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PATRIMOINE ET IDENTITÉ : GROS PLANS
 
 
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Requalification de l'espace et dynamisme économique


dans l'agglomération stéphanoise

Références(s) : Agenda métropolitain Lyon - Saint Etienne / Printemps 2005.

Chaque saison, le réseau de veille Lyon - Saint Etienne décrypte les dynamiques métropolitaines à travers quatre Gros Plans.


 



Reconquête urbaine, repositionnement économique, recherche d’une image positive facteur d’attractivité… le chemin qui mène au renouveau d’un territoire est souvent bien long. Bassin en conversion depuis près de 40 ans, l’agglomération stéphanoise semble aujourd’hui réunir toutes les conditions nécessaires à un redémarrage de sa croissance. Il suffit de se rendre dans sa ville centre, Saint-Etienne, pour en prendre toute la mesure. Seconde ligne de tramway, Cité des affaires qui accueillera le monumental et prestigieux siège social de Casino… la politique des grands travaux est lancée et s’intensifiera tout au long de l’été, avec la pose de la première pierre du Zénith ( juin ), celle du parc technologique Métrotech ( juin ) et l’émergence de la Tour de la Cité du Design ( juillet ).


 


 



 Priorité aux reconversions rapides et à l’emploi
Cessations d’activité, extensions, transferts… ces phénomènes qui rythment le quotidien de la vie économique d’une région ont de tout temps laissé derrière eux des cicatrices parfois lentes à se refermer. Le bassin stéphanois en sait quelque chose. Frappées par la fermeture
des houillères , puis par les récessions industrielles des années 70-90, qui ont touché successivement les secteurs du textile et de la métallurgie, de nombreuses communes du Sud Loire ont dû faire face au problème de la reconstitution de leurs ressources fiscales.
Soucieuses de compenser tant bien que mal les emplois perdus, ces communes ont trop souvent œuvré dans l’urgence, sans réellement mettre en place de politiques cohérentes en matière de requalification de l’espace. Démolitions d’usines à tout va, créations de grandes zones industrielles en périphérie des villes, tous les moyens sont bons pour rompre avec les images du passé et attirer de nouvelles activités créatrices d’emplois. Bref, la question de la reconquête des friches relèvent à l’époque plus d’une logique d’opportunité que d’une logique d’anticipation. Ignorées, peu ou mal traitées, les friches industrielles font dans le meilleur des cas office de portefeuille financier, mais ne semblent pas réellement trouver leur place au sein des politiques économiques et d’urbanismes du moment. Pourtant, en 1979, l’agence d’urbanisme Epures s’intéresse au phénomène et réalise un premier recensement à l’échelon départemental.
A l’époque, les friches industrielles dans la Loire se répartissent sur 49 sites, représentant une superficie totale de 200 ha. Fort de ce constat, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saint-Etienne/Montbrison lance l’année suivante une bourse aux locaux vacants. L’objectif, offrir une reconversion économique rapide aux sites industriels laissés à
l’abandon. Dans le même temps, certaines communes, à l’image de Saint-Etienne, mettent en place des politiques d’intervention en matière d’immobilier d’entreprise. Acquisitions foncières et immobilières, facilitées de créance pour limiter l’endettement des entreprises et préserver ainsi leur autofinancement et leur capacité d’emprunt à l’investissement productif, baisse de la taxe professionnelle, augmentation de la prime régionale à la création d’emploi… autant de mesures qui, ajoutées aux aides générales définies dans le cadre de l’installation en 1984 du Pôle de Conversion Loire Sud, auront un impact positif en terme d’emplois
créés et maintenus.

La course à l’échalote
Si ces politiques volontaristes parviennent à attirer de nouvelles entreprises au sein des communes les plus riches ( ex : création à Saint- Etienne d’un établissement Boiron SA par la
maison mère de Sainte-Foy-Lès-Lyon ), elles ont surtout pour effet d’entraîner un vaste mouvement de délocalisation-relocalisation au sein même de l’agglomération. Bennes Rhône-Alpes (Sorbiers), Spic Trindel ( Roche-la-Molière ), ATN ( Saint-Priest-en-Jarez )… autant d’entreprises « banlieusardes » qui opèrent un retour remarqué dans la ville-centre, Saint-Etienne. Résultat, les rentrées fiscales glanées par certaines communes sont autant de manque à gagner pour les autres. Concurrence, surenchère pour attirer les entreprises, « pendant de nombreuses années, les communes de l’agglomération se sont livrées à une véritable course à l’échalote », expose Sylvain Liaume, directeur adjoint Aménagement du Territoire de Saint-Etienne Métropole. Et d’ajouter : « L’intercommunalité et le passage à la taxe professionnelle
unique a mis un terme à ces querelles de clocher et a permis de mettre en place une gestion plus cohérente du traitement des friches et de l’accueil des entreprises en général  »
Dans la vallée du Gier, la nécessité d’une gestion intercommunale des sites industriels laissés à l’abandon devient une évidence dans le milieu des années 80. Si les premières opérations communales de reconquête des friches opérées quelques années plus tôt ( ex : JB
Martin et Strafrance à Saint-Chamond, Calibracier à l’Horme… ) ont contribué à revaloriser l’ensemble de la vallée, le déficit d’image du Gier n’en reste pas moins colossal. En 1984, les élus confient à
« Banlieue 89 », une étude destinée à réfléchir sur les moyens de modifier cette image. Cette étude préconise la mise en place d’un plan intercommunal de « promotion et de renouveau économique et social de l’ensemble de la vallée du Gier ». Création d’une conférence intercommunale en 84-85, d’une association des maires en 86, la dynamique est lancée.

