Les organismes phares du secteur de la chimie en Rhône-Alpes, Arkema, Rhodia, Suez, le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l’Institut Français du Pétrole (IFP), ont décidé de s’unir, avec le soutien du Grand Lyon, au sein d’un projet de pôle de compétitivité « Chimie-Environnement Lyon Rhône-Alpes ».
Promouvoir la chimie et la rendre attractive…
La chimie et la pétrochimie sont des secteurs clés de l’économie lyonnaise. Ils accueillent des entreprises à ouverture internationale (Arkema est présent dans plus de 40 pays, Rhodia a 23 000 collaborateurs dans le monde) et regroupent 11 000 salariés dans la « vallée de la chimie » située au sud de Lyon.
Fédérer l’ensemble des acteurs de l’économie et de la chimie autour d’un objectif commun…
Ce projet déposé dans le cadre d’un appel à projet lancé par la Délégation à l’Aménagement du territoire et à l’Action Régionale (DATAR) vise à rapprocher le monde de la recherche, publique et privée, de la formation, de la sphère de l’industrie, autour d’un objectif commun. Actuellement dans le « Top 10 » européen de la chimie, le pôle Chimie-Environnement lyonnais souhaiterait, à l’horizon 2015, accéder au « Top 5 ».
Ce pôle est structuré autour de l’association « Axelera », qui regroupe les industriels et centres de recherches fondateurs et vingt autres entreprises. La région Rhône-Alpes est partenaire de même que le Grand Lyon (ce projet figurant parmi ses axes de développement territorial). De nombreuses PME-PMI, des professionnels de la filière, mais aussi des acteurs du monde académique (pôle universitaire de Lyon, Grenoble, St Etienne), ou d’autres collectivités telles que la Métro s’engagent à leur tour dans cette dynamique.
Un projet axé sur le développement d’énergies moins polluantes comme les bio-carburants…
Trois grandes thématiques transversales de travail ont été définies pour ce pôle de compétitivité unique en France : la catalyse (bio-ressources, valorisation des alcanes…), les procédés (traitement de l’eau, maîtrise du risque autour des programmes de développement technologiques…) et les matériaux (mélange de polymères et de procédés associés, surfaces et revêtements fonctionnels). 12 projets de coopération entre industriels et laboratoires ont été définis au total. A titre d’exemple, figurent parmi les trois premiers projets lancés « le traitement de l’eau » (comment traiter et réduire les boues de stations d’épuration et diminuer leurs impacts environnementaux), « l’éco-conception des matériaux » visant à mettre au point des matériaux allégés destinés au transport, avec pour bénéfices un recyclage plus aisé et des économies d'énergie, « les Bio-ressources », (comment substituer ces matières premières renouvelables aux ressources pétrolières pour la chimie).
Au delà des projets technologiques, cinq projets transversaux (comme la formation, la responsabilité sociétale) viendront compléter le développement stratégique du pôle.
Les moyens alloués sont à la hauteur des ambitions pour ce pôle…
Arkema et Rhodia seraient prêts à mobiliser 365 millions d’euros sur 5 ans.
Dans ce sillage, 1 000 emplois devraient être créés, grâce à de nouveaux investissements dans le secteur de la recherche mais aussi grâce au repositionnement des structures de la filière.
Le projet " Chimie-Environnement Lyon et Rhône-Alpes " a obtenu le label pôle de compétitivité délivré par le Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire du 12 juillet 2005.
Ce label constitue un atout majeur pour accroître le rayonnement international de ce pôle et permettre à moyen terme, de nouer des alliances européennes.