Vous êtes ici :

Politique publique en matière funéraire

Interview de Catherine MICHEL

responsable du service équipements et délégation du service public Grand Lyon

<< Faire vivre la politique du funéraire pour mieux anticiper les demandes, gagner en cohérence à l'échelle de l'agglomération, et garantir aux Grands Lyonnais un service juste et respectueux >>.

Désormais, la compétence de construire de nouveaux cimetières ne relève plus des communes, mais de la Communauté urbaine : comment le Grand Lyon, qui gère déjà par délégation de service public deux cimetières communautaires dont celui de Bron qui est doté de chambres funéraires et d’un crématorium, envisage t-il le développement de cette compétence ?
D’autant que les cimetières sont confrontés à un problème de saturation, à de nouvelles contraintes environnementales et à des évolutions sociétales qui impactent l’organisation des lieux : comment le Grand Lyon aborde t-il le devenir de ces espaces ?

Dans cette interview, Catherine Michel apporte des éléments de réponses à ces questions et propose également des pistes de réflexion sur le devenir de ces espaces urbains en mutation.

Réalisée par :

Date : 02/06/2013

Pouvez-vous décrire votre mission et le contexte dans lequel vous intervenez ?

Certains services publics sont confiés à des délégataires dans le cadre de procédures de délégation de service public. Ces procédures sont principalement portées par les services compétents dans le domaine concerné. Par exemple, le service de l’eau du Grand Lyon gère la délégation de l’eau, la direction de la voirie gère la délégation de gestion des tunnels et la direction de la propreté gère celle de la collecte des ordures ménagères et de leur traitement.
Cependant, certains services ne sont pas portés par des services dédiés. C’est le cas du chauffage urbain, du golf, des parcs de stationnement ou encore des cimetières. La Direction « évaluation et performance » travaille sur le choix du mode de gestion (délégation ou régie directe) et sur celui du type de délégation (délégation à une entreprise privée, une association, une SEM ou tout autre possibilité). Ensuite, elle en confie la gestion à notre direction « Logistique et bâtiments » car très souvent il s’agit de gérer des questions qui sont en lien avec des bâtiments. Plus précisément dans le cadre de la gestion des cimetières communautaires, ma mission consiste à la fois à suivre le contrat de délégation de service public et surtout à assumer les responsabilités qui incombent au propriétaire : les travaux sur le bâti et d’aménagement de nouveaux espaces, de nouvelles clairières ou espaces cinéraires.

Concrètement, comment les rôles se répartissent entre le Grand Lyon et le délégataire et quelles sont les principales difficultés que vous  rencontrez ?

Le délégataire vend les concessions et assure l’interface entre les familles et le Grand Lyon car c’est le Président du Grand Lyon qui signe les contrats de concession. Il nous informe régulièrement de l’évolution de la situation et des disponibilités. Par exemple, à ce jour, il n’y a plus de places disponibles au cimetière de Bron dans l’espace dédié aux personnes de confession musulmane. Nous sommes donc contraints d’orienter ces demandes sur le cimetière de Rillieux et devons être particulièrement attentifs à l’évolution des disponibilités pour garantir une offre. De même, nous notons une progression des crémations et des demandes de places dans les columbariums. Lorsque la situation devient tendue, le délégataire nous informe pour que nous puissions engager les travaux d’aménagement nécessaires. Là encore il faut être vigilant sur les évolutions.

La grande difficulté dans ce mode de fonctionnement est de devoir systématiquement réagir face à des évolutions que nous n’anticipons pas. Aussi, nous ne savons jamais vraiment où nous allons et comment prévoir les bons aménagements et les investissements correspondants. La question de l’anticipation des demandes est en effet à la fois quantitative et qualitative. Sans projection, nous sommes amenés à nous adapter aux problèmes de saturation à court ou à moyen termes et aux évolutions de la demande marquée par une augmentation des demandes des personnes de confession musulmane qui, en grande majorité, étaient auparavant inhumées dans leur pays d’origine, et des demandes de crémation qui correspond plus aux actuels modes de vie urbains et qui est plus économique. Il serait aujourd’hui intéressant et utile pour le Grand Lyon de développer et de faire vivre une politique du funéraire pour mieux anticiper les demandes, gagner en cohérence à l’échelle de l’agglomération, et rassurer les Grands Lyonnais sur une garantie de service public, qu’il soit en régie ou en délégation, juste et respectueux.