L’émergence d’une logique publique d’anticipation
Le milieu des années 80, marque également le point de départ d’une nouvelle façon d’appréhender le traitement des friches industrielles. La logique d’opportunité, appliquée jusqu’alors, cède peu à peu sa place à une logique publique d’anticipation. La requalification progressive
de la manufacture de velours Giron à Saint-Etienne en est le premier exemple. En 1974, la société de promotion immobilière SADEC achète 15 000 m2 pour y édifier les Résidences du Parc de Fourneyron. En 1978, Intermarché s’installe dans un bâtiment de 2
400 m2. En 1984, la logique publique urbaine fait finalement son apparition, lorsque la municipalité préempte la transformation d’un dernier lot de 27 600 m2 en ZAC « Chantegrillet », destinée à l’accueil d’une galerie d’antiquaires, d’une salle des ventes, de bureaux et d’un pôle de centralité ludique reposant sur l’association d’un restaurant et d’une boîte de nuit. A cela vient s’ajouter un programme de 79 logements ( dont 9 maisons de ville ) constituant
« Les Allées du Parc », le transfert du commissariat de police de Saint-François et l’arrivée d’une partie des services EDF. L’objectif de reconquête urbaine à travers l’extension du centre ville traditionnel est clairement affiché. Le deuxième exemple qui marque une évolution très nette des logiques d’intervention n’est autre que la mise en place du Technopôle. En 1982, la CFAS ( Compagnie Française des Aciers Spéciaux ) vend une partie des installations de la Compagnie des Fonderies, Forges et Aciéries de Saint-Etienne, à l’administration
des impôts, à la société Oilfield Chemica Service et à la Ville. Cette dernière envisage de lancer un programme de logements sociaux à l’emplacement des cités ouvrières taudifiées. A partir de novembre 1983, la logique d’opportunité fait place à une logique publique de parc d’activité. L’objectif est désormais d’accueillir le Pôle productique Rhône-Alpes que le CIAT (Comité Interministériel pour l’Aménagement du Territoire ) a inséré en juillet 1983 dans le cadre du contrat de plan Etat-Région ( 1984-1988 ). La Ville espère ainsi amorcer un processus de développement autocentré autour de la tradition mécanicienne locale. En décembre 1988, c’est la logique de pôle structurant qui prend forme au travers de la création de l’association « Saint-Etienne Technopolis ». Bientôt doté d’un centre de vie inter-entreprises ( restauration, salle de réunion, de conférences, des services de proximité ), le Technopôle a pour vocation de devenir la vitrine d’une « technopole » tournée vers des projets de développement « high-tech ».
Autre exemple, inspiré de la même logique : la reconversion de la friche Manufrance. Le programme de réhabilitation de l’opération
« Manufrance Avenue », rebaptisée  « Espace Fauriel » a été conçu pour être le symbole du passage de l’industrie traditionnelle aux activités tertiaires et technologiques. Centre des Congrès, Centre d’affaires, Chambre de Commerce et d’Industrie, Ecole Supérieure de Commerce… l’Espace Fauriel est aujourd’hui une cité administrative, un centre de vie, mais aussi d’animation avec son planétarium.


