Pourtant, les premiers symposiums de sculptures qui se tiennent en Europe datent de 1950. Lyon démarre donc avec vingt ans de retard, et sur le modèle, déjà presque passéiste, de ce que les Anglo-saxons nomment les « dropped sculptures » : des sculptures posées dans un lieu sans lien réel avec le contexte.
En 1978, Lyon achète des œuvres qui n’ont pas été créées in situ pour les disposer ensuite dans un quartier alors en pleine construction : la Part-Dieu. C’est le cas du Pollueur de Joseph Ciesla (dalle piétonne, la Cité administrative), de Synchromie n°1 de René Roche (dalle piétonne près de l’immeuble « le PDG ») ou encore d’Etre de Louis Molinari (devant L’Hôtel du Grand Lyon). « Politiquement, il était important de tenter de faire en sorte que la population s’approprie ce quartier qui était très décrié. Il s’agissait d’ « adoucir » peut-être la brutalité architecturale et urbanistique de ce nouveau quartier » se souvient Marie-Claude Jeune, ancienne conseillère pour les arts plastiques à la DRAC de Rhône-Alpes, Direction régionale des affaires culturelles. Pourtant, dix ans auparavant, à l’occasion des JO de 1968, la Ville de Grenoble avait passé commande d’œuvres in situ à quinze sculpteurs.
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Un deuxième Symposium de sculptures, en 1980, crée des parcs de sculptures dont celui de la Cerisaie (Lyon 4e), sur un modèle américain alors en vogue, mais là encore assez vite dépassé. Lors des Journées Européennes du patrimoine 2010, la Ville de Lyon a inauguré un parcours intitulé « Art et Paysage : le parc de la Cerisaie » présentant diverses œuvres installées en 1980 et récemment restaurées. Parmi elles, Autoportrait de Jean-Pierre Raynaud, Hommage à Léon de César et Cathédrale de Geneviève Dumont.