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LES RÉVOLUTIONS DE LA MÉMOIRE À L'ÈRE DU NUMÉRIQUE

 Actualité : la polémique Google, le modèle lyonnais, la controverse/Le "tout mémoire" : inflation mémorielle, accumulation ou élimination, la mémoire de demain, le droit à l'oubli/Vers une mémoire virtuelle : une mémoire sans papier, les livres, une mémoire dématérialisée/Vers une mémoire collaborative : wiki ou knol, une vision constructive et positiviste du savoir, le milieu universitaire aux avant-postes du travail collaboratif/ Vers une mémoire capitalisée et mutualisée : développement des mises en réseau, une mémoire globale ou locale/ Vers une mémoire médiatisée : les prescripteurs brandissent les drapeaux, les coachs du savoir accompagnent les usagers/Quelle politique de la mémoire ?

Par Anne-Caroline Jambaud


 

 

 


©Ina : Iconotek : apperçu des images et télécopies windows

La campagne de numérisation du fonds ancien de la Bibliothèque municipale de Lyon par Google a démarré ! L’événement, qui révèle les bouleversements profonds induits par le basculement de la mémoire à l’ère du numérique, a suscité une vive polémique, qui dessine des modes d’organisation d’un espace public de la connaissance, voire des visions philosophiques du monde, très tranchées.

Alors comment les acteurs de la mémoire appréhendent-ils ce changement de paradigme d’une mémoire culturelle classique à une mémoire numérique ? Comment anticiper sur les effets de ce tsunami mémoriel ?


© BmL : scan de la BM

Le démarrage de la campagne de numérisation de masse du fonds ancien de la BmL, Bibliothèque municipale de Lyon, par Google, fin décembre 2009, a suscité une vive polémique, notamment de la part de ceux qui brandissent le spectre d’une « privatisation de la connaissance ».
Il a surtout créé un formidable électrochoc en France, dont témoignent les très nombreux articles de presse, tribunes et prises de position qui se sont multipliés sur le sujet tout l’hiver. 
En étant la 1ère bibliothèque française à contracter avec Google, la BmL a mis les pieds dans le plat et révélé un phénomène déjà largement engagé, et amplifié depuis une dizaine d’années : la mémoire à l’ère du numérique change de paradigme. Le numérique entraîne le passage d’une mémoire de stock, forcément bornée par les capacités de notre cerveau et la taille des espaces physiques de conservation, à une mémoire de flux, extensible dans l’espace et le temps, dynamique, que tout le monde peut alimenter. Conséquence : d’un modèle traditionnel de la connaissance, de type vertical hiérarchisé,  avec une dimension de thésaurisation, on passe, de plus en plus, à un modèle horizontal, volontiers dérégulé, avec une dimension interactive et communicationnelle croissante.
Comme le montrent les entretiens réalisés pour ce dossier, le changement de paradigme de la mémoire révèle la fracture – philosophique, voire idéologique -, entre les tenants de ces deux modèles de la connaissance (traditionnel ou plus constructiviste). Deux visions du monde très tranchées s’opposent. 
Avec le numérique, de nouveaux enjeux autour de la mémoire apparaissent, en terme de  conservation, de diffusion, de partage, de médiation, mais aussi de partenariat public/privé. Un changement qui peut-être aussi révolutionnaire que l’arrivée de l’imprimerie au 16e siècle – et dont il est urgent de se saisir à grande échelle.
Comment les acteurs de la mémoire appréhendent-ils ces transformations et comment anticipent-ils sur les évolutions à venir ? Bibliothécaires, archivistes, universitaires, entrepreneurs de l’agglomération lyonnaise esquissent les contours de la mémoire de demain : inflationniste, démocratisée, dématérialisée, collaborative, mutualisée, elle appellera sans doute de nouveaux modes de régulation et de nouvelles médiations. Plus généralement, elle nécessitera de nouvelles politiques de la mémoire, qu’on souhaitera plus ou moins interventionnistes selon les conceptions philosophiques, voire idéologiques, qui nous animent.

