Le Centre Européen d’Entreprise et d’Innovation Loire (CEEI Loire) a pour mission de détecter et accompagner les porteurs de projets innovants. Depuis sa création en 2003, cet organisme a déjà contribué à la mise en route et au développement de 112 projets dans l’agglomération stéphanoise. Parmi ces projets, 10% environ ont concerné la création ou le développement d’entreprises autour d’activités design. Si pour le directeur du CEEI Loire, Luc Sollier Bresset, ce pourcentage reste relativement faible, il ne doit pas être considéré comme un indicateur objectif pour appréhender l’intégration croissante du design dans les entreprises.
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Quel est le rôle exact du CEEI Loire (Centre Européen d’Entreprise et d’Innovation) ?
Le CEEI Loire a été créée en 2003. Il fait parti d’un réseau qui compte 170 organismes en Europe, dont trente sont répartis sur le territoire français. Tout comme les autres CEEI, nous avons pour mission de détecter et accompagner les porteurs de projets innovants. Nous offrons une gamme complète de services intégrés, d’orientation, d’accompagnement et de suivi des porteurs de projets qui contribuent au développement du territoire. Nous intervenons auprès des entreprises en phase de création, mais aussi auprès des entreprises en phase de développement. L’objectif étant in fine de créer de nouveaux emplois sur le territoire.
Le design fait parti des activités que vous êtes amenés à accompagner ?
Le rôle d’un CEEI est de prendre en compte l’ensemble des gisements potentiels d’innovation que compte un territoire. Dans l’agglomération stéphanoise, le design en fait bien entendu parti. Cela étant, force est de reconnaître que le design n’est présent que dans un pourcentage relativement faible des projets que nous accompagnons.
Plus précisément ?
Depuis sa création, le CEEI Loire a soutenu et accompagné 112 projets innovants de création ou de développement d’entreprises. Sur ces 112 projets, 13 d’entre eux concernaient des activités liées au design. Et seulement un tiers de ces projets ont été des créations d’entreprises.
Comment expliquez-vous que le design soit si faiblement représenté au sein des projets innovants ?
C’est difficile de tirer des enseignements de ces chiffres. On manque très certainement de recul. Il ne faut pas oublier que la dynamique design est encore récente dans l’agglomération stéphanoise. Comme on dit : « Il faut laisser le temps au temps ». La biennale de 1998 a été l’élément déclencheur d’une volonté politique et économique forte de porter le design. Volonté qui a ensuite donné naissance au projet de Cité du Design. Aujourd’hui, la Cité n’a pas encore vu le jour. On est encore dans une phase de démonstration. Pour utiliser une image, je dirais que le train a démarré, mais qu’il n’a pas encore pris sa vitesse de croisière.
Vous êtes donc plutôt optimiste quant au développement du design dans les années à venir !
Heureusement, je ne suis pas le seul ! Même si nous ne sommes pas encore un pôle d’attractivité comme Paris ou Milan, force est de constater que les choses évoluent dans le bon sens. Même si nous manquons encore d’indicateurs pour appréhender de manière objective l’intégration du design dans les entreprises, on sent bien qu’il y a un frémissement positif, que la demande des entreprises est croissante. Progressivement, on se rend compte qu’il y a une volonté de plus en plus forte d’intégrer le design dans la démarche entrepreneuriale.