Newsletter - Millenaire3

Juillet 2012


Faire une politique du logement : c'est loger tous les Grands Lyonnais

 

Parce que les problèmes de logement concernent aujourd’hui la majeure partie de la population, la politique du logement ne peut se réduire à la question de l’habitat social. Comme l’explique Olivier Brachet, vice-président du Grand Lyon délégué au logement, l’enjeu de la production de logements abordables financièrement suppose de bâtir une politique de l’habitat à part entière, c’est-à-dire distincte de la politique de la ville. Mieux identifiée, la politique de l’habitat pourra alors mieux dialoguer avec l’ensemble des politiques d’agglomération (planification urbaine, développement économique, etc.) et des fonctions support de la collectivité (foncier, finances, etc.). C’est de cette transversalité de réflexion et d’intervention que pourront naitre les réponses plurielles et composites qu’appelle l’enjeu du logement. interview d'Olivier Brachet

Interview réalisée dans le cadre de la démarche Grand Lyon Vision Solidaire


Autour du service de base, enrichir l’expérience vécue par l’usager des transports en commun

 

À quoi le temps passé dans les transports en commun est-il occupé et comment est-il vécu par les usagers (temps utile ? temps perdu ? temps contraint ?...) ? Comment ce temps pourrait-il être davantage valorisé, ou mieux utilisé, dans la perspective d’améliorer le bien-être des habitants, mais aussi de renforcer l’attractivité du transport collectif par rapport au mode voiture ? C’est pour répondre à ces différentes questions que le pôle Marketing public du Grand Lyon a piloté la réalisation d’une étude auprès des usagers des transports en commun lyonnais. Il en ressort plusieurs idées de nouveaux services que la collectivité pourrait offrir ou développer pour aider les usagers à mieux vivre leur temps de trajet : affichage de messages sur les activités de la ville (culture, loisirs, manifestations locales),exposition de tableaux, photographies et œuvres d’art, connexion internet, etc.Etude exploratoire sur les perceptions du temps et les activités dans les transports en commun

 

Le mythe de l’organisation efficience : lorsque l’intensification nuit au sens et à la qualité du travail

 

La suppression des « temps morts », la prescription du travail en termes d’objectifs et non plus de tâches, le principe de « flux tendus », autant de leviers qui se sont diffusés dans les organisations privées pour accroitre la productivité du travail. Or, comme l’explique Marie Pezé, Docteur en psychologie et psychanalyste, ces évolutions organisationnelles qui peuvent paraitre rationnelles en théorie se révèlent souvent contreproductive : usure physique et psychique, écart croissant entre travail prescrit et travail réel, manque de reconnaissance, perte de sens, incapacité à réfléchir à moyen-long terme… Autant de constats qu’il parait opportun de prendre en compte à l’heure où l’on cherche à calquer les organisations publiques (hôpital, école, université, etc.) sur le modèle de l’entreprise privée. interview de Marie Pezé



La montée de l’assistance, une évolution qui fait question


Nicolas Duvoux, sociologue, auteur du livre « Le nouvel âge de la solidarité. Pauvreté, précarité et politiques publiques » (2012) montre comment s’est renforcé en France le « pilier » de l’assistance, système de protection contre les risques sociaux qui ne repose pas sur des cotisations, contrairement aux assurances sociales. Cela est certes source de progrès, à travers le RMI puis le RSA qui sont apparus pour faire face au phénomène des nouvelles pauvretés, mais aussi source de régression en suscitant une protection sociale à deux vitesses. Nicolas Duvoux propose alors des pistes pour apporter plus de continuité entre assurance et assistance d’un côté et plus d’égalité de l’autre. article de Nicolas Duvoux


« L’assistance de plus en plus au cœur de la protection sociale en France :
une évolution qui fait question », article écrit  pour la démarche Grand Lyon Vision Solidaire


Le « care » pour renouveler notre approche de la solidarité




Le « care » est une notion dérangeante. Introduite en 1982 par la féministe Carol Gilligan, elle alimente de multiples réflexions en éthique, en sciences sociales, dans les études infirmières et médicales, le monde de la dépendance et du vieillissement, mais aussi des controverses qui sont l’indice d’une société française à la recherche de nouvelles voies face aux enjeux de solidarité. Ce concept renouvelle nos approches des relations à autrui, de la vulnérabilité, du couple interdépendance-autonomie individuelle, de la justice, du travail, de l’égalité femmes-hommes…, tout en nous poussant à revoir des fonctionnements. Pascale Molinier, psychologue spécialiste du care, éclaire ce concept et en indique la portée. interview de Pascale Molinier

Interview réalisée dans le cadre de la démarche Grand Lyon Vision Solidaire

 

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Cette lettre est diffusée par la Direction de la Prospective du Grand Lyon

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