Ainsi, l’augmentation des demandes des personnes de confession musulmane et des crémations sont les principales évolutions auxquelles vous êtes confrontés. Quel impact ont-elles sur l’espace ?

Ces évolutions se traduisent très concrètement dans les travaux que nous réalisons. Ces derniers consistent principalement à créer des espaces cinéraires avec des columbariums ou cavurnes pour abriter les urnes, et des clairières pour les musulmans. Ces dernières sont d’ailleurs conçues spécifiquement pour respecter les exigences du culte musulman. Les tombes sont positionnées en fonction de l’orientation à la Mecque.
De fait, nous devons aménager une allée pour chaque alignement de tombes puisque ces dernières ne peuvent pas être disposées têtes bèches. Ces dispositions impactent directement l’organisation des lieux mais aussi la consommation de l’espace en nécessitant la création d’allées supplémentaires et parce que chaque tombe musulmane n’accueille aujourd’hui qu’une ou deux personnes. On peut penser que cette consommation d’espace sera compensée par l’espace libéré par un plus grand recours à la crémation. En effet, l’utilisation de cavurnes, de places en columbarium ou la dispersion des cendres dans le jardin du souvenir sont autant de choix moins consommateurs d’espaces.

Les crémations représentent aujourd’hui 30% des choix et nous pouvons penser que progressivement elles atteindront 50% si l’on se base sur les sondages réalisés à l’échelle nationale. Mais, en l’absence de projections fiables, nous restons dans le registre des suppositions.

Comment expliquez-vous que le Grand Lyon n’ait  pas encore engagé de politique funéraire dans un souci d’anticipation et de bonne gestion de ces espaces alors que désormais la compétence de construire de nouveaux cimetières ne relève plus des communes mais de sa compétence ?

En fait, depuis la création des communautés urbaines, ce sujet n’est pas clairement défini. En effet, les textes de l’époque indiquaient que les communautés urbaines avaient compétence en matière de construction et d’extension de nouveaux cimetières sans préciser si l’extension des cimetières existants entrait ou pas dans cette compétence, et sans définir non plus précisément le rôle entre communes et communauté urbaine pour les cimetières comme pour les crématoriums. Ce flou n’a pas été propice à une véritable prise de compétence dans ce domaine. D’ailleurs, à ce jour et bien que les choses soient en train d’évoluer, je ne connais aucune communauté urbaine qui se soit engagée dans une véritable politique du funéraire. De plus, la gestion des espaces funéraires renvoie évidemment à la mort qui reste un sujet tabou et de fait peu attractif pour les élus. On est capables de mettre en place des politiques spécifiques pour les quartiers sensibles, les gens du voyage ou pour l’habitat des vivants, mais pas pour l’habitat final.
Au Grand Lyon, nous l’envisageons dans le cadre de la délégation de service public pour la gestion des deux cimetières communautaires, celui de Bron et celui de Rillieux, et dans notre responsabilité d’aménageur pour leur entretien et leur extension. Je maintiens qu’il serait intéressant d’avoir une prise de compétence plus marquée et un service spécifique car nombre de communes n’anticipent pas l’évolution de leur cimetière et vont se retrouver face à des difficultés qu’elles vont reporter sur le Grand Lyon. Par exemple, les cimetières communaux n’accueillent pas ou très peu les personnes de confession musulmane et déjà la question de cet accueil s’impose au Grand Lyon. De plus, les cimetières de confession juive sont aujourd’hui saturés. La création de nouveaux cimetières non laïcs est désormais interdite par la loi, nous nous devons donc de répondre à cette nouvelle demande. Or, nous n’avons aucune lisibilité sur le besoin d’accueil des personnes de cette confession qui a également des demandes bien particulières et qui ont été habituées à avoir des espaces complètement dédiés.