 

Précision sémantique : Le mot mémoire peut être pris dans diverses acceptions : neurobiologique (processus cognitif), collective (histoire), personnelle (souvenir). Il est employé ici dans son sens basique de « stockage d’informations et connaissances », tel qu’il est repris en informatique et électronique.
Evénement : La mémoire devient une question centrale au croisement de multiples disciplines : les derniers entretiens Serres/Coppens organisés par Doc Forum à Lyon étaient consacrés au thème « Révolution sur la mémoire » et ont réuni d’éminents spécialistes de diverses disciplines en sciences dures (mémoires de l’univers) et sciences humaines (mémoires de l’homme). La retransmission vidéo de ces entretiens est désormais visible sur le site internet des entretiens : Les entretiens Michel Serres/Yves Coppens

ACTUALITÉ  : la polémique Google-BmL : le spectre d'une mémoire privatisée

Pacte avers le diable ou accord gagant-gagnant ?

Le modèle lyonnais contre le modèle français ?


En juillet 2008, le conseil municipal de Lyon vote l’attribution du marché de numérisation d’une partie du fonds ancien de la BmL à Google après plusieurs années de discussions enflammées. Dès 2006, l’adjoint de Lyon aux marchés publics, le Vert Etienne Tête, dénonçait un dossier qu’il qualifiait de « Docteur Jekyll et Mister Hyde : il y a une face visible intéressante et derrière : l’horreur… (…) Le patrimoine de la bibliothèque deviendra de fait la propriété de Google ». Dans une tribune accordée au Monde en 2009, le p-dg de l’INA Emmanuel Hoog évoquait « un pacte faustien ». Faisant fi des « ces diabolisations purement idéologiques », Patrick Bazin, directeur de la BmL, défendait un accord pragmatique sur le modèle « gagnant-gagnant ».


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Pourtant, ce partenariat public/privé n’a pas manqué de susciter une vive controverse en France. Car en contractant avec Google, la BmL, pragmatique et volontariste, créait un précédent dans un pays, la France, qui a longtemps affiché une doctrine plus « idéaliste », ouvertement hostile à Google et favorable à une alternative publique franco-européenne. Jean-Noël Jeanney, directeur de la BnF de 2002 à 2007, a théorisé cette position dans un essai désormais célèbre : Quand Google défie l’Europe : plaidoyer pour un sursaut paru en 2005 (éditions Mille et une nuits).



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Une controverse qui fait bouger les lignes


© BmL : aperçu des images et télécopies windows



Dans ce contexte, l’accord conclu entre Lyon et Google a suscité un fort électrochoc chez les acteurs du monde du savoir et de la mémoire en France. Il a grandement contribué à faire bouger les lignes.

L’initiative lyonnaise n’est sans doute pas étrangère à l’annonce, par le président de la République, de l’octroi, sur l’enveloppe du Grand emprunt, de 750 000 € consacrés à la numérisation du patrimoine écrit – malheureusement largement voire totalement fléchés sur la BnF. Par ailleurs, le rapport Tessier commandé par le ministère de la Culture et rendu mi-janvier 2010 adopte une position plus mesurée.

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VERS UN "TOUT MÉMOIRE"? 

Un risque d'inflation mémorielle

Une mémoire par accumulation ou par élimination ?

Le changement de paradigme de la mémoire à la faveur du numérique – on passe d’une mémoire de stock à une mémoire de flux – entraîne une incroyable extension du domaine de la mémoire : tout fait mémoire, tout peut être conservé. Ce « tout mémoire » se conjugue, depuis 25 ans environ à une « commémorite aiguë » désormais chronique :« On assiste de plus en plus à de revendications mémorielles avec des conflits de mémoire importants... »


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L’INA, Institut national de l’audiovisuel, en charge du dépôt légal de l’audiovisuel public français, a tranché. « Tout conserver coûte moins cher que de sélectionner » explique son p-dg Emmanuel Hoog. L’INA enregistre donc l’ensemble des « flux » de la télévision et de la radio publiques tout en poursuivant la numérisation de l’ensemble de la mémoire analogique de l’INA qui serait, sans cela, condamnée à disparaître. « Tout ce qui a été produit à la télé depuis 60 ans ne passera pas la prochaine génération. L’Unesco estime que 80% de la mémoire de la radio et de la télé va mourir dans les prochaines années » explique-t-il.

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Qu'est-ce qui fera mémoire demain ?

La question du droit à l'oubli

Mais, justement, comment déterminer ce qui fera mémoire demain ? Pas facile, surtout que la mémoire, parce qu’elle a une évidente dimension politique, est «fluctuante, changeante : en fonction des temps, on porte son intérêt sur tel aspect ou tel autre. Des intérêts ou des revendications spécifiques feront que certaines mémoires seront mises en avant plus que d’autres » rappelle Valérie Haas, maître de conférence en psychologie sociale à Lyon 2, qui considère que le sujet est bien trop sensible et source de manipulations possibles pour ne pas être confié aux spécialistes, notamment en histoire et en sciences sociales.

