Marc Wiel, ancien directeur de l’Agence d’Urbanisme de Brest, membre associé du Conseil Général des Ponts et Chaussées, montre que le désir de vitesse façonne l’aménagement urbain au détriment du plaisir de se déplacer dans une ville qui serait plus humaine et plus civilisée sans la pression d’une telle obsession.
"La question de la circulation est une question récurrente puisqu’on parlait déjà, dans l’antiquité, des embarras de Rome, la première ville de plus d’un million d’habitants de notre histoire. Cela plaiderait pour que la difficulté de circuler soit une fatalité attachée aux plus grandes agglomérations. Cette déduction n’est que partiellement vraie, comme nous le verrons à la fin de ce propos. J’essaierai auparavant de montrer que toute solutionvraiment satisfaisante aux difficultés rencontrées dans ce domaine exige un élargissement de la question traitée, pour l’inclure dans celle de la gestion urbaine, désignée classiquement " l’urbanisme ", ce qui nous fera retomber sur l’éternelle question de notre capacité à gérer de façon satisfaisante (pour les parties) les rapports entre individus et société...."
Ce texte fait partie d'un cycle de sept conférences-débats organisées de novembre 2002 à mai 2003 par Economie & Humanisme, la Communauté urbaine de Lyon (Millénaire3) et le Muséum d'Histoire Naturelle de Lyon sur le thème des grands enjeux de la société sous l'angle de la complexité des comportements humains.