Le Grand Lyon envisage-t-il la construction de bâtiments dans les cimetières existants pour accroitre leur capacité d’accueil ou de créer  un nouvel espace funéraire ?

Nous n’en sommes pas là. Pour le moment, nous tentons de gérer au mieux les concessions, avons programmé un nouveau four à Bron pour faire face à l’augmentation de la demande de crémations et avons encore en recours une possibilité d’extension au cimetière de Bron.

Selon vous, est-il préférable d’installer un crématorium dans chaque cimetière ou d’augmenter le nombre de fours dans les crématoriums existants ?

On peut distinguer le lieu du crematorium des cimetières. Cependant, pour trouver une entreprise dans le cadre de la délégation de service public pour la gestion des cimetières communautaires, nous avons dû faire porter l’appel d’offre à la fois sur la gestion des cimetières et celle du crématorium plus intéressante pour les délégataires. En contrepartie de la construction et de la gestion du crématorium, nous avons établi avec le délégataire un contrat de 25 ans, durée nécessaire à l’amortissement de l’investissement. La décision de construction du crematorium de Bron a été prise par la Communauté urbaine en 1995 pour faire face à la saturation du crématorium municipal de Lyon. D’ailleurs la mise en fonction du crematorium de Bron a créé des tensions avec celui de la Ville de Lyon dont le chiffre d’affaire avait diminué dans un premier temps et d’une certaine manière ces tensions persistent aujourd’hui. Cette situation pourraient nous amener à penser qu’un seul service serait préférable mais, l’exemple de Grenoble montre que la solution du service unique qui englobe celui de pompes funèbres n’est pas non plus souhaitable. En fait, il semble plus intéressant pour garantir une offre diversifiée, de qualité et qui réponde à tous y compris aux familles en difficulté économique, de s’appuyer à la fois sur un service public et sur les entreprises privées. Pfi, les pompes funèbres intercommunales, qui gèrent le crématorium de la Guillotière pour le compte de la Ville de Lyon sont aussi service de pompes funèbres et donc en concurrence forte avec les sociétés privées. A l’inverse, le fait que la société gestionnaire des cimetières communautaires, la Saur, n’exerce pas le métier de pompes funèbres, facilite une relation plus saine avec les entreprises. Il y a une répartition des rôles à éclaircir et un juste équilibre à trouver dans l’intérêt des familles.

Les chambres funéraires sont-elles à implanter dans les cimetières ?

De mon point de vue, les chambres funéraires relèvent du service des pompes funèbres. Une chambre funéraire est un espace où l’on dépose un corps entre le décès et l’inhumation. Il n’a pas d’intérêt à être lié au cimetière. C’est très rare qu’un corps soit directement transporté d’une chambre au cimetière. Généralement il y a une cérémonie religieuse ou laïque avant l’inhumation ou la crémation. La question qui se pose plus fortement est celle du lieu de la cérémonie qui est de moins en moins souvent religieuse. Le statut de lieu de cérémonie civile n’existe pas. Il existe en mairie des salles pour les mariages ou les baptêmes, mais pas pour les décès !

Faut-il regrouper les différentes étapes des obsèques dans un même lieu ?

En ville, il est facile de se déplacer entre la chambre funéraire, le lieu de cérémonie, le cimetière. Les lieux peuvent de fait être en différents endroits dans la ville. Cependant, il est certain que la proximité de ces différents lieux peut faciliter le service et la vie des familles. De plus, les salles de cérémonie doivent être liées à un crematorium, à des chambres funéraires, à une maison de retraite ou un hôpital. Il est difficile de concevoir isolement des chambres funéraires.

De votre point de vue, comment faut-il adapter le cimetière pour que celui-ci réponde le mieux possible aux différentes cultures tout en demeurant un espace laïc ?

