COMMUNIQUÉS  COMMANDER UN CAHIER  LETTRE DE DIFFUSION  PROPOSER UN ÉVÉNEMENT, UNE INITIATIVE  FORUMS 
Grand Lyon
AccueilSociétéDéveloppement durablePolitiquesMétropole
RechercheAide à la recherche
Recherche avancée / Archives
»Cohésion sociale
»Patrimoine et Identité
»Citoyenneté
»Sports et Loisirs
»Arts / Culture / Vie des idées
»Education / Formation
»Environnement
Qualité de vie / Paysages
Gestion des milieux / éducation à l'environnement
Risques / Pollutions / déchets
Technologies / Economie de l'environnement
Agriculture
»Sciences
»Santé
»Vie économique
»Développement Urbain et Métropolisation
»Religions
»Gouvernance
»Dossiers
Vous êtes ici : Accueil > Société > Environnement : Gros plans
ENVIRONNEMENT : GROS PLANS
 
 
Retour à la liste
 
Prévention : qu'est-ce qu'on attend ?


Santé, environnement, équilibres sociaux...

Références(s) : Agenda métropolitain - Printemps 2004
Auteur : Laure Bornarel avec la collaboration de Geneviève Bernardin et Sandra Decelle

Chaque saison, le réseau de veille Lyon - Saint Etienne décrypte les dynamiques métropolitaines à travers quatre Gros Plans.


Le thème de la prévention pointe le bout de son nez dans les programmations événementielles du printemps. Encore discret, le phénomène marque cependant l’intérêt des organisateurs pour les démarches d’anticipation… Souvent associée à la santé (et à juste titre, car in fine, c’est souvent elle qui est en jeu), la prévention renvoie également au respect de l’environnement et au maintien des grands équilibres sociaux. Panorama des acteurs qui y font ponctuellement ou quotidiennement appel.


Mieux vaut prévenir que guérir
Tout d’abord, qu’entend-on par prévention (1)? Lorsque vous passez un contrôle auditif lors de la Journée Nationale de l’Audition (11 mars) ou bien lorsque vous vous faites faire un dépistage du cancer du sein (pour les dames, surtout !) au CLIF, est-ce de la prévention ? Oui. Tout comme lorsque vous profitez des portes ouvertes des podologues du Rhône lors de la Journée nationale de la santé du pied (12 mai). Vous allez faire un petit tour à l’Exposition sur le Bruit (1er fév-30 avril), à Villeurbanne, est-ce de la prévention ? Oui, c’est de l’éducation à la santé et à l’environnement. En flânant au Salon IRIS, salon Bio et Médecines douces (27-28 mars), vous découvrez les vertus d’une bonne alimentation et vous décidez d’aller faire votre marché aux Journées de Printemps Bio (4-14 mai)? C’est encore de la prévention, au même titre que les préservatifs distribués lors de la Nuit du Zapping (2 avril). Votre petit dernier se fait faire le BCG tandis que votre ado découvre l’Espace Santé Jeunes ? Prévention. Vous adhérez à l’Escale et contribuez ainsi à réunir des moyens pour soutenir les actions des éducateurs du Rhône envers les jeunes en difficulté ? Toujours de la prévention. Nous sommes tous des Mr Jourdan qui faisons de la prévention sans le savoir !


L’enjeu ? Vivre mieux
D’accord, mais faire de la prévention, à quoi ça sert ? Réponse de la Semaine nationale contre le Cancer (29 mars-4 avril) : à vivre plus longtemps ! Réponse des Journées de l’autisme, les 22 et 23 mai, et de la Semaine Nationale d’Information sur la Santé Mentale (15-20 mars) : à mieux vivre la différence ! Réponse de la Semaine contre le Racisme (tout au long du mois de mars), de la Fête de l’Egalité (13 mars) : à mieux vivre ensemble ! Réponse du Salon Studyrama (19-20 mars) et du Jeu de la Création d’Entreprise (1er avril): à favoriser l’insertion professionnelle… Et puis, en y réfléchissant bien, la prévention ne pourrait-elle pas jouer un rôle dans la maîtrise des coûts ?


