La peinture, geste archaïque et signifiant, exprime souvent un manque – manque d’une vie où le Sacré n’a plus sa place, pas plus que la nature d’ailleurs - voire des angoisses nées d ‘un monde paradoxalement à la fois de plus en plus matérialiste et de plus en plus virtuel, impalpable.
La fixité de l’image peinte ( en opposition au matraquage omniprésent d’images mouvantes autant qu’éphémères et inutiles ) peut aider à remplir ce manque en créant chez l’observateur un moment de silence, d’absence méditative et réflexive débouchant sur une forme de paix intérieure, de sérénité.