Les circulaires officielles nous conduisent à créer des espaces, des carrés, pour les différentes confessions religieuses. Il ne s’agit pas d’une loi qui contraint mais d’une circulaire qui invite les maires à agir ainsi.
Les maires restent libres d’agir comme ils l’entendent et par exemple, certains ne créent pas de carrés musulmans dans leur cimetière.
Concernant l’organisation de l’espace, le fonctionnement en clairières comme nous le développons me paraît bien adapté pour réguler la tension entre espace laïc et espaces confessionnels. Le cimetière reste ainsi celui qui accueille tout le monde, les différentes personnes attachées à leur religion et celles qui n’en ont pas. L’organisation d’un cimetière est une question politique : souhaite t-on cloisonner ou au contraire afficher une volonté de mixité et de vivre ensemble ?
Bien sûr, l’acceptation des exigences religieuses a ses limites. Le culte musulman a évolué par rapport à ses pratiques traditionnelles. Aujourd’hui il est par exemple admis d’inhumer les personnes dans un cercueil et plusieurs personnes dans un même caveau. L’évolution des pratiques israélites est plus difficile car les juifs avaient l’habitude d’avoir leurs propres cimetières et des concessions qui étaient vendues sous conditions par les autorités religieuses. Devoir acheter sa concession au maire ou au président de la collectivité est difficilement acceptable encore pour nombre de personnes de cette confession. Cependant, les cimetières sont désormais obligatoirement laïcs et les pratiques vont devoir évoluer. Des discussions avec les cultes émergent des compromis qui participent de ces évolutions.

Si les clairières ou carrés sont clairement affectés aux différents cultes, ne serait-il pas envisageable d’en confier la gestion aux cultes notamment pour répondre au mieux aux demandes des personnes de confession juive ?

Pour permettre une gestion partagée des concessions, il faudrait que la loi change. Aujourd’hui elle l’interdit. La loi n’autorise des attributions qu’aux familles ou aux individus. Ainsi, la personne de l’association bouddhiste qui a acheté une concession au cimetière de Bron et qui la met à disposition des personnes de son association met en porte à faux la Communauté urbaine, comme elle se met elle-même en difficulté. Cette concession ne peut pas être associative, elle est familiale, et ce sont ses enfants qui vont hériter de la concession, pas l’association.
Si la loi devait évoluer, nous pourrions effectivement envisager de nouvelles modalités d’affectation des concessions.
Peut-être cela éviterait des incidents comme celui que nous avons vécu à Rillieux lorsque le Rabbin a refusé l’inhumation d’une personne qui avait acheté une concession dans le carré juif car celle-ci n’était pas juive par sa mère. Cette situation a créé beaucoup d’émoi et la famille a été contrainte d’acheter très vite une autre concession ailleurs.
Toutefois, je ne suis pas sûre que ce soit tout à fait simple de multiplier les vendeurs de concessions et de répartir cette mission entre le Maire ou Président et les différents cultes. Quoi qu’il en soit, nous devons y réfléchir, comme nous réfléchissons au port du voile à l’école ou au menu des cantines scolaires.

Le cimetière connaît également une tension entre espace public et espaces privatifs puisque les concessions appartiennent, au moins pour un temps donné, aux particuliers. Comment gérer au mieux cette tension ?

Le cimetière de Bron a été construit sur le principe de cimetière paysagé, ouvert au public à la fois celui qui vient pour se recueillir, mais aussi celui qui vient comme il viendrait dans un parc public pour se promener, se détendre, voire même piqueniquer.
Dans les faits, la quasi totalité des personnes qui fréquentent le cimetière viennent pour des inhumations ou pour se recueillir. Certes, le parc de Parilly à proximité est beaucoup plus attractif dans sa vocation de parc public. Cependant, je ne pense pas que cette proximité soit la seule explication. Le cimetière demeure le lieu des morts et, en France notamment, la mort ne fait pas partie de la vie. La mort reste dans le registre de l’intime, quelque chose qui n’est pas à partager.
A l’intérieur du cimetière, la relation entre espace public et espaces plus privatifs est parfois difficile. Je pense par exemple à la cohabitation entre les bouddhistes qui offrent une fête à leur défunt quand d’autres le pleurent. Cependant, une organisation bien pensée du cimetière peut apaiser cette tension entre espace collectif et espaces plus privatifs.