La prévention ? "J’y pense… et puis j’oublie !"
La France présente un temps de retard dans le domaine de la prévention. Aperçu en quelques chiffres : 122 détenus se sont donnés la mort en 2002, soit, selon l’Observatoire International des Prisons, l’un des taux de suicides les plus élevés d’Europe… Une femme sur dix est victime de violences conjugales (2), et six femmes en meurent chaque mois (contre une moyenne de 4 par mois en Europe)… La France, lanterne rouge de l’Union Européenne pour les morts prématurées : près d’un décès sur trois survenant à 65 ans est lié à des comportements à risques (alcoolisme, suicide, accident de la route, cancers dus au tabac)… L’impression est confirmée par les travaux de recherche du CIRC (3) que Lyon a la chance d’héberger : "1/3 des cancers du côlon, du sein et du rein peuvent être attribués à un poids excessif et à une activité physique insuffisante" ou encore "un cancer sur dix est dû à une consommation insuffisante de fruits et de légumes"… Trèves de statistiques, le constat est dressé : la prévention, on n’en fait pas assez !


Une culture de la catastrophe
Vache folle, canicule, tempête de 1999, inondations du Gard, AZF… Des crises sanitaires aux catastrophes environnementales, la tendance nationale est à la réaction après-coup, au risque d’y perdre des plumes en termes humains et financiers. L’apparition du sida, dans les années 80, et l’indispensable mise en place d’une politique de santé publique pour enrayer l’épidémie marque le début d’une prise de conscience politique. La fin des années 90 voit se moderniser le système de veille avec la création de grandes agences de sécurité pour les produits alimentaires et les produits de santé (AFSSAPS). En 1998, l’Institut National de Veille Sanitaire  est fondé, et en 2002, l’Institut National de Prévention et d’Éducation à la Santé  est lancé.


A Lyon, le B. A. BA de la prévention
Localement, on joue les précurseurs avec, dès les années 50, la naissance de la prévention sociale à Bron en la personne du bâtonnier Gounot qui s’engage pour les jeunes en détresse ; 140 éducateurs relaient aujourd’hui son action dans le département du Rhône ! L’éducation sanitaire n’est pas en reste : un praticien hospitalier, Pierre Delore, donne le ton dans les années 40 avec la constitution de l’ADES. La démarche est appuyée par la création du CNDT en 1975 et par celle du CRAES-CRIPS  en 1992. Les préoccupations environnementales sont plus tardives : le contrôle de la pollution atmosphérique en région lyonnaise est assuré à partir de 1979 par le COPARLY  et c’est en 1990 que le SPIRAL, le Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles et des Risques sur l’Agglomération Lyonnaise, voit le jour.


Mode d’emploi ?
C’est là que le bât blesse. La perception des risques étant souvent en contradiction avec le plaisir, la détente ou le sentiment de valorisation procuré par une cigarette, un verre d’alcool ou une pointe de vitesse sur l’autoroute, chacun va être plus ou moins réceptif aux messages de prévention. Sans parler des phénomènes de compensation face aux difficultés de l’existence ! Des interventions comme celles du Bus Info Santé, en milieu précaire, ou celles d’Avenir Santé, en milieu scolaire, doivent donc pour être efficaces, s’inscrire dans des projets globaux d’éducation à la santé. De même, des associations d’insertion comme l’AIDPS 69 ou l’ALPIES travaillent sur le long terme avec les jeunes en situation d’exclusion… La téléphonie sociale, par exemple Cap Ecoute ou Rhonalma, se fait plus ponctuelle, mais elle joue un rôle indispensable de relais d’orientation vers des dispositifs d’accompagnement adéquats.


La prévention ? Une volonté politique
La prévention nécessite du temps, et ses effets sont peu mesurables : comment isoler son rôle dans un processus individuel de décision ? La difficulté de son évaluation ajoutée à la nécessité de travailler sur le long terme rendent son emploi peu attractif pour les élus qui tendent à se calquer sur les échéances électorales. Certes, la prévention institutionnelle fonctionne, mais les budgets qui lui sont affectés sont peu représentatifs des besoins existants : en 2002, la part de la Dépense Courante de Santé attribuée à la prévention est estimée à 2,3% (4) ! On note pourtant ici et là quelques timides (et intéressantes) initiatives comme le programme GYpSy NOISE qui dessine la cartographie sonore du Grand Lyon, la création d’un CDrom éducatif sur la prévention des risques majeurs en Rhône-Alpes ou encore la mise en place d’un plan de développement des modes doux (vélos, rollers…) destiné à lutter contre la pollution au sein du Grand Lyon... Allez, encore un effort !


