, entre les différentes communautés ou avec les gens qui viendraient s’y promener ?

E.B. : Nous n’avons pas de retour là-dessus.
N.G. : Là où cela peut être plus compliqué, c’est avec les entreprises de pompes funèbres qui proposent au cimetière des gestes rituels qu’ils ne devraient pas, comme celui de l’aspersion, alors que celui d'une poignée de terre jetée sur le cercueil serait plus adapté. Parfois, il y a méconnaissance du rite chrétien.

L’Église autorise la crémation mais ne l’encourage pas? Pourquoi tout à la fois ce changement et cette ? La proposez-vous ?

E.B. : Crémation ou inhumation, ce sont les familles qui choisissent et disent ce qu’elles veulent. L’Église autorise la crémation sans l’encourager pour des questions de dignité du corps. Ce corps du défunt est le corps qu’on enterre. Mais les crémations sont de plus en plus courantes et, de plus en plus souvent, la cérémonie se fait au crématorium. En général, on prévoit la célébration avant la crémation bien qu’il arrive que la célébration se fasse avec l’urne, notamment lorsqu’il a fallu rapatrier le corps.
N.G. : Depuis toujours, l’Église a demandé qu’il y ait le même respect porté aux cendres qu’au corps. La division des cendres n’est donc pas acceptée par l’Église, au nom de l’unicité et de la dignité de la personne. C’est une position qui est désormais celle de la loi. Pour ce qui concerne la dispersion des cendres, l’Église n’a pas véritablement de position. De manière générale, l’Église préfère l’inhumation, parce que cela est conforme à l’expérience du Christ, et si crémation il y a eu, il est mieux que les cendres soient déposées dans un columbarium ou inhumées, pour permettre à la famille d’avoir ensuite un lieu pour se recueillir auprès de son défunt.
E.B. : Et puis l’inhumation respecte un processus naturel.
N.G. : La crémation est un processus très violent. Cela dure plus d’une heure à l’issue de laquelle on ramasse les cendres qui sont ensuite passées dans une centrifugeuse, puis on extrait les parties métalliques pour obtenir un résidu composé à 60% ou 70% des cendres du cercueil...
E.B. : La religion catholique est une religion incarnée dans laquelle le corps a de l’importance et il est respecté. C’est aussi cette raison qui pousse vers l’inhumation.