Que prend-on en compte ?
Le Grand Lyon a pour mission de traiter les eaux usées de l’agglomération. Il dispose dans ce but de huit stations d'épuration, celles de Saint-Fons et Pierre-Bénite absorbant 90 % des eaux collectées. Les eaux traitées rejoignent ensuite le Rhône. Parmi les polluants majeurs issus des eaux usées, les matières azotées génèrent une dégradation écologique des cours d’eau par eutrophisation.
L’indicateur est calculé sur la base des flux entrant et sortant d’azote réduit en kg/jour dans les stations d’épuration du Grand Lyon (on utilise les chiffres consolidés annuels). Il illustre la capacité de la collectivité à limiter l’impact des rejets d’assainissement sur les cours d’eau.
Qu’apprend-on ?
La performance pour l’année 2005 était assez faible (39%). Il en va de même pour les années précédentes. En effet, la construction des installations d’épuration du Grand Lyon datant des années 70, aucune des stations n’a été conçue pour traiter l’azote. Des travaux de mise à niveau à St Fons (2005) et à Pierre-Bénite (2006) permettent d’y traiter l’azote. Les résultats sont là : la performance de dépollution des matières azotées, faible jusqu’en 2004, s’améliore sensiblement en 2005 puis 2006.
On notera que le Rhône, compte-tenu de son débit, dispose d’une forte capacité de dilution : ainsi sur 10 ans, le nombre de mesures physico-chimiques indiquant une mauvais qualité de l’eau du Rhône liée à l’azote reste faible, à l’amont comme à l’aval de l’agglomération, indiquant ainsi un faible impact de l’agglomération.
Source : Grand Lyon
Evolution de la performance de dépollution des matières azotées