Des missions d’aide à l’enquête
La sous-direction de la police Technique et Scientifique (PTS) a été crée en 1985 au sein de la Direction Centrale de Police Judiciaire. Elle est aujourd’hui dirigée par Christian Jalby, commissaire divisionnaire assisté de Bernard Sallez, chef du service central des laboratoires. Elle est basée aujourd’hui à Ecully.
La PTS exerce des missions d’aide à l’enquête dans de nombreux domaines tels que les recherches criminelles, les missions d’identité judiciaire, les travaux d’analyse et la mise en œuvre d’outils informatiques.
Située à ECULLY, la Police Technique et scientifique est composée de la division de la logistique opérationnelle et du service centrale des laboratoires
Au sein de la PTS , le service central des laboratoires centralise la documentation, gère le budget et coordonne l’action des cinq laboratoires de Police Scientifique (LPS) de Lille, Lyon, Marseille, Paris et Toulouse.
L’activité des laboratoires est relative à de nombreux domaines permettant d’identifier les suspects :
- la balistique : étude des armes, des munitions, des trajectoire de tirs,
- la biologie : analyse de sang, de sperme, des cheveux, des empreintes génétiques,
- les documents : analyse de faux documents,
- les Incendies et explosions : étude des explosifs et des liquides inflammables,
- la physique-chimie : étude des peintures, verres, fibres, résidus de tir,
- les stupéfiants : analyse de substances chimiques,
- la toxicologie : recherche de toxiques dans les milieux biologiques.
Depuis 1999, une nouvelle technique empirique, importée de Hongrie est utilisée : « l’odorologie ».
Une mission insolite : la reconnaissance des suspects par l’odeur
Baptisée «odorologie», cette technique d'identification judiciaire, a été mise au point en Hongrie il y a plus de trente ans. Elle est testée depuis bientôt cinq ans par la Police technique et scientifique. La méthode consiste à recueillir sur la scène d'un crime, au moyen de bandes de tissu spécial, les signatures olfactives laissées aux endroits où l'auteur est susceptible d'en avoir déposé. Placées sous scellés dans un bocal stérile, ces bandes conserveront l'odeur dont elles sont imprégnées pendant un temps très long – jusqu'à dix ans ! – avant d'être comparées avec la signature olfactive d'un suspect.
Des personnels pas comme les autres : les compétences irremplaçables des chiens pour faire avancer une enquête
Deux chiens font partie du service d’Ecully. Ils sont chargés de reconnaître entre plusieurs la bande dont l'odeur correspond éventuellement à celle relevée sur le lieu de l'infraction. En cas de résultat positif, l'animal s'arrête et se couche devant le bocal concerné. L'opération est renouvelée plusieurs fois avec les bocaux placés dans un ordre différent. En cas de résultat positif, un second chien est sollicité. S'il arrive à la même conclusion, la présence du suspect sur les lieux de l'infraction sera établie.
Une technique empirique encore peu reconnue
Les Pays-Bas, la Belgique, quelques Länder allemands et Cuba s'intéressent à cette technique. En France, des odeurs laissées sur les sièges d'un véhicule ont permis d'identifier, début 2003, l'auteur d'un crime qui a été reconnu parmi plusieurs suspects avant d'avouer son forfait. Mais malgré ce premier succès, l'odorologie n'est pas officiellement reconnue. A la différence de la Hongrie où elle est considérée, par les instances judiciaires, comme un élément de preuve suffisant pour incriminer une personne d'un crime ou d'un délit.
L'odorologie est une technique empirique qui repose essentiellement sur la performance des chiens. Or personne ne sait exactement comment fonctionne l'odorat de ces animaux dont la puissance de détection est inégalable, même par les machines les plus sophistiquées.