Que prend-on en compte ?
La collecte sélective permet une séparation à la source, au niveau des habitants, entre les ordures ménagères et les matériaux recyclables (emballages, métaux, papiers, cartons…). Après leur collecte, ces derniers sont envoyés dans quatre centres de tri du Grand Lyon, où ils sont séparés par matière puis expédiés vers des filières de recyclage.
Toutefois, à l’entrée en centres de tri, une part de ces déchets peut être refusée, du fait d'un tri incorrect des déchets par les habitants. Ces déchets refusés sont envoyés à l’incinération, voire en enfouissement, et ne peuvent ainsi pas faire l’objet d’un recyclage.
Exprimé en pourcentage, le taux de refus de tri représente la part de ces volumes refusés dans les centres de tri du Grand Lyon. Cet indicateur illustre, au travers de la question du tri sélectif, l'engagement des habitants pour la mise en œuvre de pratiques quotidiennes favorables à un développement durable.
Qu’apprend-on ?
La mise en place de la collecte sélective s’est déroulée de 1996 à 2002 par phases successives, d’abord sur les communes périphériques pavillonnaires puis sur les communes à forte densité en habitat collectif. Ceci explique la baisse de performance jusqu’en 2003, où le taux de refus de tri atteignait un peu plus de 47 %. Les actions de sensibilisation auprès des habitants et les campagnes de communication ont permis de ramener le taux de refus de tri à 31,6 % en 2006.
Ces résultats sont encourageants, indiquant une amélioration notable de la pratique du tri par les habitants du Grand Lyon. Toutefois, ces derniers résultats restent encore éloignés de l’objectif de 20 % fixé par le Plan Départemental d’Élimination des Déchets Ménagers et Assimilés du Rhône. La vigilance reste donc d’actualité.
Source : Grand Lyon
Evolution du taux de refus de tri des déchets ménagers