 | Révolution du vivant |
Références(s) : Texte et débat extraits du Cahier Millénaire 3, n° 30 , p 55-62.
Texte écrit pour le cycle des conférences "Dialogues en Humanité" organisé par Economie & Humanisme, Millénaire3 et le Musée d' Histoire Naturelle de Lyon en 2003-2004.
Auteur : Corinne Lepage
Date : 01/01/2004
L'introduction des OGM pose énormément de questions et conduit de plus en plus de gens à s’interroger sur ce que veut dire le progrès technologique : comment se définit-il ? Le débat sur les OGM est au carrefour de trois sujets essentiels: - Il pose la question de la charge de la responsabilité liée au progrès technologique. Lorsqu’une nouvelle technologie est utilisée, qui supporte la responsabilité des effets négatifs ? - Autre question très importante : celle du mode de décision. Quel est le rôle du citoyen, puisque 80 % de gens ne le veulent pas et qu’une décision semble devoir néanmoins être prise ? Quelle a été la réalité de la part de pouvoir du politique dans ce choix ? Plus globalement, quelle est,aujourd’hui, la part du politique dans les grandes orientations du monde ? - Enfin se pose la question de la brevetabilité du vivant, brevetabilité du végétal et de ses conséquences. Depuis que le monde est monde, les paysans ont hybridé leurs semences et les ont réutilisées. Avec la « brevetabilité » du vivant, c’est terminé : les agriculteurs doivent, chaque année, racheter la semence OGM et payer le brevet qui va avec.
Ces trois questions amènent à orienter la démonstration sur les interrogations éthiques, économiques et politiques posées par les OGM.
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