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Saint-simonisme, Mutuellisme, Solidarisme et mouvements issus du Catholicisme social : des doctrines fondatrices d’une tradition d’anti-individualisme pour Lyon

Étude

Date : 25/05/2009

Lyon a joué un rôle important dans l’élaboration, à partir des années 1830, de grandes doctrines qui sont le fondement, sur le plan de la pensée et des actes, d’une tradition anti-individualiste et de solidarité. Saint-simonisme, Mutuellisme, Solidarisme et les mouvements issus du Catholicisme social ont pour point commun de chercher à réassocier une société en proie à l’individualisme, de réfléchir aux moyens de susciter un ordre social et économique plus juste, en disant « non » aux positions extrêmes (collectivisme d’un côté, laisser-faire libéral de l’autre).
Dans les années 1830-1900, c’est à Lyon que l’école saint-simonienne réussit le mieux à s’incarner dans des réalisations (banques, voix ferrées, écoles…), à Lyon encore que le Mutuellisme trouve son épicentre ; Lyon contribue ensuite à la doctrine solidariste. Dans le même temps, en opposition à ces courants républicains, naît un mouvement catholique social très fécond, autour d’une revue, La Chronique sociale. A l’intérieur de ce mouvement et contre lui naîtront plusieurs écoles, les plus importantes pour Lyon étant le Personnalisme dans les années 1930, puis Economie et Humanisme une décennie plus tard. Entre ces pensées, il existe de multiples liens d’influence, mais aussi des oppositions marquées .

Sommaire

1.    Le Saint-simonisme et Lyon
2.    Le Mutuellisme et Lyon
3.    Le Solidarisme et Lyon
4.    Les mouvements issus du Catholicisme social : la Chronique sociale et le Personnalisme