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MONDIALISATION/COMPÉTITIVITÉ
 
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Yves LAURENT-L’art et la manière de faire fructifier l’excellence

Interview réalisée pour la revue M3 n°5
"Un territoire compétitif est celui où l’on est capable de rassembler les forces publiques et privées, où l’on trouve de l’emploi, de l’innovation, et où la rémunération est élevée."



Auteur : Yves LAURENT, directeur général de Lyonbiopôle

Date : 20/01/2013


Propos recueillis par Geoffroy Bing.pour la revue M3 n°5.

Un réseau d’hôpitaux irréprochable, une recherche pointue, de grandes entreprises prestigieuses,une cohorte de PME : la région lyonnaise excelle dans la filière santé. Sur cette base, pour tenir un pôle mondial de biotech, il faut construire de véritables alliances économiques. L’analyse d’Yves Laurent, directeur général de Lyonbiopôle.

Quel regard portez-vous sur l’état de la concurrence dans la filière des biotechnologies ?

Nous sommes dans une économie mondialisée, ce qui signifie que n’importe quel projet « biotech » est d’emblée confronté à une concurrence mondiale. La concurrence se joue aussi bien sur la capacité à attirer les talents et les capitaux sur un territoire que sur la capacité à les pérenniser et les transformer en création de valeur et en entreprises. Les biotechnologies illustrent particulièrement bien ces défis, car elles sont très gourmandes en capitaux et en matière grise. Il faut bien voir que les grandes entreprises pharmaceutiques investissent dans les lieux où se concentrent ces « actifs » et où elles trouveront leurs relais de croissance.


Sur quoi repose la compétitivité de la région lyonnaise dans le champ de la santé ?

Précisément, il suffit de regarder du côté des « actifs » de ce territoire : Lyon a un important réseau d’hôpitaux, adresse à peu près toutes les pathologies, a un très bon suivi des malades. Un maximum de patients sont concentrés en une même zone, ce qui est assez remarquable en France. Nous avons un corps médical et des formations scientifiques en biologie, en infectiologie et en cancérologie qui sont excellents, des industriels leaders comme bioMérieux, Genzyme, Sanofi-Pasteur, Merial, et maintenant nous atteignons une masse critique de PME. Des efforts importants ont été réalisés pour travailler dans un format plus collaboratif que par le passé, notamment grâce à la dynamique des pôles de compétitivité. Il faudra poursuivre ce travail d’amélioration des relations entre le monde académique et le monde privé, de manière à renforcer mutuellement ces actifs du territoire. Cependant, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une filière en forte croissance. Cela nous oblige à faire l’effort de nous projeter à dix ans et plus, et de nous donner les moyens d’atteindre nos objectifs.


Quels sont la vision d’avenir et les objectifs de Lyonbiopôle ?

Il est temps que Lyon se positionne comme un pôle santé de rang mondial, qui convoque tout un ensemble d’autres filières comme les micro-nanotechnologies ou TIC, là où il en a besoin. De grandes filières comme les NTIC ou les micro-nanotechnologies se comportent ainsi. Grenoble, par exemple, ne raisonne qu’à travers son savoir-faire dans les micro-nanotechnologies. Et, à partir de cette position de force, exploite les multiples manières de valoriser ce savoir-faire dans d’autres filières comme l’énergie, les TIC, la santé, etc. Et ce faisant, finalement, avec une offre générique elle devient donneur d’ordre. C’est la raison pour laquelle, en accord avec les collectivités territoriales, notre dernier conseil d’administration a décidé de faire de Lyonbiopôle l’animateur de la filière santé dans la région, pour rechercher plus d’efficacité dans les projets et de lisibilité auprès des investisseurs.


La compétitivité de Lyon dans les biotechnologies se mesure à sa capacité à faire émerger et grossir les entreprises. Est-ce que cela fonctionne ?

Depuis une quinzaine d’années, un « portefeuille » de PME s’est développé, non sans difficultés. Je constate néanmoins que le fonctionnement intime des PME n’est pas assez pris en compte par
les pouvoirs publics, ce qui est un réel frein à leur développement. Qui sait ce qu’il en coûte pour décrocher une aide, monter les dossiers, faire les démarches, rendre des comptes, tout cela avec des temps d’attente trop importants et in fine une « aide » se limitant aux fonds propres de l’entreprise ? Il faut maintenant faire du concret : financer les besoins en fonds de roulement et en trésorerie des entreprises, leur donner les moyens d’attirer des talents, de favoriser leur croissance, de résister à des difficultés conjoncturelles. C’est la raison pour laquelle j’en appelle, tout particulièrement dans la filière santé, à la création d’un vrai guichet unique efficace disposant de réelles capacités d’actions « rapides » et, de manière simultanée, à une rationalisation courageuse de l’environnement des PME pour faire de celles-ci de vrais « athlètes de haut niveau ».


Peut-on mesurer les retombées sur le territoire de la stratégie de compétitivité conduite par Lyonbiopôle ?

D’une manière générale, rechercher la compétitivité permet de se dépasser, donc d’offrir plus que ce qui existerait sans cette motivation. Un territoire compétitif est celui où l’on est capable de rassembler les forces publiques et privées, où l’on trouve de l’emploi, de l’innovation, et où la rémunération est élevée. La compétitivité fournit des arguments pour rendre un territoire attractif. Avec les richesses créées, on finance de la culture, des équipements, des services publics. C’est toute la capacité d’investissement du territoire qui en dépend. Sur le plan économique, on voit bien que les stratégies de compétitivité permettent aux PME de se renforcer, de créer des emplois, de se lancer dans des projets d’innovation. Sans l’ouverture du Centre d’infectiologie, nous n’aurions pas eu PX’Therapeutics, par exemple, et la société Transgene serait très certainement restée entièrement à Strasbourg. On voit que Genzyme se réimplante chez nous, qu’Aguettant investit dans le biopôle de Gerland. Ce sont autant de signes qui témoignent d’un territoire compétitif. On augmente l’effet de masse à travers cette politique : on est attractif et on se rend encore plus attractif. Cela permet de créer de l’emploi ou au moins d’en sauvegarder ! Il faut savoir qu’il y a des territoires que Sanofi déserte complètement. Ici, l’accroche se fait, ils se lancent dans des projets à long terme. Voir une telle entreprise renforcer sa position sur Lyon, c’est une marque tangible de compétitivité !



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> Yves_Laurent-competitivite-M3.pdf (pdf-25ko)
Fiche actualisée le : 15/02/2013
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