L’idée d’ouvrir plus le cimetière sur la ville en offrant des traversées, des visuels ou en accueillant de nouveaux usages vous semble donc irréaliste ?

L’idée de permettre des traversées pour éviter aux piétons de faire de longs détours est effectivement une belle idée. Cependant, la cohabitation d’usages différents peut se révéler difficile. Le joggeur peut gêner des personnes qui participent à une inhumation ou à une dispersion de cendres. De plus, l’ouverture des cimetières comporte des risques de vandalisme ou de vols. Dans la clairière qui accueille les enfants au cimetière de Bron, les parents déposent souvent des souvenirs, des jouets ou des peluches et il est déjà arrivé que ceux ci soient volés. Enfin, les actes de profanation sont aussi une hantise. Ce non respect des morts est particulièrement douloureux et développe des réticences à l’idée d’ouverture et le vœu des familles que cet espace reste fermé, protégé.
Commencer par remplacer les hauts murs par des grilles offrant des transparences, des vues, permettrait d’éviter l’effet forteresse et aux cimetières de mieux s’intégrer dans le paysage urbain. Mais, de mon point de vue, ces ouvertures visuelles n’auraient qu’un faible impact sur l’idée d’ouverture pour une plus grande appropriation des cimetières.

Les contraintes environnementales conduisent le Grand Lyon à engager de lourds travaux notamment au cimetière de Bron. En quoi consistent-ils précisément ?

La création d’un cimetière fait l’objet d’une enquête commodo incommodo qui porte sur la nature du terrain. Le Grand Lyon n’a été autorisé à construire un cimetière qu’à condition que celui propose des caveaux autonomes et préfabriqués, c’est à dire des caveaux étanches et aérés que le Grand Lyon construit puis loue aux familles. Le Grand Lyon oblige donc des concessions avec caveaux. Chaque caveau abrite un bac à poudre qui minéralise les liquides et est équipé d’un système de ventilation qui facilite à la fois la décomposition des corps et l’évacuation des gaz qui sont filtrés avant d’être rejetés.
Ces dispositions auxquelles nous sommes contraints évitent une pollution de la terre et surtout de la nappe.  De même, le fonctionnement d’un crematorium doit respecter d’importantes exigences dans ce domaine, notamment en matière de filtrage des fumées.

Faudrait-il repenser l’organisation interne des cimetières, et si oui à partir de quels principes d’aménagement ?

Le cimetière est un espace en mutation et il serait effectivement intéressant de penser son évolution, de l’anticiper et de se projeter dans de nouveaux possibles. Cependant, nous manquons encore beaucoup d’imagination.
De plus, nous avons été échaudés par des expérimentations qui n’ont pas été concluantes, comme celle de caveaux autonomes hors sol dans une ville du sud de la France qui a rencontré de nombreux problèmes techniques.
Et, comme le sujet reste tabou, nous ne nous autorisons pas à être créatifs, et c’est fort dommage.

L’art funéraire est assez classique et semble avoir peu évolué. Ne mériterait-il pas d’être renouvelé ?

L’art funéraire est d’une misère navrante. Là encore, le manque d’audace et d’imagination face à un sujet aussi sensible empêche tout mouvement vraiment créatif. Je pense à une tombe qui n’est pas comme la grande majorité en granit rose poli et qui se distingue par sa couverture en céramique, autrement plus poétique, plus originale et personnalisée.
Pourquoi n’irions nous pas vers une plus grande personnalisation, oser les graphs, oser de la couleur pour les cercueils, revendiquer des choses moins anonymes ?