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Le Rhône, attracteur politique et symbolique ?

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Date : 01/03/2006

Notre rapport à la "chose publique" est tributaire des "formats" que l’histoire nous assigne. Une question se pose à la charnière des XXe-XXIe siècles. Le format étatique-national est-il caduque ou entre-t-il en composition avec d’autres formats dont les ressorts ne sont pas ceux de la relation entre entités souveraines ? Notre rapport aux "biens" est, lui, tributaire de catégories juridiques ordonnant leur mode d’appropriation sur le principe de la scission privé/public. Les valeurs patrimoniales désormais indexées sur un objet naturel, tel le fleuve Rhône, ne suggèrent-elles pas que le temps de l’appropriation des biens, privée ou publique, s’ouvre sur un autre temps : celui de la définition de nos "biens communs" ? Ce qui advient comme "patrimoine de l’humanité" ne constitue-t-il pas, d’ores et déjà,  une collection de "biens communs" ?Philippe Dujardin.