INFORMEZ-VOUS :
(1) Zoom sur la prévention, l'éductaion pour la santé, la promotion de la santé.
Claude Bouchet, Craes-Crips (2000).
Un éclairage sur les concepts, pour limiter les confusions. Un éclairage sur les facteurs de la qualité de la prévention, de la promotion, de l'éducation pour la santé, pour une plus grande efficacité.


(2) Enquête Nationale sur les Violences Envers les femmes en France (ENVEFF). Juin 2001.
Une enquête coordonnée par l'Institut de démographie de l'Université de Paris 1 et commandée par le secrétariat d'Etat aux droits des femmes et à la formation professionnelle.


(3) World Cancer Report du CIRC
Centre international de recherche sur le Cancer, Nicolas Gaudin. 2002.
Le rapport sur le cancer dans le monde montre clairement que les mesures prises pour une alimentation plus saine et contre le tabagisme et les infections peuvent éviter un tiers des cas et permettre de guérir un autre tiers.


(4) Bulletin d'information en économie de la santé, n°68, juillet 2003.
CREDES, Centre de Recherche, d'Eude et de documentation en économie de la santé : "D'après leur acceptation actuelle dans les Comptes nationaux de la santé, les dépenses de prévention représentent en 2002 2,3% de la Dépense Courante de Santé (DCS), soit 3,6 milliards d'euros. En dehors de ces dépenses affectées à des programmes ou institutions spécifiques, une part non négligeable de la prévention échappe à cette estimation : les actes réalisés en pratique quotidienne par les professionnels de santé (examens systématiques, frottis, dépistages...) et les actions de prévention organisées en dehors du système de santé (prévention routière, protection de l'environnement...)" 



... sur millenaire3
> CLIF, Centre Lyonnais d’Imagerie Féminine (Acteurs)

> CDHS, Centre Départemental d’Hygiène Sociale (Acteurs)

> Espace Santé Jeunes (Acteurs)

> Qualité et sécurité alimentaire (Synthèses)

> Association Départementale d'Education à la Santé (A.D.E.S.) (Acteurs)

> Centre Jean Bergeret (ex CNDT) (Acteurs)

> CRAES / CRIPS (Acteurs)

> Frédéric BOUVIER : "Il y a des milliers de composés dans l’air. On sait que ça va mieux pour les composés qu’on mesure. Pour ceux qu’on ne mesure pas, on ne sait pas." (Interviews)

> Comité pour le contrôle de la Pollution Atmosphérique dans le Rhône et la région Lyonnaise (Coparly) (Institutions)

> SPIRAL (Acteurs)

> Les représentations sociales des risques : des rationalités multiples (Synthèses)

> Jean-François VALLETTE : "Etre alcoolique est un moyen de supporter sa souffrance en la mettant à distance." (Interviews)

> Jean-Louis TERRA : "Certains poncifs entourant le suicide sont totalement infondés..." (Interviews)

> Bus Info Santé (Acteurs)

> Avenir Santé (Acteurs)

> ALPIES Les saisons de l'Emploi (Acteurs)

> Cap Ecoute (Acteurs)

> Rhônalma - une écoute anonyme (Acteurs)

> PEDIBUS® (Initiatives)


... sur internet
> www.ameli.fr
> www.environnement.gouv.fr
Fiche actualisée le : 04/02/2004
 
Fiche indéxée dans :
Société » Santé »» Qualité de vie / Prévention / Ethique
Société » Environnement »» Risques / Pollutions / déchets
 
Version imprimable
Affichage de la ressource
  Connaître la métropole :
»Acteurs (64)
»Institutions (14)
»Initiatives (40)
»Lieux et Équipements (9)
»Sites (46)
»Médias (7)
»Evènements récurrents (58)
»Agenda (49)
 
 Partager la réflexion :
»Nos publications (12)
»Textes d'auteur (26)
»Interviews (41)
»Rapports (17)
»Documents officiels (20)
»Ouvrages (39)
 
 Comprendre :
»Synthèses (34)
»Chiffres et cartes (19)
»Chronologies (6)
»Gros plans (9)
»Dispositifs pédagogiques (18)
 
Affichage de la ressource
Du 29/04/2008 au 26/10/2008
Cultivons notre bien-être
Du 17/05/2008 au 21/09/2008
Eté au domaine de Lacroix-Laval
Du 01/06/2008 au 29/08/2008
Sorties Nature de Naturama

» Suite

 QUI SOMMES-NOUS  AIDE  CONTACTS  MENTIONS LÉGALES  Grand Lyon