Impertinent dans son rédactionnel, Trublyon fait la part belle à la mise en page en permettant à de jeunes photographes, graphistes et illustrateurs de s’exprimer et de se faire connaître. Sans agenda culturel, Trublyon propose des découvertes, des rencontres avec des auteurs, des plasticiens, des musiciens… Trublyon est un relais entre les créateurs et le public. Il est aussi une plate-forme pour les jeunes créateurs.
Ce trimestriel lyonnais gratuit est né en juillet 2003. Tiré à 20 000 exemplaires, il est distribué dans environ 150 lieux sur Lyon dont la moitié sur le premier arrondissement, quartier dans lequel vit l’essentiel du lectorat visé par Trublyon. Trublyon ne cherche pas à cibler une population particulière, mais à « atteindre des gens curieux, ouverts » qui sont souvent de jeunes urbains. Chaque numéro est lancé par une soirée à thème dans un bar de Lyon.
A l’origine, Trublyon est né de l’activisme de 4 jeunes lyonnais : Antoine Allègre et Richard Gaitet (tous deux étudiants en lettres), Emma Hebert (qui travaillait pour le site webcity) et Cart 1 (graffeur et graphiste). Lassés d’entendre dire qu’il n’y avait pas de création graphique à Lyon, ils ont décidé de créer un espace qui donnerait la parole aux nombreux artistes de leur connaissance qui peinent à trouver des lieux d’expression. Le projet Trublyon s’inscrit plus largement dans la volonté de proposer, avec un journal, une alternative à la pensée unique. Chaque rédacteur est libre et responsable des propos qu’il tient. De ce fait, Trublyon offre un grand éclectisme stylistique, de l’écriture journalistique au papier d’humeur, sans négliger la poésie ou la fiction. La mise en page et le graphisme du journal reflètent eux aussi ce parti pris. Chaque numéro décline un thème sous plusieurs angles, à travers l'écriture et le graphisme.
De l’équipe originelle ne reste plus aujourd’hui qu’Emma Hebert et Cart 1, qui affichent tous deux leur attachement à la formule d’origine et plus encore à la gratuité du support. Ils expliquent leur position en rappelant qu’ils travaillent l’un pour le web, l’autre sur les murs, deux média d’accès libre et gratuit.
Remarque : Il est possible de s’abonner pour 15 euros par an au magazine, abonnement de soutien.