La politique volontariste de développement des modes doux affichée par le Grand Lyon trouve une bonne illustration à travers Vélo’V. C’est dans le cadre du renouvellement du marché de mobilier urbain que le Grand Lyon a rédigé le cahier des charges du projet Vélo’V qui a ensuite été mis en œuvre par le prestataire sélectionné (JC Decaux). En quelques mois, par son originalité et son envergure, cette nouvelle offre de service public a acquis une notoriété qui dépasse largement les frontières.
Un service de transport public individuel entièrement autonome
Avant de lancer le projet, les expériences d’autres villes (Vienne, Rennes, Oslo, Amsterdam…) ont été l’objet d’une attention particulière afin d’identifier les « bonnes pratiques » et les causes de dysfonctionnements. Le principe est le même dans tous les cas : un usager emprunte un vélo à un endroit, circule librement avec pendant un temps donné et le rend à un autre endroit, l’ensemble est géré par une système automatisé. A Lyon, le système a été mis en place à grande échelle (2000 vélos et 173 stations dans la première phase, 4000 vélos à terme) et est entièrement financé et exploité par JC Decaux. Une équipe est notamment mise à pied d’œuvre pour la maintenance des vélos et des bornes détériorés et pour assurer la disponibilité des vélos à chaque station.
Une appropriation durable de Vélo’V par les Lyonnais
Après seulement dix mois de mise en service (mai 2005), les vélos rouges et leurs bornes automatiques font désormais partie de l’urbanisme lyonnais. Les signes de succès du projet ne trompent pas : 15 000 locations par jour en automne et 12 000 en hiver, 40 000 abonnés en l’espace de 6 mois. Ces chiffres sont la marque d’une appropriation durable de Vélo’V par les Lyonnais.
Une invitation à l’utilisation des modes de déplacement doux
Vélo’V a changé l’animation de la ville. Il donne au déplacement à vélo un caractère ludique et convivial qui induit une nouvelle perception du « vivre en ville ». Le projet a également permis d’impulser une nouvelle forme de mobilité en ville dont on peut attendre qu’elle se traduise par une utilisation accrue du vélo en général. Pour renforcer cet effet, le projet Vélo’V doit impérativement s’accompagner d’une politique engagée en matière d’aménagements de pistes cyclables et d’installation de parking à vélos personnels afin de laisser à l’usage du vélo personnel toute la liberté de se développer en ville.