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Pour trancher dans le vif de cette mémoire exponentielle, la question du « droit à l’oubli » est remise à l’avant-scène. « Je suis absolument certain que la question de la création d’un habeas corpus numérique se posera, que la question du droit à l’oubli s’organisera. » assure Emmanuel Hoog. L’auteur de Mémoire année zéro envisage principalement ce droit à l’oubli pour les données personnelles. Celles-ci sont en effet désormais largement diffusées sur la toile (via les Twitter et autres Facebook) et souvent exploitées à des fins commerciales (identification de cibles publicitaires par le type de requêtes effectuées sur les moteurs de recherche) voire sociales...
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VERS UNE MÉMOIRE VIRTUELLE

Pour l’instant, la mémoire est encore largement hybride. Elle continue évidemment à se fixer sur support physique tout en se déployant sans cesse davantage sur support numérique. Cette coexistence des types de supports de la mémoire devrait perdurer encore longtemps. 20, 30, 50 ans ? Plusieurs générations en tout cas, tant les usages traditionnels sont profondément ancrés.

Archives : vers une mémoire sans papier

Livres : le maintien d'une mémoire hybride


Les archives seront sans doute les premières à basculer dans une mémoire intégralement sans papier. En 2008, le Rize de Villeurbanne et les Archives municipales de Lyon avaient d’ailleurs organisé conjointement une exposition invitant des artistes contemporains à  « imaginer  une mémoire sans papier ». ....



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Pour les bibliothèques et les librairies, ce processus de dématérialisation sera certainement beaucoup plus long et sans doute qu’il restera partiel. Car le livre est un objet : il se définit par son support. Comme le rappelle Xavier de la Selle, « Avec le codex, au 1er siècle, on a inventé la possibilité de plier les feuilles et de les relier. Ça a complètement changé la pensée occidentale car on pouvait dès lors feuilleter le livre alors qu’avant c’était des rouleaux (volumen). La forme livre n’a donc aucune raison de disparaître » prévoit-il.

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Les problématiques d'une mémoire dématérialisée



La dématérialisation pose de nombreuses questions :

La conservation. La numérisation assure la conservation des documents originaux dans le sens où elle limite leur manipulation, source principale d’altération des originaux...
La disparition de traces tangibles. Cette virtualisation peut modifier notre lien à l’histoire, le rendre moins prégnant, moins tangible...
L’authentification. Des chercheurs travaillent à des processus d’authentification et de protection des documents numériques...


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VERS UNE MÉMOIRE COLLABORATIVE

Êtes-vous wiki ou knol ?

Une vision constructiviste ou positive du savoir

Il existe deux modèles principaux de régulation de la mémoire participative :
Le wiki  (rapide en hawaïen) est un site web dont les pages sont modifiables par tout ou partie des visiteurs du site ....
Le knol (mot valise issu de la contraction de knowledge, connaissance, et mol, abréviation de mole, unité de mesure) est une plate-forme d’échange d’informations sur Internet créée par Google en juillet 2008 autour du concept initial de mise en valeur des auteurs....

 

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Patrick Bazin se tient résolument dans le camp des constructivistes. « La vie des contenus (leur création, leur transformation, etc.) doit s’exprimer, à mon avis, pour l’essentiel horizontalement. » estime-t-il, tout en précisant qu’  « il est très important que les procédures d’accès et de partage soient largement et équitablement diffusées ». Car pour le directeur de la BmL, « le dispositif du savoir qui, depuis des siècles, fonctionne verticalement, basé sur le contrôle des ...»
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Le milieu universitaire aux avant-postes du travail collaboratif

 Entre ces deux visions tranchées, Anne-Marie Bertrand (ENSSIB) est plus nuancée : « Le côté collaboratif est évidemment une nouveauté importante dont il faut tenir compte. Car de plus en plus, la science et le savoir peuvent s’élaborer de cette façon, comme le montrent, dans le champ universitaire, les HAL. C’est une nouveauté tout à fait assise et acquise. Mais sur les wikis, je serais beaucoup plus réservée. Wikipédia pose le problème de la disparition du travail éditorial et des repères de validation de l’information. (…) Je ne pense pas que le rassemblement de 300 ignorants produise du savoir ! »


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VERS UNE MÉMOIRE CAPITALISÉE ET MUTUALISÉE ?

Internet étant également un formidable outil de mise en réseau, la mémoire numérique peut être davantage mutualisée, capitalisée et partagée que la mémoire culturelle classique.