Les friches au cœur des questions d’attractivité et de développement métropolitain
Si les reconversions des sites Giron, Manufrance et Technopôle ont valeur d’exemples, ils n’en restent pas moins des épiphénomènes au sein d’une gestion globalement opportuniste de la question des friches. Il faudra attendre la fin des années 90, marquée par le développement de l’intercommunalité et par un regain d’intérêt pour les politiques foncières, pour voir enfin se dessiner une politique volontariste et cohérente en la matière. En 1998, suite à l’annonce du plan de restructuration de Giat et de la fermeture programmée du site Carnot-Saint-Etienne, l’Etat décide de doter l’Ouest Rhône-Alpes d’un outil de maîtrise et de recyclage du foncier. Très vite, l’EPORA ( Etablissement Publique foncier de l’Ouest Rhône-Alpes ) se voit confier une double mission : traiter les sites économiques en mutation et les quartiers urbains en déclin. « L’attractivité n’est pas qu’une question économique. Elle se fait aussi sur la qualité résidentielle. En cela, la fin des années 90 a marqué un véritable tournant dans les politiques d’urbanisme et d’aménagement du territoire », expose Sylvain Liaume, directeur adjoint Aménagement Territoire de Saint-Etienne Métropole. Tournant d’autant plus important que la question de la reconquête des centres urbains se fait de plus en plus sentir. L’urbanisation rapide, peu contrôlée et consommatrice d’espace, a progressivement vidé les centres villes de leur population, au profit des zones périurbaines. Formidable coup d’accélérateur aux politiques de reconversion, l’EPORA  mobilise donc, entre 1999 et 2003, plus de 65 millions d’euros ( + de 40% provenant de l’Etat et de l’Europe ) pour reconquérir les friches industrielles et urbaines de l’Ouest Rhône-Alpes. L’opérateur foncier devient le bras armé des stratégies de développement économique et d’aménagement du territoire, portées par la toute jeune communauté d’agglomération ( décembre 2000 ). L’opération Pôle Optique Vision, menée sur le site Giat Saint-Etienne, nous en fournit un premier exemple. Plus récents : la Cité du Design ( site Giat ), le quartier des affaires de Châteaucreux, qui accueillera le prestigieux siège social de Casino ou encore l’implantation du Zénith au nord de la Plaine Achille. La mise en route de l’ensemble de ces projets - qui  déclinent à merveille la volonté de l’agglomération
stéphanoise de mettre en avant ses pôles d’excellence, de se doter de signaux architecturaux forts et d’un centre de décision capable d’attirer les sacro-saintes activités tertiaires supérieurs - ont été rendu possible par l’intervention préalable de l’EPORA. « Produire de la
matière première foncière à partir du recyclage de site urbains et industriels dégradés n’a de sens que si ces ressources foncières accompagnent les politiques de réorientation du développement dans les centres urbains », commente Stephan Muzika », directeur de
l’EPORA. Mais pour favoriser le développement, faut-il encore traiter la question de l’attractivité d’un territoire dans sa globalité. Dès sa création, l’établissement publique foncier s’est attaché à réduire les points noirs paysagers dans la vallée du Gier (qui intégrera quelques années plus tard Saint-Etienne Métropole et deviendra l’une des portes d’entrées majeures de l’agglomération ).
La requalification du site Combeplaine à Rive-de-Gier a sans doute été l’une des plus importantes opérations de ce type. « Situé en bordure de l’autoroute A47, ce site hérissé de cheminées et étouffé par l’accumulation d’ateliers de fonderie était une opération prioritaire pour redonner une image positive à l’entrée du département », expose Stephan Muzika, directeur de l’EPORA. Contraintes de relogements des activités, de mise en place d’un périmètre de protection le temps d’effectuer des fouilles archéologiques, cinq années auront été nécessaires pour mener le projet à terme. Au final, « le site met incontestablement mieux en valeur le paysage, le relief en balcon de coteaux et du coup participe à la revalorisation de l’image de
l’ensemble de la Vallée du Gier », argumente Stephan Muzika.

Vers une hiérarchisation des espaces
Le travail conjugué de l’Epora et de Saint-Etienne Métropole sur l’ensemble de l’agglomération semble avoir porter ses fruits. « Aujourd’hui, nous n’avons plus des sites de grandes surfaces à traiter comme par le passé. Nous sommes plus dans un travail de dentelle. Exception faite du site Giat Saint-Chamond qui n’est pas une friche à proprement parlé et qui fait parti des sites d’intérêt stratégique retenu par Saint-Etienne Métropole au titre de l’aménagement du territoire », expose Sylvain Liaume, directeur adjoint Aménagement du Territoire de Saint-Etienne Métropole. Site industriel de l’Ondaine ( Firminy, Unieux, Fraisse ), entrée Nord de Saint-Etienne ( Villars, Saint-Priest-en-Jarez, L’Etrat ), entrée Est de Saint-Etienne ( Saint-Jean Bonnefonds, Giat ( Saint-Chamond ), site Pasteur ( l’Horme ), siteAdèle Bourdon ( Lorette ), entrée est de l’agglomération ( Rive-de-Gier, Châteauneuf, Saint-Joseph )… au total, 7 sites d’intérêt stratégique sur lesquels Saint-Etienne Métropole et EPORA vont effectuer dans les années à venir un important travail de recomposition. L’objectif ? « Revaloriser l’image et optimiser le
foncier  », argumente Sylvain Liaume. Parallèlement à cette
démarche, Saint-Etienne Métropole travaille actuellement à la finalisation d’un schéma dehiérarchisation des espaces à vocation économique. « Il nous est apparu important de dresser
une typologie des espaces pour qualifier, donner une vocation et faciliter l’orientation des prospects », expose Sylvain Liaume. Et d’ajouter : « L’idée, c’est finalement d’éviter qu’un ferrailleur
se retrouve installé à côté d’une entreprise spécialisée dans le textile médicale ».
Rendue possible par le passage à la taxe professionnelle unique, cette hiérarchisation des espaces économiques au sein de l’agglomération permet « de mettre en musique une véritable stratégie de développement économique pour l’ensemble du territoire », commente Gérard Ducarre, maire de Saint-Chamond et vice-président de Saint-Etienne Métropole. Parc technologique, pôles d’excellence, cité administrative… cette réorganisation thématique et technopolitaine participe à la lisibilité et à l’attractivité du territoire métropolitain.

