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 | Lyon et la soie : la naissance d’une conscience de classe |
Dossier sous forme de 7 fiches de synthèse. 5ème fiche : l'évolution des conditions de travail des ouvriers de la soie, les conséquences des révoltes des canuts et la constitution de différents regroupements corporatistes.
Références(s) : Synthèse effectuée pour la DPSA. Fiche 5-
Auteur : Pierre-Alain Four
La vie quotidienne des ouvriers de la soie s’organise essentiellement au sein d’ateliers qui sont à la fois un lieu de vie familiale et un lieu de production. Les conditions de travail des ouvriers sont dures –de 12 à 16h de travail journalier. En période de forte production, les femmes et les enfants sont mis à contribution. Par ailleurs, les ouvriers sont dépendants des commandes qui leur sont passées et ils sont les premiers à subir les à coups du marché de la soie. Au XIXe siècle, ils doivent aussi s’adapter à de nouveaux métiers à tisser qui améliorent la productivité et soulagent un peu la dureté de leur travail, sans toutefois être associés à cette amélioration de la productivité et à la croissance des marchés de la soie. Cette situation de plus en plus tendue conduit aux révoltes emblématiques de 1831 et 1834, puis 1848, qui révèlent à la fois une conscience de classe et la tension entre un modèle d’inspiration libérale qui se heurte à la doctrine colbertiste. Ces révoltes, qui témoignent de l’émergence de fortes revendications professionnelles, sont aussi le creuset du développement de libertés individuelles. Mais dans le quartier de la Croix-Rousse, se développent aussi tout au long du XIXe siècle différentes expériences qui toutes visent à améliorer les conditions de travail et les conditions de vie des ouvriers de la soie. Parmi ces expériences, on peut mentionner la mise en place d’un Conseil prud’homal pour régler les conflits internes à la profession, les expériences mutuellistes et les coopératives d’approvisionnement, enfin l’édition de journaux destinés aux ouvriers.
Sommaire
A – La vie quotidienne De nouveaux métiers à tisser qui modifient les conditions de travail La formation d’une nouvelle catégorie de travailleurs : les canuts L’atelier : un lieu de travail et de vie L’atelier permet une production polyvalente La figure particulière du maître tisseur Folklore
B – Les révoltes Un environnement économique qui change Parvenir à un accord global et non plus au cas par cas Une révolte qui contribue à faire émerger une conscience collective La contestation d’un modèle économique Un modèle qui se transforme lentement
C – De nombreuses expériences sociales Les Conseils de prud’hommes Le mutuellisme : Faire face à une production cyclique Le mutuellisme : Un mouvement qui connaît une belle postérité Les coopératives d’approvisionnement : Améliorer la vie quotidienne Les coopératives d’approvisionnement : Court-circuiter les commerçants traditionnels Les coopératives d’approvisionnement : Un mouvement précurseur La presse ouvrière |
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| Fiche actualisée le : 30/01/2008 |
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