Développement des mises en réseau

Une mémoire globale ou locale ?

C’est déjà le cas pour les bibliothèques universitaires et interuniversitaires qui ont développé des portails et bases bibliographiques communs, comme la bibliothèque Cujas (sciences juridiques et économiques) et la BIUM, bibliothèque interuniversitaire de médecine....


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Mais une question demeure : faut-il privilégier une mémoire globale, universelle – ce que permet aisément Internet - ou une mémoire territoriale, et de quel territoire ? A rebours du discours qui assure que la mondialisation appelle à une territorialisation accrue, Anne-Marie Bertrand (ENSSIB) se dit « réservée car l’un des intérêts d’Internet est de franchir les territoires ;  ...».

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VERS UNE MÉMOIRE MÉDIATISÉE ?


Mémoire de flux, mouvante, interactive, la mémoire à l’ère du numérique agrège sans cesse de nouveaux contenus et génère une diversité et une quantité d’informations sans précédent. Comment se repérer dans ce flot où le pire côtoie le meilleur et où règnent également faussaires, vandales et marchands du temple ?

Les prescripteurs brandissent leurs drapeaux

Les « coachs » du savoir accompagnent les usagers

En dehors des sites qualifiés, émanant d’institutions de la mémoire ou d’organismes de références, les internautes sont livrés à des moteurs de recherche pour l’instant purement lexicaux – quand ils n’adjoignent pas un critère de popularité comme c’est le cas de Google -  qui ne permettent pas une hiérarchie fiable de l’information. En attendant le Web 3.0, qui sera sémantique – et donc relativement « intelligent » -, les usagers se perdent parfois dans les dédales de la mémoire numérique.
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A l’opposé, Patrick Bazin (BmL) se refuse à toute idée de prescription sur Internet. « Fondamentalement, on doit, d’abord, faire confiance en la capacité de chacun à trouver ce qui convient plutôt que d’imposer d’emblée des cadres prescripteurs. (…) D’autant plus que sur Internet, à côté des contenus, il y a aussi toute une ingénierie de la connaissance (outils linguistiques, environnements collaboratifs, etc.) qui se développe et facilite l’usage de ces contenus. »

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CONCLUSION :  QUELLES POLITIQUES DE LA MÉMOIRE ?

Face à toutes ces évolutions en cours, les acteurs de la mémoire appellent tous à la mise en place d’une « politique de la mémoire ». Mais celle-ci est plus ou moins interventionniste selon les modèles de connaissance qu’ils privilégient, et qui dessinent, nous l’avons vu, des visions du monde très différentes.

E. Hoog est sans doute le plus énergique, réclamant une régulation forte par l’Etat : « Il paraît inimaginable que la puissance publique ne se saisisse pas tôt ou tard de la question de la régulation d’Internet » affirme-t-il. Il appelle aussi les collectivités locales à la vigilance : « Pour toutes les collectivités locales dont les budgets autour de l’éducation (lycées, collèges…) sont importants, qui disposent de réseaux Internet et qui investissent beaucoup sur les contenus, ce sont des éléments absolument capitaux et stratégiques. C’est la question de la production de données, de leur authentification, de leur labellisation, puis de leur référencement. (…) C’est un vrai sujet : il ne suffit pas de développer sur Internet des espaces de savoir, encore faut-il que les conditions d’accès soient faciles, simples et transparentes. »

Patrick Bazin est plus libéral – ou plus libertaire… Pour lui, les collectivités publiques « ne doivent pas, bien sûr, régenter la pensée », mais simplement « favoriser les conditions d’existence d’un espace public de la connaissance ». 
De manière générale, tous insistent sur trois aspects principaux :
-    garantir une accessibilité des données dans les conditions les plus transparentes qui soient, et leur pérennité.
-    faciliter la mise en synergie des compétences, le partage des connaissances et la mise en réseau – en essayant de « susciter la diversité et de favoriser la recomposition et l’ouverture des réseaux » insiste Patrick Bazin (BmL). Le pluralisme s’envisage aussi dans des partenariats public/privé et la compétitivité économique dans des transferts de connaissance accrus universités, organismes de recherche / entreprises.
-    favoriser les dispositifs de formation, et d’acquisition des technicités et des compétences permettant de se repérer sur Internet, et de valider les informations. Contribuer à la mise en place d’une nouvelle offre de médiation permettant aux usagers le plein exercice d’une pensée libre et critique.


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