Créer des adresses pour être clairement identifié
Pour Stéphane Muzika, elle met aussi en avant, le besoin de l’agglomération stéphanoise de « se créer des adresses pour être clairement identifié ». Pôle optique Vision, Cité du Design, pôle textile/santé… et demain Métrotech. Développé par Saint-Etienne Métropole sur l’ancien site du CHU à Saint-Jean Bonnefonds, ce parc technologique a pour vocation de devenir la nouvelle vitrine « high-tech » de l’agglomération. Dédié à l’implantation d’entreprises extérieures, oeuvrant dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme le design, la mécanique avancée, le médical ou encore l’optique vision, Métrotech s’inscrit clairement dans une logique technopolitaine. « A la différence d’autres agglomérations, telle que Chambéry avec Savoie Technolac, où Lyon avec Gerland, nous ne disposions pas d’espace qualifiant suffisamment visible et pertinent pour incarner un renouveau économique et en être aussi l’un des instruments. Nous avons donc profité du recentrage des activités du CHU sur les sites Nord et Bellevue pour récupérer et requalifier un terrain dont la qualité environnemental est indéniable », expose Belkacem Amrani, directeur adjoint Economie de Saint-Etienne Métropole. Et d’ajouter :
«  Métrotech c’est l’aboutissement pour une entreprise d’une trajectoire résidentielle. Trajectoire qui débute dans les pépinières et les espaces d’incubation portés par les pôles technologiques d’excellence ( optique vision, Cité du design ), situés à proximité des espaces universitaires, avec une proximité imposée des laboratoires de recherche.Une fois les projets arrivés à maturité, les entreprises ont besoin de se développer. Métrotech est le produit immobilier qui leur permettra de voler de leurs propres ailes  ».

Le patrimoine industriel facteur de différenciation
Si l’attractivité d’une agglomération passe aujourd’hui par une meilleure identification de ses fonctions métropolitaines supérieures ( formation, R&D, Centre décisionnel, parc « hightech »… ), c’est aussi parce que le besoin de renforcer l’identité des territoires se fait de plus en plus sentir. Design, optique vision, textile/ médical… sont autant de spécificités, qui dans une logique de concurrence métropolitaine, permettent à l’agglomération stéphanoise de se démarquer.
Longtemps laissé de côté, la notion de patrimoine industriel  semble, dans ce contexte de folle course à la différenciation, retrouver les faveurs des élus. « Pendant de nombreuses années, les élus ont souhaité tourner la page et faire du neuf. Aujourd’hui les mentalités ont
évolué. On se rend compte que cette démarche risque à terme de banaliser notre territoire. Les bâtiments industriels anciens que l’on retrouve notamment dans les vallées du Gier et de l’Ondaine constituent un patrimoine original, qui au lieu d’obérer l’attractivité du territoire, peut au contraire y contribuer », expose Stephan Muzika, directeur de l’EPORA. Conscient de l’enjeu d’attractivité qui se cache derrière la mise en valeur du patrimoine industriel, Saint-Etienne Métropole a décidé récemment de nommer un élu référent sur la question. Maire de l’Horme, Solange Berlier est chargée d’élaborer un projet territorial autour de la conservation et la mise en valeur
du patrimoine industriel. « Il ne s’agit pas de muséifier le territoire, mais de conserver l’authenticité tout en trouvant des réponses contemporaines à la réutilisation de certains sites », indique-t-elle. Pour l’heure, le projet n’est pas encore finalisé. Mais, les exemples de la Cité du design sur le site de l’ancienne Manufacture d’Arme (85% du site conservé) et plus récemment de la rénovation de la salle. La Forge au Chambon-Feugerolles ( ancienne usine reconvertie en scène culturelle, en chantier depuis février 2005 et dont la réouverture est prévue pour le 9 juin prochain ) montrent bien que pour reconstruire du territoire, il faut aujourd’hui trouver un juste équilibre entre tradition
et modernité.



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Fiche actualisée le : 26/06/2006
 
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