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Regards croisés sur les sciences participatives : l’exemple de l’observatoire des papillons des jardins

Étude

Né en 2006, l’Observatoire des papillons des jardins (OPJ) est le plus ancien programme de science participative en matière de biodiversité en France. Plus de 2000 citoyens participent aujourd’hui à ce programme.
Véronique Brondeau est chargée de l’animation du programme au sein de l’ONG Noé Conservation. Benoît Fontaine est quant à lui chargé du volet scientifique au Muséum National d’Histoire Naturelle.
Deux regards différents et complémentaires pour comprendre quelques-uns des enjeux des sciences participatives.
Date : 30/08/2014

L’observation citoyenne de l’environnement s’est beaucoup développée au cours des dernières décennies. Dans le domaine de la biodiversité, le mouvement s’est particulièrement épanoui dès la fin des années 1980, avec l’émergence des premiers programmes de sciences participatives. Le principe, qui consiste à mobiliser des volontaires afin de fournir des données d’observation aux scientifiques, a d’abord impliqué des spécialistes et des passionnés. Puis, à partir du milieu des années 2000, le processus s’est démocratisé afin de permettre la participation d’un public beaucoup plus large.

Né en 2006, l’Observatoire des papillons des jardins mobilise aujourd’hui plus de 2000 citoyens bénévoles.
Il est le plus ancien programme national de science citoyenne en matière de biodiversité en France. Véronique Brondeau, chargée de l’animation du programme au sein de l’ONG Noé Conservation, et Benoît Fontaine , chargé du volet scientifique du programme au sein du Muséum National d’Histoire Naturelle, nous livrent chacun leur point de vue sur cette expérience.


SOMMAIRE :

  • L’OPJ, comment ça marche ?
  • Les sciences citoyennes : plutôt « sciences » ou plutôt « citoyennes » ?
  • Quel bilan ?
  • Les facteurs de réussite et les difficultés