Installé au coeur de la Silicon valley française, DGTec est spécialisé en ingénierie et en production des poudres céramique nanosctructurées. A l'origine de solutions innovantes, la société souhaite s'imposer comme un acteur majeur du marché sur le plan international. |
Pouvez-vous nous présenter DGTec ?
DGTec a six ans d’existence et est composé actuellement de 12 personnes, mais nous exerçons depuis trois ans les activités actuelles, ce qui est assez récent dans le domaine de l’innovation. Notre activité est de produire des solutions technologiques personnalisées à base de nanomatériaux, c'est-à-dire à base de grains de matière de taille nanométrique (inférieure à 100 nanomètres). DGTec est une PME avec des objectifs industriels. Nous ne sommes pas un laboratoire ni une société de recherche. Nous avons une activité de recherche et développement orientée vers la fabrication de matériaux. Notre équipe est composée notamment de chimistes inorganiciens qui préparent des nanoparticules en suspension et des granulés plastiques (« compounds »).
DGTec est membre de plusieurs pôles de compétitivité…
Avant les pôles, nous avions déjà l’expérience de programmes collaboratifs. Nous participons à plusieurs programmes européens tels que Flexifunbar, dont l’objectif est de développer et de promouvoir les structures flexibles multifonctionnelles (textile, cuir, papier), Nanosafe qui vise à la production et à un usage sécurisé des nanomatériaux et nationaux et à des programmes nationaux…
DGTec est membre de Minalogic (solutions miniaturisées intelligentes), de Plastipolis (plasturgie), d’Axelera (chimie-environnement) et de Techtera (textiles techniques et fonctionnels). Notre réseau nous a permis de rejoindre facilement les pôles et nous participons activement au montage de projets. DGTec fait partie de ce groupe de PME adhérentes aux pôles. Ces PME représentent plus de 75% des membres des pôles, or, nous ne bénéficions pas ou très peu des subventions et des avantages fiscaux afférents à ces adhésions.
Connaissez-vous les raisons d’un tel fonctionnement ?
Il faut du temps pour intégrer les marchés de l’innovation. Pour DGTec, la situation est très fragile : nous sommes actuellement dans une procédure juridique particulière, le plan de sauvegarde. Or, une fois les projets construits et labellisés, nous ne pouvons bénéficier des subventions à cause de ce statut juridique. Dans le meilleur des cas, nous devenons des sous-traitants. On ne peut que constater le caractère inique de ce fonctionnement. Nous aurions besoin et nous sommes en mesure de répondre aux opportunités des pôles. Il y a un réel décalage entre la communication faite autour des pôles et la réalité de leur fonctionnement.