 | Patrick CLANCY : "Notre culture ne nous préparait pas, d’emblée, à intégrer l’enjeu de la nature dans nos pratiques professionnelles. Pour renverser des tendances au sein d’une organisation comme le Grand Lyon, il faut une volonté politique très forte." |
Entretien avec Patrick Clancy, directeur de la planification urbaine de la communauté urbaine de Lyon. Propos recueillis par Brigitte Yvray-Danguis, juillet 2004
Date : 10/07/2004
Notre environnement urbain s’est « végétalisé ». Comment est-on ainsi passé, en une quinzaine d’années, du « tout minéral » à la prise en compte du végétal ?
Quels ont été les outils utilisés par les techniciens de la Communauté Urbaine pour faire passer cette culture du « vert dans la ville » ? Cette culture a-t-elle évolué par des méthodes de travail différentes.? Quels sont les facteurs de réussite de cette prise en compte du vert dans la ville ? Pourquoi le vivant animal n'est-il pas plus pris en compte dans le besoin de nature en ville ?
Ces questions nous permettent d'obtenir un témoignage sur l'évolution de la prise en compte de la nature dans les projets urbains. Cette évolution a pu se faire grâce à une forte volonté politique d'une part et grâce aux techniciens qui ont su faire passer cette culture du « vert dans la ville ».
"Quant à l’animal, d’une façon générale, pourquoi ne pas réintroduire l’animal utilitaire en ville ? Par exemple pourquoi ne pas utiliser les chevaux pour tracter des véhicules qui servent à l’arrosage des végétaux en ville, plutôt que d’utiliser des engins motorisés qui doivent passer plus des 2/3 du temps à tourner au ralenti ? Ou dans un but ludique pour des balades, des visites de la ville...."
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