 | Manufrance |
L’histoire de Manufrance est éclairante à plusieurs titres : elle est illustrative d’une industrie florissante à la fin du 19e siècle et symptomatique d’une entreprise industrielle qui, avant-gardiste dans les techniques de production et de marketing, n’a pas suffisamment anticipé les bouleversements des années 70.
Références(s) : Synthèse effectuée pour la DPSA par Geoffroy Bing.
Auteur : Geoffroy Bing.
Créée en 1885 à l’initiative conjointe d’Etienne Mimard et de Pierre Blachon, la Manufacture Française d’Armes et de Cycles de Saint-Etienne (rebaptisée plus tard Manufrance), s’est élevée en l’espace d’un siècle au rang de symbole industriel et commercial de la ville de Saint-Etienne. Connue pour son Chasseur Français et son Tarif- Album, la « Manu » a incontestablement été, pendant une bonne moitié de sa vie, une entreprise pionnière, fondée sur un modèle économique singulier qui la rendit presque intouchable. Laissée en héritage à la municipalité après la mort de son principal fondateur en 1944, Manufrance continua pendant les Trente Glorieuses de faire la fierté des Stéphanois. Mais surprise par la crise économique des années 70, elle devint une véritable cause nationale et le cheval de bataille des syndicats et de la municipalité stéphanoise qui ne parviendront pas à la sauver du naufrage. Sommaire
I-Un système commercial et productif inédit 1- La Manufacture, pionnière dans la vente par correspondance 2- La maîtrise de la qualité des produits "made in Saint-Etienne" 2- Une organisation scientifique de la production et de l’administration introduisant le taylorisme
II-L’héritage de Mimard 1- La municipalité stéphanoise, légataire de Manufrance 2- Une entreprise « endormie » dans un contexte de plus en 3- plus concurrentiel 4- La disparition de Manufrance 5- Le cas Manufrance 6- Que reste-t-il de Manufrance ?
Bibliographie |
|
|